Roi David- Je suis justice et amour..et mon oeil ! 3 juin 2013

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Nous avons vu que, selon nos Maîtres, Avshalom préfigure Gog et Magog, dernière révolte de la civilisation occidentale chrétienne contre Israël, d´où jaillira la Délivrance finale. Comme nous l´avons dit, Avshalom avait pris sur lui la nezirout, c’est-à-dire qu´il s´était retiré du monde. Mais, bien que naziréen, il convoita néanmoins le pouvoir et planifia de s´en emparer. A son image, et paradoxalement, la religion fondée par celui disant \ »mon royaume n´est pas de ce monde\ » est celle qui eut, dans l´histoire, un pouvoir qu´aucune autre n´eut jamais !

\ »Avshalom mit au monde 3 fils, et 1 fille qu´il appela Tamar (il voulait montrer qu´il portait sur lui la souffrance de sa sœur et qu´il se battait pour les valeurs morales et spirituelles dans ce monde). \ »Cela faisait deux ans qu´Avshalom était revenu à Jérusalem, mais le roi refusait de recevoir son fils. Avshalom envoya une missive à Yohav, lui demandant absolument de voir son père, mais Yohav refusa. Après un nouvel essai, Avshalom dit à ses serviteurs : allez mettre le feu à tous les champs de Yohav.\ » La Torah décrit ici le type fondamental de celui qui se prend pour le modèle : il se présente comme la morale suprême et comme la religion d´\ »aimer son prochain comme soi-même\ », mais la Torah nous montre que celui qui se croit meilleur que les autres perd toute notion de ses limites : il ruine et détruit ceux qui ne pensent pas comme lui, ou qui ne lui permettent pas de montrer qu´il a raison. Dans le personnage d´Avshalom, la Torah a fixé le prototype de celui qui, au nom de sa compréhension personnelle, tue et fait des horreurs ; on verra qu´ensuite, il voudra aussi tuer son père et violera ses femmes !

\ »Yohav vint trouver Avshalom : \ »pourquoi tes serviteurs ont-ils brûlé mes champs ?\ » Avshalom lui répondit : \ »c´est moi qui doit te demander des comptes ! C´est moi qui brûle, tous les jours, à l´intérieur ! Pourquoi m´as-tu ramené, si c´est pour me laisser mourir sans pouvoir voir mon père ?\ » On voit la force de l´hypocrisie qui retourne ses propres torts contre l´autre, l´accusant au point qu´il se sente coupable ! Yohav, déconcerté par tant d´hypocrisie, ne trouve rien à lui répondre. Pourtant, Yohav est un vrai guerrier, un dur, et même la seule personne dont David ait dit \ »j´ai peur de lui\ ». C´est toujours l´art de nos ennemis, qui tuent et ruinent, puis se font passer pour les victimes et nous font nous sentir coupables ! C´est ainsi que Yohav alla chez le roi, lui raconter la souffrance de son fils.

Avshalom avait dit : \ »Je veux parler avec le roi et faire valoir mes droits. Je veux lui prouver que je n´ai pas fauté.\ » Il était sûr de pouvoir convaincre David. \ »Avshalom arriva devant le roi, se prosterna devant lui. David embrassa son fils\ ». Mais il ne lui dit pas un mot. \ »Avshalom s´en alla. Et ce fut après cela…\ » qu´il commença sa révolte contre son père. Rashi explique qu´Avshalom interpréta le silence de David, et le fait qu´il l´ait embrassé, comme un pardon complet et une approbation de ce qu´il avait fait. En réalité, David ne réagit pas parce qu´il était brisé. Il savait que tout ce qui se passait était l´accomplissement de ce que le prophète Nathan lui avait annoncé : que de sa maison sortirait le mal, à cause de sa faute avec Bat Sheva. Il était dans une forme de dépression et ne savait pas comment réagir. Avshalom crut pouvoir en déduire que son père n´était plus à la hauteur et qu´il fallait qu´il le remplace.

Par divers types de manipulations démagogiques, il se créa un nom dans le pays et parvint à rallier une grande partie du peuple, contre David. Il construisit son personnage sur 4 piliers : grâce à ses cheveux longs de naziréen, il se présentait comme étant détaché de ce monde ; par le nom de sa fille, Tamar, il signifiait qu´il était le saint défenseur de la morale ; en recevant le peuple pour \ »rendre justice\ » aux opprimés, il prétendait être le juste juge ; il voulait se faire passer pour l´homme de l´amour, proche de son peuple.

