Le grand mystere de la Techouva- 3 cours-21 Aout 2013

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : \ »Darash Rabbi Elazar, Rabbi Elazar dit : \ »de toutes vos fautes devant Hachem vous serez purifiés…\ » Lidrosh, c\’est rechercher quelque chose de caché : ce verset dont parle Rabbi Elazar concerne-t-il \ »toutes les fautes\ » de l\’homme par rapport à l\’homme, et aussi par rapport à D. ?

\ »Les fautes qui sont entre Hachem et l\’homme, Yom Kippour \ »méraper\ », répare, mais les fautes entre l\’homme et son prochain, Kippour ne peut réparer, jusqu\’à ce que l\’on obtienne vraiment la volonté réelle et profonde de pardon du prochain.\ » Etant donné l\’absence de ponctuation en hébreu, on peut lire le verset dans les deux sens : soit \ »les fautes que vous avez faites devant Hachem\ », soit \ »vous serez purifiés devant Hachem\ ».

Selon nos Maîtres, ce Texte ne concerne pas les fautes de l\’homme à l\’homme car, même un pardon total ne peut effacer les dégât causés à l\’humain (si l\’on a tué, ou rendu infirme quelqu\’un, ou s\’il est né un enfant mamzer, etc…)

Ce verset parle donc seulement des fautes commises vis-à-vis d\’Hachem. Mais, même vis-à-vis de D., tout est-il réparable ? Un texte du Talmud dit, à propos des minimes : \ »ceux qui vont là-bas ne reviendront jamais\ ». Les minimes sont ceux qui se révoltent contre la Torah, non parce qu\’elle est dure, mais idéologiquement, comme A\’her. Il s\’agit de quelqu\’un ayant étudié la Torah, l\’ayant comprise, puis qui la rejette et se bat contre elle. Dans ce cas, il n\’y a pas de kapara possible. Kippour n\’a pas d\’effet sur ces hommes, car il n\’y adhèrent pas.

\ »Rabbi Akiva dit : \ »soyez heureux, Israël, quand vous prenez conscience de Qui vous répare : votre Père qui est dans le ciel, comme Il est dit : \ »Je déverserai (\ »zarakti\ ») sur vous des eaux pures et vous serez purifiés\ » ; et un autre verset : \ »Hachem est l\’espoir d\’Israël (mot qui signifie \ »espoir\ », mais aussi mikvé), de la même manière qu\’un mikvé purifie celui qui est impur, Hachem purifie Israël\ ».

Rabbi Akiva rapporte ces 2 versets qui ont un point commun, l\’eau, mais une différence fondamentale : \ »zarakti\ » signifie que l\’on jette de l\’eau sur nous, tandis que \ »mikvé\ » évoque que nous entrons complètement dans l\’eau et qu\’elle nous recouvre. Ce sont 2 types de purification différents : dans le 1er cas, l\’eau vient d\’En-haut, dans le 2nd, l\’homme entre dans l\’eau.

Le 1er verset fait allusion au fait qu\’Hachem se trouve dans le ciel. Nous sommes donc en état de faute. En effet, quand nous fautons, D. Se retire dans le ciel. On voit que, pour la Tour de Babel, \ »Il descend\ », car Il a été rejeté de Son monde. Dans le Judaïsme, \ »notre Père au ciel\ » signifie que nous avons fauté, l\’avons rejeté. Il doit, au contraire, être Roi sur la terre, et Il veut demeurer dans ce monde. La 2ème différence est que l\’eau qui nous est jeté dessus, concerne une purification extérieure. Le mikvé, bain rituel, comme netilat yadaim, n\’a rien à voir avec la propreté extérieure ; on est complètement recouvert par l\’eau, et on doit rester assez longtemps jusqu\’à avoir le souffle coupé, comme si l\’on mourait, et qu\’un nouveau souffle entre en nous, symbolisant que l\’on se sépare de toute l\’âme qui a été abîmée, et on aspire une âme nouvelle.

Vis-à-vis d\’Hachem, la réparation la plus rapide est celle de l\’extérieur (par exemple : je commence à manger kasher, à faire Shabbat…), ensuite vient la réparation intérieure, de ce que j\’ai abîmé dans mon âme. C\’est pourquoi il faut ces 2 versets, pour ces 2 niveaux de réparation. \ »Ein maim éla Torah\ », l\’eau est la Torah, ce qui signifie que c\’est son étude qui va me réparer : le pchat est l\’eau qui tombe sur moi et purifie mon extériorité ; j\’apprends la loi, la hala\’ha… pour savoir comment vivre et quoi faire ; ensuite, quand j\’étudie les secrets de la Torah, c’est-à-dire son intériorité, cette étude profonde est comme l\’immersion dans le mikvé, qui va réparer mon âme et tous les dégâts cachés. Il faut donc les deux niveaux d\’étude, pour me réparer extérieurement et intérieurement.

LA GUEMARA commente cette Mishna : \ »nous avons vu que la mort ou Yom Kippour, accompagnés de la téshuva, permettent la réparation. Mais, s\’il n\’y a pas la téshuva, cela ne marche pas.\ » Par ailleurs, \ »Rabbi a enseigné que, sur toutes les fautes (religieuses) citées dans la Torah, qu\’il y ait téshuva ou non, Yom HaKippourim répare, sauf 3 cas : les minimes (ceux qui se révoltent contre la Torah, idéologiquement et n\’en pratiquent rien ; ils refusent toute connexion avec Hachem), mégalé panim baTorah (\ »celui qui dévoile le visage de la Torah\ », c’est-à-dire qui se moque de certains passages de la Torah ; ou qui fait le tri, déclarant que certains Textes sont dépassés, archaïques, et ne s\’appliquent plus désormais, ou bien ont été donnés par des hommes et non par D., etc…) et celui qui arrête la circoncision\ » (concerne les 1ers chrétiens qui, extérieurement, semblaient Juifs, puisqu\’ils gardaient tout le reste de la pratique, mais en rejetaient la base, voulant seulement la circoncision du cœur, et non de la chair. Rabbi, qui vivait à cette époque, dit que ces 3 catégories sont exclues : le Jour de Kippour n\’a pas d\’effet sur eux.

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