Savoir sans Faire se Transforme en Enfer – Série inédite : la Téchouva – Part I – 2 Octobre 2011

Télécharger Vidéo Télécharger Audio Période oblige, nous allons parler de Téchouva mais une fois n’est pas coutume, nous allons sortir des sentiers battus pour aborder la Téchouva sous un autre angle, sous son vrai angle ! Et ce n’est pas du tout ce que l’on a l’habitude d’entendre !
Quand Israël fera Téchouva, Il sera délivré immédiatement nous révèle Rambam et ce principe est vrai aussi bien au niveau collectif qu’au niveau individuel !
Libéré de quoi ? De tous les emprisonnements et fantasmes qui le bloquent !
Roch haChana, ensuite les jours de Téchouva puis Kippour !
Oui mais comment parler de Téchouva après la prière de Roch haChana tellement élevée ? La Téchouva commence après Roch haChana, après avoir pris conscience de la Royauté Divine !
Un homme peut être toute sa vie occupé à pratiquer la Torah sans être connecté à D. car le judaïsme peut nous faire rentrer dans une routine qui va jusqu’à nous faire oublier qui on sert !!!
La Téchouva n’est pas le retour vers la pratique mais le retour vers D. ! Eh oui, ce n’est pas si simple car la Téchouva ne commence qu’après qu’on soit revenu à la pratique ! C’est tellement vrai mais peu en ont conscience car l’essentiel commence après !
Mais attention, on ne peut pas non plus parler de Téchouva sans être revenu à la pratique !
Pour naitre, il faut au préalable que tous les membres soient constituées (248 membres du corps correspondants au 248 mitsvot positives, 365 nerfs fondamentaux correspondants aux 365 mitsvot négatives, l’etre spirituel, tant qu’une personne n’accomplit pas la Torah, il n’est…pas Né !!!!!! Une personne qui s’arreterait à certaines mitsvot vivrait constamment en fausse couche) !
Chacun d’entre nous nait 2 fois et tant que l’homme se refuse d’arriver aux 613 mitsvot, il n’est pas né !
Réussir son existence s’appelle la Téchouva ! Intéressant mais nous avons besoin éclaircissements, alors allons y !
Quand tu veux comprendre le sens d’une chose, regardes ce qui se passe à son aboutissement. (Sof Maassé Bémahachava Tékhila) ! La fin, c’est Kippour, 5 prières qui correspondent aux 5 niveaux de l’ame !
Nous allons y dire : ‘Avayé Ou HaElokim’ 7 fois, derniers mots du dernier jour de processus de Téchouva ! Et la, réside la clef ! D’où l’importance de comprendre les notions en hébreu, loin des traductions falsifiées!
2 jours à Roch haChana (naissance), 1 jour à Kippour (délivrance, réussite, en dehors du circuit) et 7 jours au milieu (le vrai travail), symbole de l’existence !
Kippour, 8ème dimension comme la…Brith !
Parachat Vaéthanane : verset 39 : et tu comprendras aujourd’hui (Véhachévota el Lévavkha), tu reviendras vers ton cœur, il faut ramener le cerveau vers le cœur, ressentir ce que l’on sait ! Pourquoi ? Car Avayé ou HaElokim ! Magnifique, vivre l’harmonie entre la connaissance et l’être !
Faute d’Adam, ne pas manger l’arbre de la connaissance : Méfies toi de la connaissance pour la connaissance, il n’y a rien de plus dangereux car tant que ca reste au niveau du savoir sans descendre dans le corps, c’est la mort !!!!!!!! Splendide !
Je viens d’appendre une chose de vrai, descente de l’ame mais je ne la descends pas dans mon cœur, c’est la mort. Les Réchaim sont appelés morts car même s’ils sont remplis de bonnes intentions, ils ne les font pas descendre dans le cœur !
Rien n’est plus dangereux que savoir sans faire car savoir sans faire se transforme en Enfer, dixit rav Dynovisz ! Quelle puissance !
D. dit à Adam : Vas directement vers l’arbre de la vie, symbole de la connection entre le cerveau et le cœur !
