L´idolatrie dans le Temple !! -Trouma- 29 Janv 2014

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : La paracha Trouma est la première des parachiot consacrées au Tabernacle et au Temple. Nous verrons aujourd´hui l´âme du Mishkan et du Temple, la Shekhina, forces qui permettent la réalisation du bien. Le Mishkan a été construit pour que la Shekhina puisse descendre sur terre, et qu´il y ait la présence de cette puissance spirituelle, dans ce monde. En se rendant au Mishkan, puis au Temple, le peuple juif se connectait à cette puissance, et recevait les moyens de vivre et de réaliser le bien. Aujourd´hui, la Shekhina nous a quittés ; nous sommes toujours porteurs du modèle, puisque nous avons la Torah, mais n´avons plus la capacité véritable de le réaliser. C´est pourquoi nous sommes en attente du 3ème Temple : la Shekhina reviendra dans ce monde, et tous les hommes, ensemble, formeront une humanité qui réalise le bien.

Sur le verset \ »tu construiras le Mishkan selon ce que Je t´ai montré (\ »haréta\ ») sur la montagne\ », le Baal HaTourim révèle que cette expression \ »haréta\ » est utilisée seulement une autre fois, dans la Torah, lorsque Moshé dit à Israël \ »haréta ladaat, je t´ai montré et fait comprendre qu´Hachem Hou HaElokim, qu´Hachem est Elokim\ ». Le rapprochement entre les deux versets nous fait comprendre que le Mishkan et le Temple sont le lieu de la connexion, où il est révélé au peuple qu´Hachem est Elokim. \ »Sur la montagne, Je t´ai enseigné qu´Hachem Hou HaElokim, vé ein od\ », Je suis le seul qui ait le pouvoir et qui règne, en bas comme en haut. Et c´est ce que Moshé transmet ensuite au peuple : \ »véyadata…\ » et tu sauras que c´est Lui qui règne !

Le Baal HaTourim dévoile que, jusqu´à Moshé, tout monothéiste savait que D est partout, mais le ´hidoush de Moshé est qu´Il est aussi \ »moshel\ », Lui seul DIRIGE tout ! De plus, Moshé est le 1er à VOIR : \ »haréta\ ». D lui a montré que le méchant a l´air de tout diriger, mais c´est une illusion car, en réalité, c´est D qui conduit tout, et Il Se sert même du méchant pour tout diriger ! Moshé dit : j´étais le 1er à capter cela, sur la montagne, mais ensuite j´ai fait descendre cette connaissance dans le Mishkan. Elle est désormais à l´intérieur d´Israël, et dans l´ADN spirituel juif. La vraie Torah est, NON DE CROIRE, mais DE VOIR comment Hachem DIRIGE le monde ! \ »Vé assou li mishkan, vé sha´hanti béto´ham\ ». Le but de la Torah et de la naissance d´Israël est de devenir le réceptacle de la compréhension de la présence et toute puissance de D dans ce monde, et de le voir !

Le Baal HaTourim montre que l´on peut décomposer \ »vésha´hanti\ » de deux façons différentes et l´on trouve, soit une valeur numérique de 410, soit de 420, allusion aux Temples qui ont duré respectivement 410 et 420 ans. Ainsi, lorsque D nous révèle le principe de Sa présence sur terre, et de notre possibilité de nous connecter à Lui, Il fait déjà allusion au fait qu´il y aura deux Temples, et qu´ils seront détruits !

Le Baal HaTourim révèle encore que le mot \ »shne krouvim\ », les 2 chérubins en or, ont la même valeur numérique que les noms des 3 pères. Lorsque Moshé se trouvait devant les krouvim, au moment où en sortait la Parole d´Hachem, Moshé et les 2 krouvim représentaient les 3 pères : \ »cela fait allusion aux mérites des pères\ ». C´est le Ari qui dévoile que le 1er Temple a été construit par le mérite d´Avraham, et le Zohar ajoute : d´Avraham est sorti Ishmael, et c´est pourquoi ce Temple sera détruit par les Babylonien, qui plus tard adhéreront à la religion d´Ishmael. Le 2ème fut construit par le mérite d´Itzhak, dont sortit Esav, et c´est pourquoi il fut détruit par les Romains. Mais le 3ème Temple, qui sera construit par le mérite de Yaakov, dont ne sortit aucun enfant qui s´exclut d´Israël, ne sera jamais détruit !

