27 mai 2013 Les reincarnations de l´ame – Comment capter un souffle ?

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Que signifie changer de roua\’h, et passer d\’un roua\’h à un autre ? Le Ari HaKadosh parle d\’\ »une notion extrêmement connue chez nos Maîtres : parfois le roua\’h, ou des niveaux plus hauts de l\’âme des tsadikim, mitabrim béadam\ » (du mot \ »oubar\ », fœtus). Une structure spirituelle qui n\’est pas nous au départ entre en nous : le roua\’h, ou une structure supérieure d\’un tsadik qui a quitté ce monde. Le souffle des tsadikim plane dans le monde et, quand l\’homme est méritant, peut entrer en lui un roua\’h qui est appelé fœtus car il reste dans l\’homme et grandit avec lui, lui donnant un surplus de forces spirituelles pour lui permettre des choses qu\’il n\’aurait pu faire sans elles. Cet homme pourra sauter des étapes et réaliser dans sa vie des choses immenses. Même s\’il n\’est pas forcément conscient de ces nouvelles forces, sont superposées en lui les deux dimensions : la sienne et celle qui lui permet d\’accomplir ces grandes choses. Parfois, dans des périodes de grandes tensions ou d\’épreuves, un homme standard peut avoir un comportement héroïque qui l\’étonnera lui-même, et qui provient de ces forces supplémentaires. Il a été choisi par la Providence pour réaliser de grandes choses et \ »ce roua\’h va l\’aider dans le service divin. C\’est le secret que l\’on appelle le \ »ibour\ ». Ce secret a été révélé, entre autres, dans le \ »midrash hanéélam\ », le midrash caché, qui dit que \ »celui qui veut s\’améliorer, on l\’aide\ ». Et le Talmud dit, à d\’autres endroits que \ »ce sont des âmes de justes qui vont l\’aider.\ »

\ »L\’âme du juste se trouve en haut, dans l\’endroit que l\’on appelle \ »l\’endroit de la vie\ », niveau le plus haut que peut atteindre un juste. Mais, comme le roua\’h d\’un tsadik change à mesure qu\’il monte de niveau en niveau, il est monté de roua\’h en roua\’h. A la fin, c\’est le dernier roua\’h qu\’il a atteint qui monte et s\’accroche à l\’endroit de la vie. Tous ses autres niveaux de roua\’h restent dans ce monde, et peuvent aider ceux qui y sont à progresser.\ » Pendant des siècles, ses niveaux de roua\’h pourront entrer successivement dans des milliers de Juifs. Le tsadik laisse donc un potentiel d\’énergies et de forces extraordinaire.

Cela concerne seulement le roua\’h, et non le nefesh car, lorsque nous progressons, nous restons toujours un, et nous ne changeons pas de nefesh. L\’homme a des manques, et le nefesh est cette partie de l\’âme, la plus basse, qui lui en fait prendre conscience ; c\’est ce qui fait la différence avec l\’animal qui a des manques mais ne peut s\’en rendre compte. L\’homme, grâce au nefesh, va donc travailler à combler ses manques ; il se préoccupe de lui, mais d\’une façon propre, honnête. Contrairement à celui qui est au niveau de l\’animal qui, lorsqu\’il a faim, vole ou travaille d\’une façon malhonnête, etc… L\’homme qui a le nefesh sera quelqu\’un de très bien, bon mari, bon père, travailleur droit… mais il ne se préoccupera que de lui-même. Au contraire, le roua\’h est la prise de conscience que les autres aussi ont des manques, et l\’homme cherchera à aider les autres. Il travaillera à combler leurs manques et à construire le monde. Hachem, par essence, est Celui qui ne pense qu\’à l\’autre, à l\’aider et le construire. Plus ce sera aussi mon but, et plus je ressemblerai à Hachem et serai proche de Lui. C\’est pourquoi, à ces niveaux, il n\’y a pas de klipot ; elles ne peuvent s\’attaquer à ce qui est proche d\’Hachem.

En hébreu, klipa signifie \ »écorce\ ». Elle empêche de voir le fruit, mais c\’est aussi elle qui contient le fruit et le protège ; elle est donc nécessaire. D nous a donné le nefesh pour que nous ayons les forces d\’accomplir notre vraie mission qui est d\’aider les autres. Si nous avons faim, ou avons des problèmes, nous ne pouvons nous occuper des autres : nous devons donc d\’abord nous occuper de nous, mais c\’est dans le but d\’être ensuite disponibles pour les autres. Mais ne s\’occuper que de soi, c\’est s\’arrêter à l\’écorce et ne jamais atteindre le fruit. Les deux sont nécessaires. Le nefesh n\’est que la klipa du roua\’h. C\’est pourquoi le nefesh ne laisse rien, alors que le roua\’h laisse quelque chose dans le monde : le tsadik laisse des livres, un enseignement, des conseils ou une aide concrète prodigués à autrui ; tout ce que nous aurons fait pour les autres restera après nous.

Le Maître est infiniment plus haut que ce qu\’il transmet. Car, pour pouvoir transmettre, il faut avoir vécu et intériorisé les choses, au point que c\’est devenu nous-mêmes. On ne transmet pas aux autres du savoir, mais de la vie, une force vivante. C\’est pourquoi le Maître est toujours bien au-delà de ce qu\’il nous transmet. Le Ari dit que ce que les justes nous donnent, ce sont les niveaux qu\’ils ont abandonnés depuis longtemps, tandis qu\’ils sont déjà bien au-delà, comme la lumière des étoiles nous parvient très longtemps après leur émission. Quand nous étudions leurs œuvres, si nous sommes méritants, nous recevons des forces. Ces forces sont différentes suivant les Maîtres, car chacun a laissé un souffle qui lui est propre, dans son enseignement. Plus nous étudions leurs œuvres, et plus cela nous donne des forces, un roua\’h inimaginable.

Dans le Zohar il est écrit que, même si l\’on ne comprend pas, le fait même de lire est une ségoula, une protection, extraordinaire. On ne lit pas pour acquérir un savoir, mais pour recevoir le roua\’h, le souffle de Rashbi. Il n\’est sorti que de grandes choses, des communautés où l\’on étudiait les secrets de la Torah, et elles ont bénéficié d\’une protection que n\’ont pas eue ceux qui se sont battus contre les secrets. Les secrets de la Torah sont une muraille qui protège le peuple juif. Il est même impératif d\’avoir un Zohar chez nous. C\’est la connexion avec les forces qui nous protègent.

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Category: Guilgoulim
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