11 Mars 2013 – Pessah- Producteur, realisateur et acteur !!

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : La 1ère fois que D S\’est adressé à Moshé pour lui donner une mitsva pour Israël en tant que peuple, c’est pour la mitsva de Rosh ‘Hodesh, de sanctifier le 1er jour du mois de Nissan. C’était 15 jours avant la sortie d’Egypte. Et Hachem dit en même temps à Moshé que l\’on mangera de la matsa et l\’on prendra l\’agneau, on le tuera, on prendra son sang, on le mettra sur les portes et D passera au-dessus de nous, quand Il tuera les 1ers nés des Egyptiens. Cela nous montre bien que la sortie d\’Egypte est liée à la mitsva de Rosh ‘Hodesh et, aussi, comme le dit le premier Rashi de la Torah, toutes les mitsvot et toute la Torah sont enracinées dans cette 1ère mitsva. Car la 1ère chose est toujours la tête de tout ce qui va suivre. C\’est pourquoi le commencement s\’appelle la tête, rosh : Rosh HaShana et Rosh Ha’Hodesh. Mais quel rapport y a-t-il entre manger kasher, etc… et Rosh ‘Hodesh ?

Rashi y fait allusion, dès son 1er commentaire sur toute la Torah, d\’une façon étonnante. On peut se demander pourquoi le récit de la création du monde a été inséré dans un livre de commandements adressés à Israël. Rashi répond : parce qu’un jour viendra où les nations reprocheront à Israël d’avoir volé cette Terre. Or, la Torah ne parle que de choses qui se répètent dans l\’histoire (car elle est le Livre des messages divins, du logiciel de l\’histoire jusqu\’à la Délivrance), ce principe va donc se répéter dans l\’histoire et Israël se retrouvera sans cesse face à cette accusation. A chaque fois que nous revenons sur notre terre, nous nous trouvons face à ce problème. D’abord, avec les Cananéens, puis les Shomronim (Samaritains), puis nos voisins actuels. Car Hachem a voulu que nous ayons notre Terre difficilement.

Et Rashi dit : nous répondrons aux nations que cette terre a été créée par le Maître du monde, Il en est le propriétaire, et Il la donne à qui Il veut. Et c\’est pourquoi le récit de la création est dans la Torah.

Cela nous montre que le but de la Torah, sa finalité, est de révéler que le monde appartient à Hachem. La Torah ne nous a pas été donnée pour le culte, la religion et les mitsvot en tant que tels, mais pour que nous sachions quoi répondre. Le test de l’authenticité de ce que nous croyons, c’est si nous pouvons le vivre, et dire sans hésitation qu’Hachem dirige le monde comme Il veut. Et cela s’applique à toute notre vie quotidienne la plus concrète. Car ma vie de Juif authentique commence, et trouve son sens, sur mon lieu de travail et dans ce monde, au quotidien. Je prie et pratique les mitsvot pour qu’ensuite on voie la différence avec les autres, dans le travail : est-ce que je vis et réagis comme quelqu’un qui est attaché à Hachem ?

Nous voyons que notre vie est radicalement différente de celle des nations. Notre Terre était occupée, d’abord par les Cananéens (descendants de Ham, Africains, qui ont reçu comme territoire l’Afrique, alors que le Proche Orient a été donné à Shem), puis par les Shomronim (obligés par Shanchérib à venir peupler notre Terre, pour nous empêcher d’y revenir), et aujourd’hui par nos voisins, créés en « peuple palestinien » et venus sur notre Terre quand, par notre Retour, elle a commencé à refleurir. Tous les autres peuples s’installent sur des terres qui ne sont pas à eux. Mais nous sommes un peuple à part, qui n’appartient pas à la logique et aux critères de l’histoire humaine.

On le comprend de la mitsva de Rosh Hodesh. La Talmud nous rapporte que Rabban Gamaliel présidait le tribunal chargé de la fixation de la nouvelle lune, et du calcul du temps. Or, il fit une erreur. Mais Rabbi Akiva nous apprend qu’il a été donné aux Maîtres d’Israël de fixer le temps et, s’ils ont fait involontairement une erreur, le Maître du monde rectifiera le parcours des astres, pour que le temps soit conforme à leur décision. De là, on comprend que notre peuple ne peut être jugé selon les règles de l’histoire de tous les autres, qui naissent, montent, puis disparaissent. Nous sommes au-dessus de l’histoire et de la logique, et c’est pourquoi nous ne disparaissons pas.

Et cela est vrai aussi pour notre propre vie : je suis, à chaque instant, ce que je veux être ! Je suis le créateur de ma propre histoire. Si je suis attaché à la Torah, ce que je veux de bien, je l’aurai finalement ! Et, si je ne l’ai pas, j’en suis le seul responsable. Si je me trompe, D. rectifiera ma vie. C’est le phénomène de la Teshuva, où tout est recyclé et fait partie de la réussite finale. C’est l’enseignement de Rosh ‘Hodesh, que nous donne Rashi, dès son 1er commentaire sur la Torah.

(1808)

Category: Fêtes juives
About The Author
-