Hachem voulut qu´il y ait les krouvim, des statues, dans le Temple, pour nous montrer qu´il y a toujours en nous de l´idolâtrie. Avraham et Itz´hak incarnaient seulement un aspect de la vérité : la bonté ou la rigueur. La définition biblique de l´idolâtrie est le culte d´une vérité partielle : je vois en D seulement l´amour, ou la justice. Avraham et Itzh´ak représentent des vérités partielles, et ces Temples ont été détruits. Les krouvim avaient des visages d´enfants pour bien nous faire comprendre que l´humanité sera immature et idolâtre, jusqu´à la Délivrance. Mais le 3ème Temple, qui sera construit par le mérite de Yaakov, de l´équilibre, sera éternel, et il n´y aura pas de krouvim !

Dans le Mishkan, étaient apportées 13 offrandes, ce qui est le chiffre de l´unité. Car le Mishkan est le lieu de l´unité ! Cela nous montre que nous devons étudier toutes les facettes de la Torah, sans nous limiter à une seule vérité !

Ce sont les Moabites qui, lorsqu´ils ont vu les krouvim dans le Temple, ont dit que les Juifs étaient des idolâtres. Il est magnifique de voir comment D, d´une main, éloigne (puisque leur conversion était interdite), mais en même temps rapproche (puisque d´eux est sorti David HaMéle´h et toute la lignée du Mashia´h) ! Il devait y avoir une couronne d´or, sur l´Arche. Non seulement elle représentait la royauté, mais le Baal HaTourim remarque que \ »zahav\ », l´or, a la même valeur numérique que \ »David\ » ! Cela montre aux Moabites : regardez la grandeur et la bonté d´Hachem, car c´est de vous que sortira le plus grand de tous les justes ! L´histoire de Moab exprime toute la Direction d´Hachem : d´une part Il semble rejeter mais, de l´autre, Il rapproche, et il faut toujours regarder les deux aspects des choses !

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  • mika

    חזק וברוך !
    Juste une question si je puis me permettre,
    dans la première parti du cour, il est mis en évidence que jusqu’à une certaine époque résider, la אמונה en D… jusqu’à ce que n\’arrive le דעת en D…
    Ai-je bien compris que l\’ont ne parler bien que de la אמונה et du דעת, \ »QUE D… AGIS AUSSI DANS CE MONDE SI\ » et non de \ »L’EXISTENCE DE D… LUI MÊME\ » ??
    Car il est évident que tout juif n\’as pas la \ »CROYANCE\ » de D… mais bien la (les ?) preuves EXACT de son existence, si ce ne sont que par les prophéties qui s’accomplisse encore jusqu’à aujourd’hui (BABEL, ISAI 13, YEHESKEL 14), ou se sont accompli durant l\’histoire, des millénaire plus tard de manière tellement précise que cela en devient de la chirurgie prophétique, chose qu\’aucun être HUMAIN ou même EXTRATERRESTRE ne puisse faire.
    Sans parler bien évidement des preuve historique,scientifique, physique etc…
    Il est d\’ailleur impensable, ridicule, absurde même, d\’imaginer qu\’un peuple aurais pris sur lui toute la misère du monde depuis plus de 3000 ans pour une \ »CROYANCE\ »…
    Je vous pose cette question car un moment dans la vidéo vous vous penchiez pour dire \ »D… on y croit mais, pouvais vous le prouver ?\ »
    Merci de votre reponsse.

    Un grand admirateur, qui se force au maximum de faire diffuser votre torah dans le monde francophone comme israélien depuis plusieurs année déjà.

  • esthernehama

    HaKavod HaRav, Chalom Rav.
    Toda Raba Rav Dynovisz pour le cours et pour les \’Hidouch dans le cours.je vous confirme Rav Dynovisz quand j\’essay avec l\’Aide d\’Hachem de me souvenir et d\’expliquer vos Dvar Torah aux personnes autours de moi,les personnes sont émerveillées par vos \’Hidouch, elle me demande votre nom.je leur explique entre autre que vous êtes un \’Hassid proche du Rabbi Chlitah Zé\’hère Tsadik Vékadoch Livra\’ha.
    Chabbat Chalom Rav Dynovisz.Chabbat Chalom à toutes l\’équipe du site de Rav Dynovisz.

