28 Mai 2012 -Et ce fut au lendemain du Don de la Torah-Paracha Nasso

Télécharger Vidéo Télécharger Audio Etonnamment, pour désigner les 3 Fêtes, la Torah n’emploie pas les mots « ‘hagim » ou « moadim », mais le mot « regalim » qui signifie jambes, pieds ! Le peuple juif est une entité qui avance sur 3 jambes !

La Torah nous affirme que l’homme véritable marche sur 3 jambes : 2 visibles, et une invisible. Car le monde visible est celui de la dualité, d’une chose et son contraire ; et pour faire l’équilibre, il faut la 3ème jambe, qui est la Torah, sans laquelle on ne peut avancer ; sans elle, on ne peut que tomber.

Dès notre naissance en tant que peuple, Hachem nous a donné 3 fêtes, pour traverser l’histoire. Pessah et Shavouot sont les jambes visibles ; et Souccot la force invisible.

Elles correspondent aux 3 pères : Pessah à Avraham qui incarne le pilier de la bonté, et la droite ; Shavouot à Itzhak qui représente la rigueur de la loi, et la gauche ; Souccot correspond à Yaakov, synthèse entre les contraires : il incarne la qualité de la emouna symbolisée par la soucca, petite maison de bois qui évoquant la confiance totale en Hachem ; elle nous semble fragile, mais elle est la seule véritable protection. Ce qui nous empêche de tomber, ou au moins de rester à terre, c’est la emouna, représentée dans l’histoire par David.

Nous lisons maintenant les parachiot concernant le rôle des leviim dans le Tabernacle et le Temple. Le don de la Torah se situe toujours entre les parachiot Bamidbar et Nasso. Ce découpage a été fait par nos Maîtres pour montrer qu’il y a, dans le secret de ces versets concernant les leviim, un des messages-clé concernant la relation qui s’établit entre le Maître du monde et nous, grâce au don de la Torah. C’est Hachem qui a donné son nom à Lévi, pour montrer : cet enfant est à Moi. Levi est né avec une nature spirituelle particulière, et il est naturellement connecté à Hachem.

C’est la seule tribu qui n’ait jamais fauté dans l’idolâtrie, en particulier dans la faute du veau d’or ; et la seule tribu qui n’ait jamais servi en Egypte, car leur mission est d’être serviteurs seulement d’Hachem.

Pourtant, par une anomalie dans le dénombrement des leviim, la suite du cours nous donnera d’une façon extraordinaire 2 clés fondamentales pour l’existence : d’abord, plus Pharaon a essayé d’asservir le peuple d’Israël, et plus Hachem l’a multiplié : recevoir la Torah signifie que nous avons été choisis pour être sortis des lois et de la logique de ce monde naturel. C’est précisément en voulant nous faire disparaître, que les nations deviennent la matrice de notre prolifération !

Le 2ème point est, lui aussi lié au don de la Torah : Israël est devenu le peuple de la Torah, et il ne peut plus vivre selon les lois de la nature. Soit Israël est or la goïm, soit il sera en-dessous des nations. Quand Israël veut être au niveau de la nature, il n’est plus connecté à rien. Rachi rapporte aussi que la sainteté fut la tombe des leviim, car servir Hachem, ce n’est pas une fonction, mais cela se mérite à chaque instant. Si cela devient une routine, une institution, c’est la fin. Cela nous montre que les défauts sont l’exagération d’une qualité. Mais, inversement, sachons qu’il n’y a pas de défaut qui ne puisse devenir la matrice d’une qualité : si je suis matérialiste, ou loin d’Hachem, je peux toujours me rapprocher de Lui. Si je suis tombé, je peux toujours me relever.

Chaque chose dans ce monde a son contraire. Si nous avons une qualité, nous avons forcément aussi un défaut, et inversement ; et c’est la 3ème jambe qui nous permet de marcher : c’est la Torah, qui nous apprend la synthèse des deux premières.

Si Hachem t’a fait un don, tu n’en as aucun mérite, et cela est là seulement pour être transmis. Nous sommes un peuple de prêtres, nous avons été choisis, mais nous ne devons pas normaliser cette élection : nous avons été choisis pour être porteurs d’une mission.

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