\ »Et ce fut au bout de 40 ans qu´Avshalom vint chez le roi et lui dit : laisse-moi partir à Hevron, car je dois accomplir mon vœu.\ » Hevron est la ville des racines d´Israël. Mais c´est aussi, explique le Malbim, la capitale de la tribu de Yehuda. Avshalom entreprit de réunir aussi autour de lui la tribu de Yehuda. Nos Maîtres expliquent qu´il attendit que ce soient écoulés \ »40 ans\ » depuis que le 1er roi avait été oint par Shmuel. 40 ans est le chiffre qui symbolise la fin d´un cycle et le début d´un autre. De même qu´il fallut attendre 40 ans pour que l´ancienne génération disparaisse dans le désert et que la nouvelle entre en Eretz, Avshalom se dit que l´ancienne royauté devait disparaître, pour que la nouvelle puisse prendre le pouvoir. Il utilise les symboles d´Israël pour créer son mensonge puis déclare : l´ancien est fini, et il doit disparaître ; je suis le nouveau. C´est pourquoi nos Maîtres y voient Edom. Avant même la naissance de la religion et de la civilisation édomique, nos Maîtres nous en ont déjà donné tous les signes ! Tous les éléments étaient présents dans la Torah, pour nous mettre en garde. C´est pourquoi, quand apparut le mensonge, les vrais Juifs le refusèrent !

Dès le début, Avshalom s´est posé comme une essence de roi, qui a le droit de se créer une justice complémentaire à celle de la Torah. Il tua son frère car, comme roi, il s´en voyait le droit, oubliant que David était encore roi, et que son frère Amnon, en tant qu´aîné, aurait dû succéder à David. En réalité, il lui fallait tuer Amnon pour s´ouvrir la voie de la royauté, et il se présenta donc comme le justicier ! Derrière les grands modèles de l´humanité, se cachent des hypocrites qui veulent prendre le pouvoir, soit par la force, soit par les cheveux longs et la démagogie de l´amour. La Torah nous avait prévenus : un jour, se lèvera quelqu´un fonctionnant exactement comme Avshalom. Mais nous ne pouvons être trompés, car la Torah ne nous présente pas un tel langage de miel et d´amour. La Torah est gvoura, difficulté : elle ordonne la circoncision d´un bébé ; pour sortir d´Egypte, il fallut égorger et rôtir l´idole des Egyptiens, le jour même de leur fête idolâtre, au risque de nos vies ! Celui qui prétend nous prendre en charge et nous sauver est seulement un Avshalom. Quand on décompose le mot klipa, choisi par nos Maîtres, on obtient : kal yafé, facile et beau. Car ce qui est séduisant, c´est le mal : nos Maîtres présentent le mal comme ce qui semble faire du bien, mais le bien immédiat est forcément la couverture du mensonge qui se cache derrière. Miel, mensonge et mort vont toujours ensemble.

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  • JeanL

    Bonjour Rav,puis-je me permettre de voir en Absalom non pas un individu passé mais plutôt un homme futur parlant de paix surtout avec les \’voisins\’ mais étant surtout un ennemi de la nation d\’Israel.Un homme orgueilleux prêt à tout pour avoir le pouvoir et même se compromettre avec \’Rome\’ et \’La Mecque\’.Un homme préférant un char tiré par des chevaux et entouré de gardes du corps qu\’un ânon,le petit d\’une ânesse…Bonne journée.

  • ledilypatrick

    Désolé Yeshoua n\’a jamais dit qu\’il nous sauvait, mais que D. nous sauvait. \ »Je vous sauve\ » n\’apparait que dans ces textes : Exode 6:6 C’est pourquoi dis aux enfants d’Israël : Je suis l’Eternel, je vous affranchirai des travaux dont vous chargent les Egyptiens, je vous délivrerai de leur servitude, et je vous sauverai à bras étendu et par de grands jugements.
    Juges 7:7 Et l’Eternel dit à Gédéon : C’est par les trois cents hommes qui ont lapé, que je vous sauverai et que je livrerai Madian entre tes mains. Que tout le reste du peuple s’en aille chacun chez soi.
    Zacharie 8:13 De même que vous avez été en malédiction parmi les nations, maison de Juda et maison d’Israël, de même je vous sauverai, et vous serez en bénédiction. Ne craignez pas, et que vos mains se fortifient !

