Tout a un Sens, Même le moindre Détail ! – Schmouel 29 – 27 Juin 2011

Télécharger Vidéo Télécharger Audio Nous sommes dans la suite du passionnant cours du 21 Juin !
La carte fondamentale de toute l’histoire Sainte (Tanakh) est le processus modèle qui contient toutes les clefs de ce qui va se passer durant notre histoire jusqu’à la délivrance finale ! Et la partie la plus importante est contenue dans les 5 livres de la Torah et le Talmud de préciser que la suite est un dérivé caché de la Torah de Moshé !
Tout ce qui se passe en bas est le reflet de ce qui se passe en haut !
La royauté est un attribut Divin appelé la Malkhout. Selon la manière qu’à l’homme ou le monde de percevoir le Divin, l’attribut correspondant sera nommé!
A un premier niveau, la Malkhout est la capacité de percevoir D. (sa main, son action, son projet) dans les moindres détails du quotidien. Les 9 autres attributs représentent des perceptions spirituelles d’un très haut niveau !
La Malkhout est une perception qui rentre à l’intérieur de ce monde profane et connecte le projet Divin dans les moindres détails de l’existence !
Le dévoilement, c’est être capable de montrer que le monde, dans ses moindres détails participent au projet. Le roi Chlomo comprenait à quoi servait chaque détail de la création (étoiles, animaux, grains de sables, cui cui d’un oiseau ou hennissement d’un cheval…), il a déchiffré le message porté par ces choses (hokhma Titaa).
Au départ, Chaoul perd ses ânesses (profane, perte, soucis, à la recherche de la subsistance, d’un amour, du paradis perdu, nul…comme des ânesses au quotidien car l’homme s’arrête au secondaire et non au primordial) pour nous montrer la folie de l’éloignement.
Chmouel lui dit à propos des ânesses de ne pas laisser son cœur s’appesantir dans le problème, elles ont déjà été trouvé (face à moi, tu comprends le pourquoi de cette perte, le moindre détail de la vie profane comporte toute la volonté de D., tu n’as perdu les ânesses que pour qu’Israël retrouve la royauté, tout converge vers le même projet).
Ensuite, Chmouel et Chaoul vont s’installer sur le toit de la maison de Chmouel et vont parler. Chmouel lui révèle nombres de secrets profonds et inédits de la Torah. Et la référence au toit est pour nous dire qu’il l’a mis sur le toit du monde, il lui a appris à regarder le monde avec beaucoup de hauteur !
La maison symbolise la vie enracinée à l’intérieur de la terre ! Et la Torah appelle la royauté Bayit (maison, D. a fait des maisons aux sages femmes qui ont sauvé les juifs en Egypte, la maison symbolise le quotidien du monde et elle a besoin de s’enraciner dans la terre).
Il lui apprend à ne jamais négliger le moindre événement terrestre, chaque notion, même la plus anodine contient des secrets inimaginables !
Nous avons vu aussi que Chaoul voulait déranger le prophète, le Roé pour un problème banal et voulait lui donner ¼ de shekel, histoire de lui donner un petit quelque chose ! Yaguidou ète Darkénou, Rachi explique que cette histoire avec les ânesses cache un sens très profond ! 3 Jours sans les trouver, ensuite au moment d’abandonner, il se retrouve proche de la ville du prophète,…tiens tiens bizarre..Et si toute cette histoire avait un sens…quand même, il faut s’interroger…allons voir le grand pour qu’il m’expliquer ma petite histoire, ca y est Chaoul commence à raisonner comme un roi, un vrai roi, il touche la royauté !
Le serviteur prend conscience le premier et Chaoul le félicite…oui mais il n’y a plus de pain (ce qui donne la vie)..le serviteur trouve un tout petit peu d’argent…il cherche ce qui donne la vie, le manger ou ce qui permet d’acheter le pain.
Le Ralbag pose la question sur le moment ou le serviteur trouve le ¼ de shékel. Comment peux t on proposer une telle somme au dirigeant d’Israël ? Comment imaginer que le prophète accepterait une somme si dérisoire et humiliante ?
Le Ralbag dit que dès que le prophète recevait une chose de la personne qui lui faisait la demande et il se connectait via cet objet ! Le corps porte sa propre carte d’identité (ADN) et l’ADN spirituel se trouve dans ton argent ou ton pain. Quelle splendeur !
Quand un homme achète du pain, toute la réalité de cet homme se trouve dans ce pain !
Le prophète a besoin de se connecter à ce pain pour lire la vie de cet homme vu coté âme !
Chaoul révèle à son serviteur que tout ce qui se passe dans notre vie est inscrit dans le pain acquis ! D’où l’importance des bénédictions avant de manger, d’où la seule bénédiction inscrite dans la Torah, celle du pain, d’où les mitsvot liées à la terre et à l’agriculture ! Le pain contient notre ADN spirituel que l’on peut transformer,…sur lequel on peut agir. Le moment où on mange est un moment fondamental.
L’argent qui sert à acheter du pain porte aussi l’ADN spirituel ! Le prophète se sert d’un morceau de pain ou de ce qui sert à acheter à manger pour lire l’ADN spirituel de l’homme !
Nous comprenons que le monde est rempli de message et que le profane n’existe pas. Le Zohar dit qu’il est pire de manger le pain d’un avare que de manger du porc, il rajoute que c’est comme manger la mort ! Le Choulkhane Aroukh dit qu’il est interdit de manger du pain d’une personne qui n’a pas assez ! Il y a un tel lien entre ce morceau de pain et cet homme qu’il ne t’appartient pas !
Le Talmud rapporte une histoire de 2 personnes dans le désert avec un seul morceau de pain pour les 2. Le Talmud dit que si celui à qui appartient le pain, pourrait survivre avec, que faire ?
Il y a un avis qui dit qu’il vaut mieux mourir ensemble que de survivre à la mort de l’autre ! Et un autre avis dit qu’on n’a pas le droit de se suicider car notre vie est aussi importante que l’autre vie !
En fait, le 2ème avis révèle que si tu prends le pain de l’autre, tu vas empoisonner ton âme et le chemin apparent de la dureté est le vrai chemin de la bonté car ce pain étant l’essence de l’homme, il fera crever l’âme de l’autre !
Avec les clefs de lecture, le texte biblique est enfin abordable. Nous voyons ici que Chaoul est en train d’être éduqué à la royauté !
Vénachouva, cette expression est dite pour la première fois au moment de la Akéda, au moment ou Avraham dit à son serviteur et à Ichmael, Lékha Vénachouva. Le Baal Hatourim met en évidence que c’est toujours dit dans un sens de retour vers D. Le grand sage dévoile que par ce mérite, Israël a mérité de faire Téchouva et a mérité la délivrance. Il le met en rapport avec le Lékha Vénachouva de Chaoul à son serviteur (il veut retourner vers on père de peur qu’il ne s’inquiète).
L’alliance avec notre peuple n’a été scellée qu’avec la Akéda d’Itshak et il lie cette expression de très haut niveau au détail de la discussion de Chaoul. Il comprend alors que TOUT a un sens, y compris le moindre détail.
Le roi sait que dans le moindre mot, peut se cacher toute la royauté d’Israël, que dans la moindre perte, peut se cacher des retrouvailles entre Israël et la Royauté.
Et nous sommes tous des fils du roi, nous dit Rachbi !
Chacun d’entre nous doit s’habituer à voir l’existence de manière radicalement différente et apprendre à déchiffrer le mystère de la vie apparemment profane !

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