  • esthernehama

    _pour chaque personne qui aura envie de lire.des \’Hidouch sur les couleurs et sur le Michkan c\’est motivant d\’expliquations.dans Habad.org.Nous en venons donc à notre question : que signifient les couleurs dans le sanctuaire du cœur ? Voici comment Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, le sixième Rabbi de Loubavitch, les explique.
    Le bleu exprime notre crainte devant l’infinie grandeur du Divin. Toute l’immensité de notre univers décrite par les astronomes n’est rien comparée à D.ieu dont l’infinitude absolue dépasse le monde. Cette idée fait naître un sentiment de crainte : le bleu.
    Et pourtant les Kabbalistes nous disent que la même idée peut induire un sentiment différent, une soif passionnée de se lier avec D.ieu, au-delà du monde, au-delà de la vie elle-même, un amour enflammé pour D.ieu: l’écarlate.
    La combinaison de ces deux sentiments, la crainte et l’amour enflammé, conduit à la perception de notre propre petitesse, une conscience de notre pitoyable insignifiance par rapport à la grandeur infinie de D.ieu. De cette perspective, on considère sa propre personne avec compassion, comme en observant de très haut : pauvre petit moi, si perdu à penser exclusivement à moi-même… Ce mélange de bleu et de rouge écarlate donne le violet.
    Mais il existe aussi une autre forme d’amour de D.ieu. Non pas l’amour enflammé qui transcende l’univers, mais un amour qui coule comme de l’eau pure, conscient de la proximité intime et bienveillante de D.ieu et de l’amour de D.ieu pour nous. Ce chaleureux sentiment d’amour et de bienveillance est le blanc.
    Ce sont là les couleurs de l’âme, les émotions avec lesquelles nous nous lions à D.ieu dans notre propre Sanctuaire intérieur : le bleu, l’écarlate, le violet, le blanc…

    Pourquoi sommes-nous là ?
    Cette question – la source de toutes les questions – a été successivement traitée par les diverses écoles de pensées de la Torah, chacune selon sa propre optique.
    Le Talmud déclare, simplement et succinctement, « J’ai été créé pour servir mon Créateur. » Les œuvres moralistes du Moussar décrivent le but de la vie comme étant de raffiner ses traits de caractère. Le Zohar dit que D.ieu nous a créés « afin que Ses créatures Le connaissent.
    L’enseignement ‘hassidique explique que toutes ces raisons, ainsi que celles que l’on trouve dans d’autres ouvrages kabbalistiques et philosophiques, sont toutes des facettes différentes d’un même désir divin de la création, tel qu’il se décline dans les différents « mondes » ou domaines de la création. Le ‘Hassidisme offre également sa propre formulation de ce désir divin : que nous « fassions une demeure pour D.ieu dans le monde matériel. »
    Une demeure pour D.ieu
    Que signifie faire de notre monde une demeure pour D.ieu ?
    Une des principes essentiels de notre foi est que « le monde entier est rempli de Sa présence » et qu’« il n’est pas un endroit vide de Lui ». Il ne s’agit donc pas de faire venir D.ieu dans le monde matériel : Il s’y trouve déjà. Mais D.ieu peut se trouver dans le monde sans y être « chez Lui ».
    Être « chez soi » signifie être dans un lieu qui réceptif votre présence, un lieu dédié à satisfaire vos désirs et pourvoir à vos besoins. C’est être quelque part où vous pouvez être le « vrai vous », contrairement à l’attitude « publique » que vous empruntez en d’autres circonstances.
    Le monde matériel, dans son état naturel, n’est pas un environnement hospitalier pour D.ieu. S’il y a un point commun entre toutes les choses matérielles, c’est bien leur égocentrisme intrinsèque, l’établissement de l’ego en tant que fondement et but de leur existence. Avec chaque iota de sa masse, la pierre proclame : « je suis. » Chez l’arbre comme chez l’animal, la préservation et la reproduction de soi est au centre de chaque instinct et est l’objet de chaque développement, de chaque action. Et qui plus que l’être humain a fait de l’ambition un art, et du carriérisme un idéal universel ?
    Le seul problème de tout cet égoïsme, c’est qu’il masque la vérité sous-jacente à l’existence : la vérité selon laquelle la création n’est pas une fin en elle-même, mais le produit et le vecteur de son Créateur. Et cet égocentrisme n’est pas un aspect marginal ou secondaire de notre monde, mais sa caractéristique la plus fondamentale. Dès lors, pour faire de notre monde une « demeure » pour D.ieu, c’est sa nature même que nous devons transformer. Nous devons reconstruire les fondements mêmes de son identité et donner à cette entité égocentrique une existence vouée à un dessein qui la dépasse.
    Chaque fois que nous saisissons un objet matériel ou que nous utilisons une aptitude et que nous les engageons dans le service de D.ieu, nous opérons une telle transformation. Quand nous prenons un morceau de cuir et en faisons une paire de Téfilines, quand nous prenons une pièce de monnaie et la donnons à la charité, quand nous employons notre esprit à l’étude d’un chapitre de Torah, nous opérons une telle transformation. Le morceau de cuir qui disait à l’origine « J’existe », dit maintenant « J’existe pour servir mon Créateur ». Une pièce dans une poche dit « J’aime l’argent » ; dans une boite de charité, elle dit « Le but de la vie n’est pas de recevoir, mais de donner. » Le cerveau humain dit « Enrichis-toi » ; le cerveau qui étudie la Torah dit « Connais ton Créateur. »
    La frontière du moi
    Notre effort de faire de notre monde une résidence pour D.ieu se décline en deux étapes. La première est de faire des ressources matérielles « un réceptacle pour la Divinité » : façonner le cuir en Téfilines, donner l’argent à la charité, programmer du temps pour l’étude de la Torah. La seconde consiste à employer effectivement ces « réceptacles » à la réalisation de la volonté divine : attacher les Téfilines sur le bras et sur la tête, utiliser l’argent donné à nourrir les affamés, étudier la Torah, etc.
    À première vue, il semble que la deuxième étape soit la plus importante, alors que la première ne fait que permettre la seconde. Mais, lorsque la Torah évoque la première demeure pour D.ieu construite dans notre monde, elle insiste beaucoup plus sur la construction de la « demeure » que sur son utilisation effective comme résidence divine.