  • HALINKA

    Bonjour Cher Rav Haim Dynovish,

    Je suis petite-fille de Justes Parmi les Peuples, Waclaw et Stanislawa Kmicic, de Lublin, en Pologne.
    J\’aimerais vous faire part d\’un temoignage tres eprouvant, qui, personnellement \’a tres emue.
    Il s\’agit d\’une Lettr d\’Adieu d\’un tres grand Rav Polonais, qui comme Hiob, ayant tout perdu, continue malgre toutes ces epreuves doloureuses qui l\’ont accable, a avoir une Foi Inebranlable en Dieu!

    Josel Rakower parle a Dieu.
    Varsovie, le 28 A

  • HALINKA

    Josel Rakower parle a Dieu.
    Varsovie, le 28 Avril 1943.

    Moi, Josel, Fils de Josel Rakower de Tarnopol, fidele serviteur du Rabbin de Gora Kalwaria et descendant de grands cadziks de la Famille des Rakower et des Meisel, j\’ecris ces mots, regardant au loin le getto de Varsovie pris dans les flammes; la maison dans laquelle je me trouve, est une des dernieres qui ne brule pas encore. Depuis deja uelques heures, je me trouve sous les feus de l\’artillerie, et autor de nous, les murs s\’ecroulent; dans peu de temps cette maison, comme toute les maisons du getto, deviendra un tombeau pour ses habitants et les defenseurs. Les rayons rouges du soleil, qui, a trawers une petite fenetre, a moitie muree, arrivent a penetrer dans ma piece – chambre, depuis laquelle, jour et nuit, je tirais sur l\’ennemi – me disent qu\’approche la soiree. Le soleil ne peut pas savoir, comme il m\’est completement egal que je ne verrais pas son coucher. In nous est advenu quelque chose de tres etrange: tous nos reperes et nos sentiments ont etes transformes.
    La mort subite, qui nous surprend, nous apparait comme une delivrance, une liberation dechirant les blesures. J\’aime beaucoup les animaux forestiers, c\’est pour cette raison que je ressens une profonde amertume, lorsque aujourd\’hui, on les compare aux assassins detruisant l\’Europe aujourd\’hui. Ce n\’est pas vrai que Hitler a quelque chose en lui d\’animalier, il est plutot enfant de la civilisation modernę – telle est ma conviction profonde. C\’est cette humanite qui l\’a engendre et l\’a forme; il en est le fruit visible des aspirations les plus cachees.
    Des millions de personnes dans ce monde immense (amoureuses du soleil, de la lumiere et du jour) n\’ont pas conscience, combien de noirceur et de malheurs nous a ramenes ce soleil. Il est devenu l\’outil dans les mains de meurtriers; ses rayons ont ete utilises dans les reflecteurs, afin d\’eclairer les traces de ceux qui recherchaient un secours devant les predateurs. Quand avec ma Femme et mes six Enfants, je me suis refugie dans la foret, principalement la nuit, le jour nous a remit entre les mains de ceux qui recherchaient nos Ames. Je n\’oublierai jamais la tombee de granades allemandes, qui sont tombees sur des milliers de fugitifs sur la chaussee de Grodno a Varsovie – avec le soleil, sont apparus dans le ciel des avions allemands, nous tuant et nus massacrant. Dans cette tuerie, a perdu la vie ma Femme avec notre Enfant de sept mois, dans ses mains. Ce jour-la, disparurent de mes yeux deux de mes cinq enfants adores restants, Dawid et Jehuda. L\’un avait quatre ans, le deuxieme six. Au coucher du soleil, ceux qui avaient survecu, se sont diriges sur la route vers Varsovie; moi avec mes trois enfants qui me restaient encore, je cherchais les autres, perdus. Pendant toute la nuit, nos voix coupaient le silence comme de couteaux: Dawid! Jehuda! Mais seulement un echo impuissant nous dechirait le Coeur, comme une priere pour les defunts. Je n\’ai plus jamais revu mes deux garcons adores, seulement en reve, ou mes enfants me demandaient de ne plus les chewrcher car ils etaient entre les mains de Dieu.
    Le reste des enfants perirent dans le ghetto de Varsovie. Rachel ma fille agee de dix ans, avait entendu dire, que de l\’autre cote du mur, on pouvait trouve des restes de pains. Au sein du ghetto, la famine regnait deja; ceux qui etaient tombes de faim, gisaient a terre comme des dechets. Les gens du ghetto etaient prepares a toute mort- sauf celle de la faim; apparemment dans l\’etre humain, quand tous les autres besoins sont eteints, en tant que dernier subsiste encore la faim, meme lorsque l\’homme souhaite la mort.
    Rachel m\’a explique comment elle contait se sauver du ghetto – pour ce crime etait la peine de mort. E

