12 Novembre 2012 -Paracha Toldot- Ah´minadjad et le sionisme laic

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : \ »Et voici l’histoire d’Its’hak fils d’Avraham. Avraham enfanta Its’hak.\ » Pourquoi cette répétition, dans ce verset ? Pour nous transmettre un message. Rashi explique que les moqueurs niaient qu’Its’hak était le fils d’Avraham et, pour les faire taire, Hachem le fit naître en tous points ressemblant à Avraham ! C’est pourquoi il n’y a pas de répétition, mais la fin du verset est seulement ce que les gens ont été obligés d’admette : c’était bien le fils d’Avraham !

Un verset dit aussi que \ »Sarah a allaité les enfants des princesses.\ » Rashi raconte qu’une grande partie des railleurs disaient que cet enfant n’était même pas l’enfant de Sarah, mais qu’ils l’avaient trouvé, et prétendu que c’était le leur. Pour glorifier aux yeux de tous le Maître du monde pour l’enfant de la Promesse, Avraham fit un grand banquet où il invita tous les grands de la génération. Pour faire honte à Sarah, les femmes y vinrent avec leur bébé et demandèrent à Sarah d’allaiter leur enfant. Pour prouver à tous qu’elle est bien la mère d’Its’hak, il fut donné à Sarah d’avoir assez de lait pour allaiter, à 90 ans, tous ces enfants !

Quel est le message pour nous ? D’après notre tradition, Its’hak représente, notamment, la Terre d’Israël ; la sainteté d’Erets Israël. Il est le seul des pères qui soit né, ait vécu et soit mort en Erets Israël, sans jamais la quitter. Lorsqu’il voulut, une fois, descendre en Egypte comme l’avait fait son père, Hachem lui dit : \ »reste sur cette Terre, car tu es un homme totalement pur, et ce n’est pas pour toi d’être en dehors de cette Terre.\ » Nos Maîtres révèlent que, dans les événements touchant Its’hak, il y a des codes évoquant le même type d’événements concernant la Terre. Que signifie donc, au niveau d’Its’hak, puis de la Terre, ce que nous lisons par rapport à son père et à sa mère ?

La dimension féminine incarne L’ESSENCE JUIVE, dans ce qu’elle a d’indestructible et éternel, quelle que soit son expression (par exemple, même si le père n’est pas Juif, ou si cette personne ne pratique jamais son Judaïsme, elle reste toujours Juive, car c’est son essence ; comme le soleil qui est derrière les nuages, mais est toujours présent de la même façon, même si on ne le voit pas).

Ceux qui nient cette dimension sont ceux qui ne veulent pas qu’il y ait des Juifs dans le monde ! Et, au niveau de la Terre d’Israël, ceux qui ne veulent pas l’existence de notre nation ! Ce sont Hitler et A’hmadinejad ! Pour nos voisins aujourd’hui, et pour une grande partie du monde, Israël n’a pas lieu d’exister. Ils nient notre essence, l’identité même d’Israël.

La dimension masculine est de faire en sorte que celui qui a cette identité VIVE COMME UN JUIF, et que l’on voit qu’il est Juif : que son essence brille et envoie de bons rayons qui éclairent le corps. C’est pourquoi la judaïté est donnée par la mère (c’est la dimension intérieure, qui ne se voit pas forcément), mais le style de la judaïté, son expression, est donnée par le père (c’est la dimension du rayonnement de l’identité juive).

Ceux qui nient la paternité d’Avraham représentent ceux qui refusent que le Judaïsme s’exprime et se voit. Ce sont ceux qui disent : \ »sois Juif chez toi, mais sois un homme à l’extérieur\ » (c’est le slogan de Mendelssohn, fondateur de la réforme) : sois comme tout le monde, sans que l’on puisse voir ton identité. C’est la honte de nous affirmer en tant que Juifs. Et, aussi, au niveau de la Terre d’Israël, c’est ce désir permanent de ne pas faire de bruit, de ne pas heurter les nations. Comment va réagir le monde si nous répliquons lorsqu’on nous attaque ? Le monde est-il prêt à accepter que nous défendions notre population et ripostions aux roquettes tirées actuellement contre nos villes ? De même, nous ne devons pas revendiquer Jérusalem, pour ne pas heurter… C’est aussi toute l’idéologie du sionisme laïc, antireligieux, pour lequel il nous suffit d’avoir une Terre (une mère), mais pour lequel notre Judaïsme doit être réservé au plan individuel, et ne doit pas s’exprimer au plan national. Pour eux, nous devons être une nation comme les autres. Or, nous ne pouvons être Israël que si nous sommes attachés à la Torah ! Il nous faut aussi un père juif !

Trouver le juste équilibre entre la nation et la religion est un problème crucial : le monde occidental a choisi la séparation totale entre les deux. A l’opposé, lorsque D. est partout, on aboutit au fascisme et au fanatisme. Comment, à la fois, ne pas couper et ne pas confondre ? Le juste milieu sera la réponse donnée à la Délivrance, par le système politique, humain, moral et spirituel que va dévoiler le Mashia’h.

Mais la Torah nous donne une autre clé fondamentale, dans le fait qu’il y avait, AU MEME MOMENT, 2 types de railleurs, les uns niant le père et les autres niant la mère d’Its’hak. Cela nous enseigne que, s’il y a tellement de gens refusant notre droit à un pays, c’est parce qu’il y a CHEZ NOUS tellement de gens qui refusent le droit du peuple juif A LA TORAH. La racine profonde et spirituelle de la remise en cause par les nations de notre Terre, vient de ceux qui disent, chez nous, qu’il nous suffit d’une mère, et nous n’avons pas besoin d’un père, c’est-à-dire de montrer notre identité juive. Nous devons donc travailler à ce qu’Its’hak ressemble de plus en plus à son père Avraham et à ce que nous puissions, fièrement, ressembler à nos pères et mères, pour être, à nouveau, le Peuple et la Terre d’Avraham et de Sarah !

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