Le squash de la mort -Talmud- 10 Fev 2014

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : \ »´Hava dit : une personne jette contre un mur un objet qui rebondit, et en tue une autre. Elle est passible de mort\ ». Nous parlons, bien sûr, d´un cas où le coupable jette l´objet, par exemple une balle, avec l´intention de tuer. De plus, deux témoins l´ont mis en garde du danger de tuer, et il a répondu que c´était son intention. Ce texte apporte donc un ´hidoush car, bien qu´il n´ait pas visé directement, et qu´il y ait un facteur extérieur, le mur, le coupable est passible de mort, comme s´il avait tué quelqu´un de ses mains.

Le texte du Talmud continue : \ »Un enseignement va dans le sens de ´Hava : il dit clairement que ceux qui jouaient avec des balles et ont tué de façon intentionnelle, peuvent être condamnés à mort. Mais, si c´est un accident, s´applique pour eux la loi de galout, de l´exil\ ». Il y avait en Israël 48 villes dans lesquelles devaient aller s´installer ceux qui avaient tué par négligence. Ils ne pouvaient en sortir, sinon la famille de la victime avait le droit de se venger et de les tuer.

On voit, ici, la sagesse de la Torah qui, il y a 3500 ans, punissait, mais sans détruire la personne. Durant sa vie, en exil dans cette ville refuge, celui qui avait été condamné pouvait prendre conscience de son tort et progresser, alors qu´en prison, avec des malfaiteurs, il n´aurait pu que tomber plus bas !

Un homme doit savoir que tout ce qui lui arrive, même s´il est complètement innocent sur le plan moral, a toujours un but. C´est pour qu´il se remette en cause, se pose des questions sur sa vie, et puisse réparer quelque chose, ou progresser. Car blesser ou tuer quelqu´un n´arrive pas à tout le monde ! Il doit donc se demander pourquoi cela lui est arrivé ! Ensuite, certains pourront consacrer une partie de leur vie à aider, à faire du bien. Même sans savoir le pourquoi de ce qui lui est arrivé, en s´engageant dans une telle action, l´homme fera le tikoun de ce pour quoi cet événement lui est arrivé.

On remarquera que, si quelqu´un jette une pierre au milieu d´une foule dans le but de tuer, il n´est pas condamnable à mort. Mais quelle différence y a-t-il avec le cas précédent ? Les commentaires soulignent que, ici, il manque deux éléments : d´abord, la foule bouge, et il n´y a pas la certitude qu´il va toucher quelqu´un. De plus, il n´y a aucune relation directe avec la victime. Il ne vise pas quelqu´un en particulier.

Lorsqu´il s´agit de condamner à mort, on tient compte de l´aspect psychologique et moral du coupable. Car il faut beaucoup plus de méchanceté et de force négative, quand on a une personne particulière en face de toi. Il est prouvé que, plus on est loin (ou, d´une façon générale, moins on voit la victime), et moins on a le sentiment de tuer. Surtout s´il ne s´agit pas d´une personne spécifique, en face de nous. C´est une notion dont la loi d´Israël tient compte : quand on jette un objet au hasard et que l´on ne sait pas qui l´on tue, il faut moins de cruauté et de méchanceté que si l´on croise les yeux d´une personne que l´on connaît et que l´on veut tuer.

Le Rav parle ensuite du \ »din de rodef\ ». Puis il lit et commence à expliquer le texte suivant : \ »celui qui a tué à l´intérieur des arbaa amot (mesure standard minimale dans le Talmud, équivalente à deux mètres, ce qui fait référence ici à son espace vital, son entourage très proche) n´est pas condamnable à mort. Au contraire, en dehors des arbaa amot, il est ´hayav, condamnable à mort.\ »

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Category: Guemara-Talmud
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