  • joellebarn

    bonjour
    je vous écoute depuis longtemps, car le point de vue juif m\’ intéresse. je pense être ouverte d\’ esprit.
    vous me diriez que Jésus s\’ est trompé d\’ après vous en croyant que D.ieu lui demandait de mourir pour nous, en argumentant, j\’ écouterais.
    mais là, devant un homme qui, croyant que D.ieu lui demandait celà, pensant d\’ avance qu\’ il devait être crucifié ( comme il l\’ a dit à Nicodème ), ayant peur au point de suer des gouttes de sang juste avant son arrestation, et acceptant celà par obéissance totale, dites-moi si vous connaissez un autre exemple d\’ obéissance extrême ?
    et vous osez le comparer à Absalon qui a trahi sciemment son père !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    si ce n\’ est pas du renversement des valeurs c\’ est quoi ?
    et quand vous comparez – Jésus ou le christianisme ? – à un porc, je comprends que plus ça va plus vous montrez votre dégoût, votre hargne, pour ne pas dire votre haine pour les deux. je vous plains si vous éprouvez de la haine. la haine est mauvaise conseillère.
    pour moi, c\’ est la dernière fois que je vous écoute.

  • rav Haim Dynovisz

    Reponse a Joëlle Barnabo ; si la mauvaise foi n\’existait pas vous l\’auriez invente……comble de la mechancete….vous nous massacrez pendant des siecles et c\’est nous les mechants…..au fait, juste un rappel, le nouveau testament a ete ecrit des decennies apres jesus et personne , surtout pas vous, n\’a vraiment vu les grosses goutes de sueurs sur son front….autre petit rappel, mon peuple a donne des millions d\’enfants juifs rempli de sueur sur leur front a la barbarerie chretienne……finalement, on a plus de \ »jesus\ » que vous…..

  • joellebarn

    mauvaise foi ? vous me parlez de l\’ Histoire après Jésus alors que je vous répondais au sujet de Jésus !
    Jésus n\’ est en rien responsable de l\’ Histoire, surtout faite par ses opposants ou ceux qui se réclamaient de lui pour mieux s\’ éloigner de ses enseignements. OR c\’ est LUI EN PERSONNE QUE VOUS AVEZ COMPARé à ABSALON ( la chevelure, etc ).
    au fait avez-vous vu sa chevelure plus que moi sa sueur ? vous prenez ce qui sert votre discours et jetez le reste. mauvaise foi ?
    et pour finir je ne suis pas méchante, j\’ en ai juste marre de vous voir attaquer la personne de Jésus et lui reprocher d\’ être responsable de tout, lui qui est venu pour vous d\’ abord. lui qui aimait tant son peuple ! oui il s\’ en est pris aux pharisiens, aurait-il pu se faire arrêter en étant sympathique à leurs yeux ? or il voulait provoquer son arrestation pour donner sa vie. mais au-delà des apparences il les aimait aussi, follement, douloureusement.

    la réalité est que Juifs et chrétiens on en commun tous les ennemis suivants :
    communistes et socialistes athées militants
    darwinisme
    nazisme
    satanisme
    néo-barbares
    islam
    et j\’ en oublie

    autre réalité : Juifs et chrétiens ont un avenir ensemble !!!!

  • rav Haim Dynovisz

    REREponse a Joëlle Barnabo: Bon allez…les gentils ils sont avec jesus…les mechants ils sont contre jesus…mais pourquoi se sont toujours les juifs qui sont dans les fours sur les terres qui venerent jesus……oh ce qu\’ils sont casse pied ces juifs, ils peuvent pas bruler en silence et fiche la paix au bon jesus…!!!

  • HALINKA

    Je continue, c\’est un peu long car je traduis au fur et a mesure:

