Les 8 etapes de la reconstruction du monde -Deuxieme cours- Guilgoulim- 7Sept 2014

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Nous avons vu qu\’il faut d\’abord sortir l\’action (Assia), la conscience morale (Yetsira) et l\’idéal (Bria) de la klipa, puis les raccrocher les uns aux autres, et l\’ensemble au monde de Atsilout, la Volonté d\’Hachem. Ce cours nous montre, dans l\’histoire de nos trois pères, à quoi font allusion ces notions : la klipa d\’Avraham est Ishmaël, celle d\’Itz\’hak est Esav et celle de Yaakov est la dispute entre Yossef et ses frères. Chacun de nos pères était donc dans une forme d\’éloignement et dut faire un tikoun. Avraham est l\’homme capable de tout sacrifier pour Hachem et pour ce à quoi il croit : sa vie, puis il doit se séparer de Lot, combattre les rois, chasser Ishmaël, \ »sacrifier\ » Itz\’hak. Mais ce sens du sacrifice de soi et des siens pour D.ieu, s\’il est sans limite et déconnecté de la conscience morale, peut être extrêment dangereux. C\’est ce qu\’Hachem enseigne à Avraham, par la \ »akeda\ ». Ishmaël représente Avraham avant ce tikoun du rattachement du don de soi à la conscience morale. Il est la klipa d\’Avraham. Mais le sens de la morale sans limite, s\’il n\’est pas rattaché à l\’idéal, est tout aussi dangereux, et c\’est ce qu\’Hachem montre à Itz\’hak, lorsqu\’il lui envoie Yaakov pour recevoir les bénédictions qu\’il voulait donner à Esav. On ne peut pas toujours aller tout droit, il faut savoir contourner le mal. Esav représente Itz\’hak avant son tikoun et engendrera le christianisme. On voit ainsi que l\’islam et le christianisme étaient déjà contenus dans la klipa de nos pères.

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  • Tamara59

    merci Rav pour ce cours qui est vraiment un scoop, un ridoush comme on dit en hébreu. Ne peut-on pas dire que Jésus était un Ytshak qui n\’a pas pu la chance d\’avoir un père qui a été arrêté à temps ? c\’est un peu ce que vous avez expliqué mais si on étudie les Evangiles au premier degré, on se rend compte qu\’il a été influencé tout au long de sa vie par son entourage et qu\’il ne répondait jamais directement aux questions qu\’on lui posait sur sa divinité … (ex: es-tu le fils de D. ? – si tu le dis …)

  • yoelhaddad

    \’Hazak. 1. Si Avraham en est arrivé à être prêt à donner son fils, ce n\’est pas parce qu\’Hachem l\’a préparé à cela par toutes les épreuves qu\’il lui à imposer? 2. Pourquoi ne trouve-t-on pas d\’attachement visible des Chrétiens avec Yits\’hak?

  • manuel1825

    Si l\’Un est Un, alors il n\’est pas (première hypothèse du \ »Parménide\ » de Platon).A méditer.
    Daniel Sibony, philosophe et psychanaliste, dans son livre \ »Les trois monothéismes\ » (p 39)oppose le monde de la Mère, du rapport fusionnelle avec l\’Origine, à celui du Symbolique, du rapport distancié d\’avec l\’Origine via la Parole, la Loi.Le judéochristianisme serait de ce dernier côté alors que l\’islam y pointant unilatéralement les ratages et autres \ »falsifications et rechutes\ » pour mieux s\’approprier cette Origine faillée chez l\’Autre, serait dans le premier (aspect répétitif et incantatoire du Coran).L\’auteur précise que le Coran ne parle que des \ »neufs signes\ » donnés par Dieu pour extraire son peuple d\’Egypte, gommant ainsi la dixième plaie épargnant les premiers nés hébreux à la différence des premiers nés égyptiens, comme si il n\’était pas normal que les aînés, premiers à fendre la matrice, ne soient pas sacrifiés et retournés à celle-ci.
    L\’islam est dans un rapport de rivalité mimétique avec l\’Autre: il vient après mais revendique la seule vraie légitimité; islam contre judaïsme, Nakba contre Shoah, droit au retour des palestiniens contre droit au retour des juifs sur leur terre…Difficile de ne pas voir dans cette promptitude à accuser l\’autre, un retour de la logique du bouc-émissaire là où le judéochristianisme chercherait à en délivrer l\’humanité (d\’après René Girard) même si dans le christianisme, cela reste le monopole de Dieu pour mieux en garantir l\’interdit pour le reste des hommes (pour donner un élément de réponse à Tamara Despretz).

  • manuel1825

    Merci d\’avoir publié mon commentaire.Je le complète par une approche critique de l\’anthropologie de René Girard du point de vue du judaïsme (Dan Arbib):en tant qu\’il revèle l\’innocence de la vistime,le christianisme ne met fin à la logique du bouc-émissaire qu\’en la reproduisant, même si c\’est une bonne fois pour toute (divinisation retrospective de la victime et victimisation de dieu).Or, du point de vue juif, l\’homme est d\’abord un être de parole (Prière et loi), pont entre lui et Dieu, non un être de désir mimétique.La génération nomade qui reçoit les 10 commandements n\’est pas celle qui deviendra sédentaire en terre de Canaan, ce qui empêche toute essentialisation du territoire, donc du droit du sol et du sang.Le peuple juif échappe à l\’unanimisme de clan,au besoin de lynchage sacrificiel d\’un bouc-émissaire perçu comme coupable; chez Maïmonide (Guide des égarés 3-46), le bouc-émissaire n\’est que quelqu\’un que l\’on chasse symboliquement pour faire prendre conscience de la nécéssité pour chacun de prendre ses distances vis-à-vis de ses propres pêchés.Le sacrifice en tant que tel n\’est que la part de survivance païenne en nous, et sans doute le christianisme ne pouvait-il pas y échapper en allant convertir les païens.Mais il est faux de dire que les juifs en ne reconnaissant pas Jésus, s\’interdisent de comprendre le mécanisme du bouc-émissaire dont ils sont souvent les victimes, car le judaisme y est d\’emblée irréductible et imperméable.Le Saint de peut être produit de l\’intérieur du Sacré; pour que la rupture soit réelle, elle doit être poser d\’emblée (Levinas).René Girard tire donc le christianisme du côté de son pôle païen.