Le grand mystere de la Techouva- 2 cours- 14 Aout 2013

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : \ »Celui qui dit : je vais fauter, puis je ferai téshuva plus tard, on ne lui donne pas le moyen de faire téshuva.\ » Nos Maîtres demandent : dans ce cas, est-ce un \ »mézid\ », une faute faite exprès ? Mais ils font d\’abord remarquer que, dans le Temple, on réparait seulement les fautes faites par négligence, ce qui montre que la téshuva a été donné pour les fautes conscientes, volontaires. Par ailleurs, celui qui dit qu\’il va faire téshuva montre par là qu\’il voudrait arriver à ne pas fauter, mais n\’y parvient pas encore. Ce n\’est donc pas un vrai mézid qui, lui, nie l\’importance de la faute. Enfin, il n\’est pas dit qu\’on ne lui permet pas de faire téshuva, mais seulement qu\’on ne l\’aidera pas à la faire.

Il est question, ici, de quelqu\’un qui respecte Hachem, puisqu\’il dit qu\’il fera téshuva. Il est faible, mais veut se reprendre et faire mieux ensuite. La Torah dit qu\’il n\’est pas un vrai mézid. Il sera puni, mais on ne lui donne pas les moyens de faire téshuva.

Pourtant, nous avons un principe : \ »celui qui vient pour se purifier, on l\’aide.\ » Hachem nous aide car il ne suffit pas de demander pardon et tourner la page, pour réparer. Notre seul désir de téshuva ne suffit pas, mais il nous faut une aide d\’En-haut, par exemple Yom Kippour, jour qui déverse des énergies incroyables pour nous purifier. Il est écrit : \ »Je déverserai sur vous des eaux qui vous purifieront\ », des énergies spirituelles, comme un mikvé spirituel. Si quelqu\’un fait une vraie faute \ »bémézid\ », volontairement, puis fait téshuva, on va l\’aider à réparer. Mais celui qui, certes, avant la faute, était moins révolté que le premier mais se disait : je ferai téshuva ensuite, celui-là, on ne l\’aidera pas dans sa téshuva. Car il veut se servir de sa téshuva pour justifier la faute.

Pour toutes les fautes les plus graves, la téshuva déclenche l\’aide d\’Hachem, mais pour une faute moins grave, quand on ne veut pas vraiment se révolter contre Lui, mais on s\’illusionne en se disant que l\’on se rangera après, aucune aide ne nous sera accordée ensuite. Le Tanya ajoute : \ »mais si l\’on fait un effort surhumain, non seulement on arrivera au même résultat que celui qui a été aidé, mais on parviendra même à un niveau supérieur car on sera arrivé par ses propres efforts.\ » Ce texte s\’adresse à nous tous car, dans notre quotidien, nous vivons tous ainsi. Il met en évidence que nous ne sommes pas conscients de l\’impact de nos fautes.

\ »Celui qui se dit : c\’est bientôt Yom Kippour et je vais bien en profiter avant, puis je recevrai ses eaux purificatrices, il a beau jeûner et respecter Kippour, son âme ne reçoit pas le flux purificateur.\ » Car, pour bénédicier de Kippour, il faut un travail, ainsi que le sérieux et l\’authenticité.

\ »Averot shé bein adam laMakom, toutes les fautes qu\’un homme a faites durant l\’année, vis-à-vis d\’Hachem, Kippour les répare. Mais les fautes entre lui et son prochain, Kippour ne peut les réparer, tant qu\’il n\’a pas d\’abord obtenu le ratson, la volonté de son prochain\ » : il faut un pardon béémet, du fond du cœur, où l\’autre veut nous pardonner ; seul, ce pardon peut nous réparer à Kippour.

Si j\’ai offensé quelqu\’un et ne lui ai pas demandé pardon, Hachem ne me pardonne pas, non seulement ce que j\’ai fait à l\’autre, mais aussi le mal que j\’ai fait à Son égard, même si j\’ai fait une téshuva sincère, sur le plan religieux (tefilin, kasherout, Shabbat…). Si je n\’ai rien réparé avec l\’autre, je n\’ai rien réparé, non plus, sur le plan spirituel. Et Kippour ne me sert à rien. Pourquoi ce refus de D. de nous pardonner ? Et pourquoi est-il dit que je dois obtenir du prochain un pardon sérieux, \ »ritsoui\ », alors que vis-à-vis d\’Hachem il suffit de la téshuva et de Kippour ?

C\’est le fondement de la emouna de croire que ce qui m\’arrive sur terre n\’est pas gratuit. Car chacun est l\’instrument d\’Hachem. Dans un différend avec mon prochain, celui-ci est utilisé par D. pour que je comprenne que j\’ai des choses à corriger. Si je déverse ma colère sur l\’autre, j\’oublie qu\’IL EST UTILISE PAR HACHEM PARCE QUE MOI, J\’AI DES CHOSES A CORRIGER. Si je me mets en colère contre l\’autre et l\’offense, J\’OFFENSE DONC AUSSI HACHEM qui l\’utilisait pour me parler. Tant que je ne demande pas pardon à l\’autre, mon problème reste avec D. et je ne peux comprendre ce qu\’Il voulait me dire.

La réaction que l\’on attend d\’un Juif est double : je dois PARLER AVEC L\’AUTRE et éclairer avec lui le problème ; tout en cherchant, VIS-A-VIS D\’HACHEM, CE QU\’IL VEUT ME DIRE et ce que j\’ai à changer dans ma vie. Si JE FAIS LES DEUX, J\’AI FAIT TESHUVA. L\’essentiel de la emouna se joue dans la relation avec le prochain. Je témoigne du fait que j\’ai de la emouna, dans la façon dont je réagis vis-à-vis des autres.

Comment savoir si notre faute a été réparée ? Tant que, à cause de cette faute, nous portons sur nous une tristesse et un découragement, c\’est qu\’elle n\’a pas été réparée ; mais si nous avons la joie, et la conscience qu\’elle a été pour nous le tremplin pour nous corriger et pour nous propulser encore plus loin, c\’est que la faute a été réparée. Elle a même été transformée en moteur pour notre vie.

Le vrai baal téshuva est celui qui a réparé. Baal signifie \ »maître\ », \ »le mari\ » de la téshuva ; il l\’a complètement terminée, au point qu\’il est au-dessus, car la téshuva est devenue le moteur de sa vie. Le baal téshuva est devenu un géant, grâce aux fautes qu\’il a faites.

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    Ce que vous avez dit au sujet du couple, est souvent vrai, mais pas toujours;je connais des cas de couples où la fille ne s\’est pas amusée avant le mariage;l\’homme largement avant et son couple arrivera au divorce,malheureusement.De même, il y a des couples qui ne sont pas amusés avant le mariage, ni l\’un ni l\’autre et pourtant le couple a d\’énormes problèmes! tous les cas de figure sont possibles!…