2 Langages, 2 Chemins, 2 Destins…- Paracha Ki Tétsé – 5 Septembre 2011

Télécharger Vidéo Télécharger Audio Les cours sur la Paracha reprennent enfin après une courte mais trop longue interruption.
On repart en douceur et en profondeur bien que nous allons juste effleurer durant une heure un sujet majeur qui est l’ingratitude ou la reconnaissance, tout dépend de quel coté on se place.
Rachi se pose une question et se demande de quoi parle la Torah ! Question fondamentale !
Il répond comme d’habitude de manière codée en disant qu’elle parle à l’encontre du Yétser Ara. Nous ne sommes pas plus avancés mais sachant que c’est Rachi qui parle, nous devons lancer nos investigations.
Il y aurait 2 types de discours dans ce monde, celui de la Torah et celui du Yeser Ara.
Mais pourquoi Rachi ne nous délivre-t-il pas cet enseignement en début de Torah et le fait-il précisément dans la paracha Ki Tétsé du livre de Dévarim ?
On y va, le rav Dynovisz va puiser ca et la des sujets dans la paracha pour en établir le lien.
Israël part en guerre et sort vainqueur, un soldat juif tombe amoureux (ou plutôt se sent attiré par celle-ci alors qu’il est dans le feu de la victoire) d´une jeune fille captive (il s’agit évidemment de filles aux mœurs bizarres présentes pour entretenir l’armée ennemie) au milieu de l’armée capturée. Si le soldat juif la désire, la Torah lui demande de ne pas la voler ni la violer d’ailleurs, il doit d’abord l’amener chez lui, attendre un mois(il y a toute une procédure), la convertir si elle le désire. Autant pour la posséder ? Oui !!!! Il y a 3500 ans, une armée, l’armée juive conçoit que le viol d’une prisonnière est interdit. Dire qu’il n’y a aucun média qui a relayé l’information ou plutôt si, mais en la falsifiant !
La Torah nous raconte par ailleurs l’histoire d’un homme qui a 2 femmes, une qu’il aime et une qu’il hait avec 1 fils de chacune d’elles. Cet homme veut déshériter l’ainé qui est le fils de la femme haï et la Torah le lui interdit.
La Torah nous parle aussi d’un fils rebelle, insupportable (sorère oumoré), on le met en garde à plusieurs reprises, on fait tout pour qu’il revienne sur le droit chemin.
La Torah poursuit et nous parle aussi d’un bandit qui vole et plus encore et elle nous dit que s’il est attrapé, il est mis à mort.
Quel rapport entre ces histoires ? Il y a en fait une logique, c’est celle du Yestser Ara et de son processus.
Au début, un soldat est séduit par une femme étrangère aux mauvaises mœurs, il patiente et l’épouse. Avec le temps, il va de moins en moins la supporter malgré les enfants. Il va vouloir se débarrasser d’elle et aller jusqu’à déshériter son fils. La Torah le lui interdit. Cet enfant, en grandissant au milieu de la haine et des disputes, va devenir un rebelle. Malgré les réprimandes, il ira si loin qu’il sera condamné à mort.
La puissance de la Torah est de nous montrer les mécanismes voilés de l’existence et c’est cela que nous a enseigné Rachi en nous montrant le processus du yetser ara.
Cet exemple est un modèle du genre.
Il montre la responsabilité de l’homme qui a choisi cette femme et non la responsabilité de cette femme légère. Même s’il a suivi les recommandations de la Torah, il est très facile de lui faire porter le chapeau en lui montrant que c’est une fille de rien. Non, surtout pas, ce n’est pas du tout juif, vient la Torah, pour lui dire qu’Il est Responsable de son choix ! Et la source est d’avoir pris ce genre de femme et la suite des événements lui Incombe à LUI et non à elle !
JE suis responsable et ce ne sont pas les AUTRES qui le sont !
C’est le mauvais choix du départ qui s’habille de voiles. La Torah est la pour nous aider à remonter à la source et le refus de la cause principale du problème est celui du yester ara.
La Torah nous interdit par ailleurs d’accepter la conversion des gens de moav et de amon (issus de Loth, neveu et fils adoptif d’Avraham) car ils nous ont refusé l’hospitalité.
Mais la Torah nous demande par ailleurs d’accepter les convertis d’Edom (Essav, frère de Yaacov) et de Mitsraim(aucun lien de parenté mais ils nous accueillis sur leur terre).
Il y a vraiment de quoi s’étonner sur les références morales de la Torah d’autant qu’entre les Égyptiens et Essav, nous avons de quoi leur en vouloir ! Et puis, est ce si grave s’ils nous ont refusé du pain et de l’eau ???
La Torah s’intéresse aux causes du problème à la source et la racine de tous les maux est l’ingratitude! C’est le défaut source !
Moav et Amon sont le résultat des siècles d’ingratitude (Loth élevé, chéri, sauvé par Avraham, et élevé au plus haut rang et pourtant, Loth n’éprouvera aucune reconnaissance pour Avraham, son ingratitude sera transmise dans les gènes de ses enfants).
La Torah ne s’intéresse pas à ce qui se voit mais à ce qui s’entend !
L’Egypte a accueilli le peuple juif durant la famine, c’est vrai qu’ensuite, ils se sont transformés en tortionnaire mais il fut une époque ou ils ont été charitables.
Ça nous suffit pour avoir de la reconnaissance ! Quel peuple ! Quelle loi !
La Torah pousse à l’extrême le devoir de reconnaissance.
La paracha ki tétsé se termine par Amalek, le 1er peuple qui surgit dans l’histoire après la sortie d’Egypte et son esprit est hors frontière, hors temps.
Amalek est un double bâtard mais il est aussi issu d’Elipaz fils d’Essav fil s d’Itshak fils d’Avraham. Sa mère est Timna rejeté par Avraham, Isthak et Yaacov.
La Torah me en évidence les difficultés qu’a le monde de remonter à la source.
Face au langage du Yestser Ara qui dit : Tout le monde est fautif sauf moi, il y a le langage de la Torah : le coupable c’est moi !
Faire Téchouva, c’est revenir vers la véritable cause du problème, à savoir moi . Alors, D., voyant cela, nous prendra forcément à ses cotés ! Ça vaut la peine de se remettre en question!
Nous ouvrons donc le cycle Paracha par la reconnaissance.
Merci au Créateur pour tout ! Merci à tous ceux qui nous ont fait du bien, même un peu !
Merci, quel joli mot !

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