14 Juin 2012 -Paracha Chlah- De grace, pas de grace !! Laisse moi reparer !!

Télécharger Vidéo Télécharger Audio La grandeur de la Torah est de nous responsabiliser pour tout ce que nous faisons. Rien ne nous sera pardonné gratuitement, sans que nous ne nous réparions ; c’est ainsi que nous devenons un ben Adam, digne devant Hachem ! Mais, en même temps, même si nous avons commis la pire des fautes, si nous demandons pardon, si nous faisons téshouva, nous réparons tout, et tout est effacé ! C’est ce cri d’amour et d’espoir qui ressort de ce cours grandiose, qui commence par l’évocation de la faute la plus grave, celle des Explorateurs, à l’origine de toute notre histoire, telle que nous l’avons traversée, avec 2 destructions de Temples et 4 exils.

Il nous est expliqué pourquoi le lashon hara, bien qu’il consiste à rapporter des faits qui sont vrais est LA FAUTE LA PLUS GRAVE car je raconte, en réalité, ma propre interprétation de ce qui s’est passé, et donc UNE FAUSSE VERITE, plus dangereuse encore qu’un mensonge car je crois faire le bien, alors qu’en fait JE DETRUIS.

C’est ce qui s’est passé pour les Explorateurs, qui ont rapporté avoir vu des géants, mais en y ajoutant LEUR PROPRE INTERPRETATION : nous étions comme des sauterelles à leurs yeux, et ils vont nous écraser. C’est notre analyse et notre manière de raconter qui constitue la faute de lashon hara. De plus, nos Maîtres expliquent que l’interprétation des 10 Explorateurs qui ont fauté, provenait de leur intérêt personnel : hors de la Terre d’Israël, ils étaient des chefs de tribus, détenteurs du pouvoir. Or, consciemment ou non, ils ont senti qu’entrer en Eretz Israël provoque dans l’âme juive une mutation totale. La véritable dimension juive, celle de l’attribut divin de la mal’hout (royauté), ne peut se révéler qu’ici. Ils savaient qu’il y aurait une redistribution totale des responsabilités, et qu’ils ne pourraient faire partie de la tête du Projet. Ils ont donc voulu retarder l’entrée sur la Terre.

Mais le lashon hara avait déjà été la faute de Yossef à l’égard de ses frères (il rapportait à son père leurs faits et gestes qu’il ne comprenait pas, c’est-à-dire sa propre interprétation). Ce fut aussi la faute des frères à son égard, comme l’expliquent nos Maîtres : ils le voyaient attacher beaucoup d’importance à son apparence extérieure, et ils n’ont pu comprendre qu’il était le 1er juste à devoir prouver que l’on peut être, à la fois complètement impliqué dans ce monde, et totalement connecté à Hachem. Ils ont pensé que Yossef était dangereux pour le Projet, comme l’avaient été Ishmaël et Esav, et ils ont voulu le chasser, pour sauver le Projet.

Le Zohar révèle que la vente de Yossef a causé les 2 destructions de Temples, car ce rejet de Yossef (qui incarne la synthèse entre le ciel et la terre) est lié au refus de la Terre d’Israël par les Explorateurs (nécessaire équilibre entre le domaine spirituel, et la gestion économique, sociale et politique de la nation).

Le Ari HaKadosh dévoile qu’ils sont revenus plus tard dans les Explorateurs, comme l’avait vu Yossef « vous êtes des espions ». Et ils refirent la même faute de lashon hara. Mais ce cours nous apporte un enseignement fondamental, d’abord en nous montrant comment Yossef, lui aussi, est revenu dans deux Explorateurs (au travers d’Ephraïm et Ménashé, ses fils, revenus respectivement dans Yehoshua et dans Gadi ben Soussi. Yehoshua n’a pas fauté, car Yossef avait déjà réparé sa faute de lashon hara par ses 10 années de prison, une année pour chacun de ses frères ; mais Gadi ben Soussi a fauté, car Yossef n’avait pas pardonné à ses frères et, de lui aussi, est sorti un Explorateur qui a fauté). Certes, Yossef était la victime, mais il devait réparer son refus de pardonner.

Par contre, de Yehuda est sorti Caleb, qui n’a pas fauté. Pourtant, c’est Yehuda qui avait commis la faute la plus grave, en vendant son frère. Mais Yehuda avait fait téshouva et il était prêt à perdre l’éternité pour ramener Benyamin à son père. Sa faute a donc été totalement effacée. Car ce n’est pas la faute qui tue, mais le refus de faire téshouva. Si tu répares, on t’efface tout. C’est pourquoi de Yehuda sortira le Mashia’h qui enseignera aux hommes, à la fois, que nous devons réparer nos fautes (personne ne nous prendra en charge ! La responsabilité est sans fin). Mais il enseignera aussi que la possibilité de réparer l’est infiniment plus. C’est en vivant ces 2 réalités que nous devenons les Juifs de la Délivrance.

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  • rav Haim Dynovisz

    reponse a laurent ayach:Votre question est tres juste, cependant benyamin incarne une autre raison qui provoque le lachon ha ra et que je n\’ai pas traiter dans ce cours…cette raison est lie a la tristesse et au decouragement qui poussent l\’homme a voir tout en noir…il est ne en \ »tuant\ » sa mere….il a perdu son frere et a nomme tous ses fils du nom du deuil qu\’il portait……

  • david4140

    dans yossef les étoiles et les épis de blé se courbe vers lui :le blé la terre :les étoiles le ciel.c\’est la place contestée d\’israel pourvu que nous ne soyions pas vendu à ichmael et que nous ne soyions pas obligéd de revenir en égypte.