    Ce qui ne veut pas dire que Chaque Juif doit accepter cette sentence telle-que et qu\’il dit:\ »Dieu a raison et son Jugement est Juste\ ».
    Dire que nous meritons les coups qui nous tombent dessus, serait nous traiter pour moins que rien et considerer bas le Nom de Dieu.
    Comme il en est ainsi, je n\’attends aucun miracle et je ne supplie pas mon Dieu d\’avoir pitie de moi. Qu\’Il me temoigne la meme indifference qu\’Il a temoigne a des millions de Son peuple. Je ne suis pas une exception et je n\’attends pas de Lui qu\’Il ait envers moi une consideration particuliere. Je ne vais meme pas essayer de me sauver de cette situation et je ne vais pas tenter de m\’enfuir. Pour faciliter la tache, j\’arroserai l\’habit d\’alcool – il m\’en reste encore trois bouteilles des dizaines de celles, que je versais sur la tete des meurtriers. Elles me sont aussi cheres qu\’a un ivrogne, du vin. Lorsque je verserai sur moi la derniere bouteille, je placerais dans celle-ci ces morceaux de papiers. Si quelqu\’un trouve ces feuilles et les lira, peut-etre qu\’il comprendra les ressentiments d\’un Juif, un parmi des millions, qui est mort, abondonne de Dieu, en Lequel il croyait tellement.
    Lorsque commence l\’insurrection, nous etions douze dans cette piece. Onze de mes compagnons tomberent. Ils moururent en silence. En silence, mourut egalement le plus petit des garcons, de la meme facon que ses compagnons plus ages. C\’est arrive ce matin.
    Il me rest encore trois bouteilles d\’essence. L\’amunition quant-a elle, s\’est terminee. Sous les trois etages, au dessous de moi, on continue encore de tirer pour se defendre. Ils ne peuvent pas m\’envoyer de renfort, car les escaliers ont ete vraisembablement detruits par l\’artillerie; j\’ai l\’impression que la maison aussi va bientot s\’ecrouler. En ecrivant ces paroles, je reste allonge, autor de moi, gisent les cadavres de mes compagnons. Je regarde leur visages defun ts et il me semble y apercevoir un sourire ironique, comme si ils voulaient me dire:\ »Un peu de patience, idiot, encore quelques minutes et pour toi aussi tout sera clair\ ». Surtout sarcastique et ironique me semble lee petit visage du garconnet, qui comme s\’il dormait, est allonge pres de mon bras droit. Ses petites levres semblent sourire. Et moi, qui vis encore et qui ressens, et qui pense comme un etre vivant, j\’ai l\’impression qu\’il se moque de moi. Ce garcon sait deja tout alors que moi, je suis encore ignorant. Ce garcon sait – et tout est clair maintenant pour lui. Il doit etre dans les bras de ses parents maintenant. Il sait pourquoi il etait ne et pourquoi il a du mourir, a cinq ans. Moi aussi, je saurai le pourquoi du comment, dans une heure, deux ou peut-etre trois. Mais pour le moment, je veux parler a Dieu, a mon Dieu comme un etre vivant.
    Avant de mourir, je veux parler a Dieu comme un simple homme vivant, qui a cet immense mais O combien malheureux privilege d\’etre Juif.
    Je suis fier d\’etre Juif, car etre Juif est difficile, tres difficile.
    Je suis fier que j\’appartiens au peuple le plus malheureux du monde sur Terre, duquel la Torah exprime la plus haute moralite et les plus belles de toutes les Lois.
    Je crois en Dieu d\’IOsrael, malgre qu\’il ait tout fait pour que je ne croye plus en Lui. Je crois en Son Droit, bien que ses actions, je les trouve sans aucune Loi. Ma relations a Lui n\’est plus celle d\’un serviteur a un Roi mais celle d\’un eleve a Son Maitre. Je m\’icline devant toute Sa Grandeur mais je ne vais pas embrasser les instruments de tortures, avec lesquls Il me flagelle. Je L\’aime, mais Sa Torah, je l\’aime encore plus. Et meme si je m\’etais trompe vis-a vis de Lui, je resterai Fidela a Sa Torah. Dieu c\’est une religion, Sa Torah, un moyen pour la Vie. Tu dis que nous avons peche. Bien-sur, nous avons peche. Que nous en subissions maintenant les consequences, je peux comprendre. Je voudrais maintenant que Toi, Tu me dises si Tu connais au monde un tel peche qui merite une si grande peine?
    Tu dis que Tu puniras pour cela nos ennemis. Je le crois aussi que Tu les puniras sans aucune pitie. Je voudrais, malgre tout, que Tu me dises s\’il existe au monde une telle punition, par laquelle nous pourrions reparer les fautes que nous avions commises?
    Tu me dira que ce n\’est pas une question de peche, ni de punition, que Tu as seulement detourne Ton visage et que Tu les as laisse a leurs propres instincts. Je veux, magre tout, Te demander, et cette question me brule le visage comme un feu devastateur: que doit-il encore se passer pour que Tu nous regardes a nouveau?