Voyages interdimensionnels- Zohar et Guilgoulim- 21 Oct 2013

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Les âmes qui sont dans ce monde peuvent-elles communiquer avec des âmes qui sont déjà dans l\’autre monde, et de quelle manière ? Nous lirons un texte de l\’introduction au Zohar qui répond à cette question :

\ »Après la mort de Rashbi, l\’un de ses élèves, Rabbi \’Hiya, se trouve à un endroit où il est souvent venu avec son maître. Il se met à pleurer et dit : \ »poussière, poussière, jusqu\’à quand vas-tu faire disparaître toutes les plus grandes merveilles de lumières qui sont dans ce monde et qui l\’éclairent ? Jusqu\’à quand les broieras-tu en ton sein ?\ » Ce texte nous dit que la véritable mission de l\’âme est d\’éclairer le monde d\’en-bas, ce qui l\’un des fondements de la \’Hassidout. L\’âme a été créée pour œuvrer ici-bas et transformer ce monde matériel en réceptacle du Divin, en demeure pour Hachem. Toutes les forces spirituelles ont été créées pour illuminer le corps. C\’est pourquoi rabbi \’Hiya pleure, non de l\’absence de son maître, mais parce que le corps pourrit, preuve que l\’on est toujours dans l\’échec, et que la faute d\’Adam n\’a toujours pas été réparée, même par Rashbi ; malgré sa grandeur, il n\’a pu mettre fin à cet échec.

\ »Rabbi \’Hiya se lève et continue à pleurer. Il dit : \ »je vais prendre sur moi 40 jours de jeûne, jusqu\’au jour où je pourrai rencontrer mon maître.\ »Au bout de 40 jours, il entend une voix : \ »tu n\’es toujours pas prêt à le rencontrer. Il reprend 40 jours. Après quoi, il voit en songe Rashbi et son fils qui étudient en haut ce que rabbi \’Hiya avait étudié, quelques jours auparavant, avec son compagnon d\’étude.\ »

On voit que l\’étude de Rashbi en haut dépendait de l\’étude de ses élèves ! Car l\’âme continue à s\’élever, grâce aux mitsvot ou à l\’étude des élèves, ici-bas, et des enfants biologiques, ou à la lecture de livres du défunt que l\’on étudie en prononçant son nom. Celui qui a investi dans d\’autres personnes bénéficie ensuite du bien qu\’elles font, comme si c\’était lui qui agissait. Pour qu\’une âme continue à monter là-haut, il faut qu\’elle ait laissé ici quelque chose qui continue à briller et à faire du bien en bas. Car le monde n\’a été créé que pour la lumière du bas et, si l\’on ne laisse pas de lumière en bas, même si l\’on a été très grand, l\’âme ne monte pas. De là, on comprend ce que sont les mitsvot, et pourquoi tous les justes pleuraient en quittant ce monde, car ils ne pourront plus les accomplir ! On voit l\’importance de s\’engager et d\’agir dans ce monde matériel pour le transformer ! C\’est ainsi que nous préparons notre éternité.

\ »Rabbi \’Hiya vit que des milliers d\’autres tsadikim étaient assis devant Rashbi et son fils, et écoutaient leur enseignement. Et tout reposait sur l\’étude des deux élèves en bas ! Et, tout d\’un coup, il vit toutes sortes de créatures célestes qui entouraient le lieu d\’étude de Rashbi. Tous se dirigèrent vers la yeshiva d\’en-haut, mais on ne laissa pas entrer les anges dans la yeshiva.\ » Il y a donc des lieux d\’étude de la Torah, aussi en haut ! Et, tant que l\’étude se passait à l\’extérieur, les anges pouvaient écouter. Mais, lorsqu\’il s\’agit de l\’intériorité de la Torah, de la pnimiout, seul l\’homme y a accès. Seul celui qui s\’est battu avec la matérialité pour la transformer, a part à la pnimiout. Rashbi est devenu LE maître de tous les secrets car, lui seul de sa génération, eut le courage de s\’opposer aux romains. Il était un homme d\’action, totalement engagé.

\ »Rashbi aperçut son élève et vit qu\’il jeûnait depuis 80 jours pour mériter de voir son maître : que l\’on fasse monter rabbi \’Hiya. Je veux qu\’il puisse voir de ses propres yeux ce qui est réservé à l\’âme du juste, quand elle quitte ce monde.\ » Un tel voyage interdimensionnel fait partie de toute la littérature juive authentique. Beaucoup de nos textes en font état.

Certes, la Torah interdit d\’entrer en communication avec les morts ; c\’est une faute très grave. Mais il faut bien préciser qu\’il est interdit de passer par un intermédiaire qui ne soit pas un tsadik, et utiliserait seulement des pouvoirs personnels. Au contraire, ici, c\’est la personne elle-même qui entre en connexion spirituelle, par ses propres mérites, avec un maître qui veut aussi se connecter à lui. Cette connexion est le fruit d\’une élévation spirituelle ; elle se fait par le mérite d\’une pureté morale et spirituelle de l\’élève qui avait jeûné 80 jours.

Précisons que, pour que nos mitsvot profitent à nos parents ou aux personnes qui ont investi en nous, il n\’est pas besoin d\’une intention spéciale de notre part. Le jour de la hazkara, de l\’anniversaire du décès, nous précisons que nous faisons la tsedaka ou étudions, faisons les brahot, etc… au nom du défunt. Mais tout le reste du temps, ce que nous faisons est automatiquement pour le mérite de nos parents et grands-parents : 3 générations sont ainsi reliées l\’une à l\’autre. Si l\’on n\’a pas eu d\’enfants, on peut laisser de l\’argent pour un centre de Torah, pour que soit étudié en notre nom ; ou pour l\’écriture d\’un sefer Torah dans lequel il sera lu les shabbat, ce qui servira à l\’élévation de notre âme. Celui qui fait des actions en bas, permettant à une âme de s\’élever, reçoit aussi du mérite et il recevra aussi une aide matérielle et spirituelle. Car celui qui bénit est toujours, lui aussi, béni.

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Category: Guilgoulim, Zohar
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