L’ame hurle, elle veut revenir à la Source tant elle souffre que le corps la bloque au niveau du cerveau, c’est pour cela qu’on…meurt !
Moshé nous dit que tous les problèmes ne nous viennent que parce que l’homme a une relation avec 2 types de D. (et nous ne parlons que du juif pratiquant, celui qui est né, c’est à lui que Moshé dit de faire …Téchouva) !
1 fois ‘Chéma Israël…..’
2 fois ‘Baroukh Chem Kévod Malkhoto Léolam Vaed’
7 fois ‘Avayé ou HaElokim’
La Téchouva se situe au cœur même de l’idolâtrie à un niveau très subtil !
A l’époque d’Enoch (c’est le nom d’un homme mais ca veut aussi dire l’humain, l’humaniste), le monde a sombré dans un malaise à continuer à parler d’Avayé !
Nous ne parlons pas de l’idolatrie des statues, nous parlons de la source de l’idolatrie !
Ce malaise à parler d’Avayé s’est transformé en véritable maladie jusqu’au refus d’en parler. Et nous sommes arrivés à l’idolatrie visible (Afrique, Inde) et à l’idolatrie invisible (occident), plus dangereuse !
Le Rambam nous dit : « A l’époque d’Enoch, les hommes commirent une grave erreur… Ils dirent que D.ieu avait créé les étoiles et les sphères à travers lesquelles il contrôlerait le monde. Il les avait placées dans les cieux et les traitait avec honneur… En conséquence, ils estimaient correct [pour l’homme] de louer et glorifier [ces entités] et de les traiter avec honneur. »
Les hommes se sont dit que si D. a créé de telles merveilles avec une telle évolution, pourquoi s´intéresserait-il à l’homme ? Et cette question les a lentement mais surement fait glisser vers l’idolatrie ! Les débuts de l´idolâtrie remontent, nous disent nos Sages, au temps d´Enoch, petit-fils d´Adam le premier homme, que D. créa à Son image. Cela ne prit pas d´emblée la forme d´une négation totale du Créateur et Maître du monde. On commença par penser qu´Il était trop grand et trop saint pour s´intéresser aux affaires humaines et aux choses matérielles d´ici-bas, et l´on vit en D. une sorte de grand et puissant Roi qui gouverne son empire par l´intermédiaire de ministres et de fonctionnaires nombreux. Or, ces ministres peuvent intercéder efficacement auprès du souverain en faveur d´un sujet donné, si ce dernier, par une attitude ou des actions appropriées, sait les gagner à sa cause. Ainsi fut-on amené à considérer le soleil et la lune, le vent et la pluie, les montagnes et les arbres, les bêtes et les oiseaux,……comme des sortes de « dieux » qu´il fallait apaiser ou rendre propices pour attirer sur soi leurs faveurs.
De là à l´idolâtrie proprement dite, il n´y avait qu´un pas. Bien vite les hommes se taillèrent leurs propres idoles, images du soleil, de la lune et d´autres semblables, d´or, d´argent ou de bois, qu´ils transportaient partout avec eux. À ces idoles, ils adressaient leurs prières.
Les savants de l’époque se sont dits : « comment imaginer que l’homme est le projet ? »
L’homme véritable n’a pas de problème avec D. mais c’est le lien avec le Maitre du monde qui lui pose problème !
Avayé est celui qui apprend à l’homme que le projet, c’est lui !
Qui suis-je ? Ma vie n’a pas de sens! Est-ce tellement important ce que je fais ou je ne fais pas…est le début de l’idolatrie !!!!!!!
Faire Téchouva n’est pas reconnaître la grandeur de D. mais la grandeur de…l’homme !
Simple mais révolutionnaire car l’homme doit croire en lui ! La vrai Téchouva commence d’abord vers un retour vers soi ! Et il est plus difficile de revenir vers la grandeur de l’homme car la grandeur de D. est tellement plus manifeste !
Oui mais qui dit Grandeur dit responsabilité !
A demain si D. veut!