  • elior

    Cher Rav, je ne connais pas la probabilité qu’il y a pour quelqu’un qui, juste après avoir vu votre cours, ouvre un livre, et la première chose qu’il lit au milieu de la première page prise au hasard est le mot « ReGueL », mais je sais que cela n’enlève rien à la difficulté de saisir réellement l’importance et la portée de vos cours. Autant, il y a des fois où on est persuadé à tort de ce qu’on a vu, autant quand on devrait, à raison, se raviser et se saisir avec vigueur, on a la faiblesse ou la paresse de ne pas vraiment voir . Soit, comme vous l’avez dit avec espoir : « nous allons y arriver nous aussi ! ». La parasha Shla’h (shin-lamed-‘heth) ; si on prend les lettres, on a le mot « sha’hal » (shin-‘heth-lamed) = lion. Il est dit à Oshé 13,7-8 : « Aussi suis-je devenu pour eux comme un lion (sha’hal) ; comme un tigre, je guette au bord du chemin. Je fondrai sur eux comme une ourse privée de ses petits, je déchirerai l’enveloppe de leur cœur, et je m’en repaîtrai comme un léopard : les animaux des champs les mettront en pièce.». « L’enveloppe de leur cœur » = ségor libam (samekh-gimmel-vav-resh lamed-beth-mem). Ce mot « ségor » ; il peut vouloir dire « or fin » comme à Yov 28,15 ; il est d’ailleurs dit dans la suite, Oshé 13,15 : « Il pillera le trésor de tout objet précieux ». Si on regarde les lettres de «ségor libam », on peut former « reguel » (resh-gimmel-lamed) = pied et « movas » (mem-vav-beth-samekh) comme dans Ishayahou 14,19 qui veut dire «foulé au pied, piétiné ». Il semble qu’il y a là un lien avec le problème de la calomnie et de ses extensions. Le roi David s’est battu contre cela tout sa vie comme il dit : « Ton serviteur faisait paître les brebis de son père ; quand survenait le lion ou l’ours et qu’il emportait une bête du troupeau, je le poursuivais, je le terrassais, et la lui arrachais de la gueule ; alors il se jetait sur moi, mais je le saisissais par la mâchoire et le frappais à mort. Puisque ton serviteur a eu raison et du lion et de l’ours, cet impur Philistin aura le même sort, lui qui a défié les légions du D.ieu vivant». Et David ajouta « L’Eternel, qui m’a protégé contre le lion et l’ours, me protégera aussi contre ce Philistin… ». David a vaincu le géant. À Tehilim 31 : « Tu ne m’as pas livré au pouvoir de l’ennemi ; tu as mis mon [pied] au large. Fais mois grâce Seigneur ! »,«…ma vigueur est tombée à cause de mon iniquité, mes membres sont à bout de force », « Ceux qui me voient dans la rue s’écartent de moi. Mon souvenir disparaît des cœurs comme celui d’un mort, je suis tel un vase perdu. Oui j’entends les mauvais propos de la foule, la terreur à l’entour, quand on se ligue ensemble contre moi, complotant de m’enlever la vie. Moi, cependant j’ai confiance en toi Seigneur, je dis : -Tu es mon D.ieu ! ». Et de conclure par : « Soyez-forts ( !), ayez le cœur ferme, vous tous qui espérez en l’Eternel ! ». Qui fait preuve de mousar (mem-vav-samekh-resh) se fixe des barrières de limite « GueBaL » (gimmel-beth-lamed) afin ne pas détruire et se détruire (cf. Shemot 19,12). Rappel des trois jours où Ysraël s’est préparé à recevoir la Torah. Par extension, on trouve un lien entre les lettres (gimmel-beth-lamed) avec la notion de « lion » chez Daniel (6,8) où il dit que le roi Darius avait promulgué un décret interdisant à tout homme d’adresser une prière à un Dieu durant trente jours sinon il serait jeté à la fosse (legov = lamed-gimmel-beth) au lions. Dans ce verset, il est écrit : « malekha oulétaqafa asar » (mem-lamed-kaf-aleph vav-lamed-tav-qouf-pé-hé aleph-samekh-resh), si on extrait les lettres correspondant au mot mousar (mem-vav-samekh-resh), il reste les lettres : « lamed-kaf-aleph-lamed-tav-qaf-pé-hé-aleph » dont la valeur numérique vaut 667 ; or comme il s’agit d’ « asar » = interdiction, on peut faire un lien avec le mot asouroth = aleph-samekh-resh-vav-tav = 667, mot qu’on retrouve à 2 Shmouel 3,34 suivi du mot « reguel » : « Tes mains n’avaient pas été liées, ni tes pieds engagés dans des chaines : tu es tombé comme tombe les enfants du crime», complainte que le roi David formule à suite de la mort d’Avner ben Ner. Pour revenir à Daniel : celui-ci continua à prier trois fois par jour. Il fut ensuite jeté dans la fosse aux lions où il survécu grâce à un ange envoyé par D.ieu. Remarque : le verset Devarim 1,32 a pour valeur numérique 667. Rachi commente : « En ce qu’Il vous a promis de vous amener dans le pays, vous ne le croyez pas ».