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Category: Fêtes juives
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  • elior

    Bonjour Rav, voici les paroles d\’un fou au coeur déchiré : Le fait qu’on puisse reconnaître D.ieu provient d’abord du fait que nous reconnaissons « Le créateur » cela par le fait que nous voyons et reconnaissons une « création ». Par exemple, si j’utilise mes mains, je peux créer quelque chose. Les mains sont des outils qui me servent, moi (créateur), à créer quelque chose. J’ai donc utilisé, j’ai agis « ainsi » avec mes mains. C’est cette évidence de l’action ; cette évidence que j’agis est la source de ma reconnaissance dans le fait que ce monde en pleine action provient lui aussi d’un Créateur, D.ieu (Elokim). Je le répète, cela nous le comprenons parce que nous utilisons nos mains, notre corps, pour agir. En ayant compris cela, on pourrait se pencher sur l’utilisation du langage. On parle, c’est une évidence. Nous utilisons les lettres pour créer un discours qui a du sens ; d’une telle façon que le sens et les lettres sont une évidence certaine : leurs déterminations réciproques sont induites « naturellement » comme le fait que le créateur « engendre » la création. En fait, la vie est autant évidente que le fait de gouter le sucre dans sa bouche, ou d’utiliser tel mot avec telles lettres. Pourtant, c’est ici, dans les lettres qu’il y a une connexion. Le vav, c’est une lettre, au même titre que le beth et le aleph. On se demande si toutes ces lettres ont été « crées » en même temps ou si l’une ou l’autre provient (est la création) à partir d’une lettre précédente. Par exemple, s’il y a un vav invisible entre le aleph et le beth. Quoi qu’il en soit, quand on cherche la connexion avec Avayé, il se trouve qu’on est à la porte de l’imprévisible. Avayé c’est imprévisible, vraiment, car on ne peut pas articuler ! Dans ce cas, c’est comme ne pas pouvoir utiliser la langue pour déboucher sur quelque chose, utiliser les mains, etc., l’homme. Attention ! c’est ici qu’il faut faire le plus attention, à cette « porte ». Le fait d’avoir l’évidence d’être ici, avec le sourire aux lèvres et la bouche pleine de lettres de noblesse, doit nous suffire à comprendre que tout, absolument tout, est aussi évident et imprévisible que le fait de « ça voir » que ce monde a été créé au commencement avec la lettre beth. J’ai donc dit « évident » et « imprévisible » car Avayé et Elokim sont à la fois l’imprévisible évidence (c’est-à-dire qui vient à un commencement imprévisible mais évident pour chacun), et l’évidence de l’imprévisible qui nous sup « porte » (oui celui qui parle de porte doit être conscient que son but est d’utiliser sa main pour ouvrir la porte ; par conséquent d’être un homme et donc que le but de tout cela, c’est pour l’homme…même si cela semble imprévu en vue de la petitesse de l’homme, poussière de l’univers). Certains feront l’erreur de croire que le fait d’utiliser le langage pour dire « ce monde a été créé pour moi » et de savoir que ce monde a été créé pour moi, est un simple choix. Pourtant l’évidence n’est pas un choix. L’évidence « touche » l’imprévisible. Pourquoi celui qui touche ce b-a-ba (cet aleph-beth) a-t-il encore la bouche bée ? Bon, il y a aussi la patience…mais pour pa-lier cela, on peut décompter jusqu’au prochain rosh hodesh ; elle vient l’évidence que la lune est pleine. ..Ô l’évidence du sefar. Au fait, quand êtes-vous né ? (quel moi ?) Celui qui voit sefar, voit efar… En lutte ! (comme on dit, en avant la musique…en luth). Il vient le Roi bien- aimé, réjouissez-vous ! C’est un passage obligé (émissaire), même pour celui qui bée encore…

  • Shmouel771

    Merci pour l’Unité qui transpire de vos paroles,Merci de la diffusion des sources de la Hassidout…Les Maamar(s) aussi ça déchire !!!
    Venant du Christianisme :j’aurais beaucoup d’intérêt a savoir ce que vous penser des évangiles gnostiques et notamment celui de Thomas…
    Merci Rav que Ashem vous bénisse ainsi que tous ceux qui participent …

  • Brigitte

    Un cours pratiquement revolutionnaire, qui chamboule tout en remettant le monde dans le bon sens, et tout cela fait du bien a la nechama, a condition bien-sur qu\’on tire les lecons concretes de l\’histoire… Merci! Brigitte.

  • Brigitte

    Un cours pratiquement revolutionnaire, qui chamboule tout en remettant le monde dans le bon sens, et tout cela fait du bien a la nechama, a condition bien-sur qu\’on tire les lecons concretes de l\’histoire… Merci! Brigitte.

  • rav Haim Dynovisz

    reponse a Samuel Etienne…ecoutez mon cours (parmis des dizaines d\’autres sur ce site) du Lundi 3 octobre, suite de ce cours, et vous comprendrez ce que le judaisme pense globalement….

  • viviane22

    Pardonnez moi, Rav, mais il ya quelque chose que j\’ai pas très bien compris dans votre cours. Vous dites, au début, qu\’il ne faut pas croire celui qui dit \ »J\’ai voulu et je n\’ai pas réussi\ » car rien ne tient face à la volonté. Mais, par exemple, supposons, h\’asvé chalom, qu\’il y a quelqu\’un de malade, un de ses proches va alors prier de toutes ses forces pour qu\’il guérisse, il va y mettre toute sa volonté, et pourtant, il ne va pas forcément réussir et la personne va, peut être et toujours h\’asvé chalom, mourir… Alors vous allez sans doûte me dire que la vie et la mort sont entre les mains d\’Hashem. C\’est vrai, mais TOUT est entre les mains d\’Hashem, c\’est Lui qui décide de tout, alors comment pourrais-je prétendre que rien ne peut faire face à ma volonté. Supposons que je fasse tous les efforts et que je mette toute ma volonté et ma force pour accomplir quelque chose, peut-être que HKBH ne veut pas et que pour une raison X ou Y il ne faut pas que j\’accomplisse cette chose. Donc dans ce cas, ma volonté n\’est rien… Alors comment nos H\’akhamim ont pu dire que rien ne tient face à la volonté??
    Merci infiniment par avance pour votre réponse, qui, je l\’espère, m\’éclairera davantage.
    Kol Hakavod et merci du fond du coeur aussi pour tous vos merveilleux cours. Chana Tova!