  • Moshe007

    Les chrétiens comme les musulmans ne sont rien sans ce qu\’ils ont volés dans le Tanach, alors vous pensez qu\’ils veulent nous laisser la terre d\’Israël ?

    Sans nous, ils ne seraient rien, leurs sectes n\’existeraient pas, mais avec nous, ils existent encore moins !

  • daniel2014

    Si jai bien compris vous dite que le judaism est multi-facette (sfiroth), allors pourquoi ont dit notament dans la hassidout que ya que du bien qui vient de Dieu? ont defini allors dieu comme etant que du bien?

  • rav Haim Dynovisz

    A daniel g. le bien dont on parle au niveau de D. n\’a rien a voir avec notre comprehension limite du bien…il s\’agit d\’un concept dont l\’essence n\’a plus rien a voir avec l\’homme d\’aujourd\’hui…

  • odh

    Chalom Rav, hazak pour ce cour! k\’ai juste une petite question. On nous demande justement dans pirkei avot de se faire un Rav et de suivre ses enseignements. Je ne vois pas en quoi cela pourrait être une forme d’idolâtrie.

  • Zuhurbelea

    le bien d\’ici aujourd\’hui est de connaître. et puisqu\’on ne connaît plus rien pour avoir jeté l\’aïeul aux orties, connaître c\’est se persuader qu\’on connaît. donc on connaît sa rue, sa boulangerie, sa ville, et on croit connaître les gens. et plus il y a de confusion dans le monde et moins on ose apprendre, trahi qu\’on est par une expérience qui perd sa valeur : l\’exemple typique est le dicton régional alors qu\’il n\’y a plus de saison ! mais il existe des lieux de Connaissance profonde. Temps, espace et conscience y sont complets, liés : pas de vide, pas de limite à l\’esprit : il n\’y a que des nuées de faits, toutes en harmonie (et certes tous les Cieux ne sont pas forcément paisibles). C\’est uniquement par la séparation initiale que les retrouvailles prennent un côté festif. Sans quoi ce n\’est que de la contemplation : la même chose, en un peu moins festif. On ne fait qu\’ajouter de la valeur, à se mettre ainsi des fautes adamiques dans les roues… Vivre un monde affreux et dévoreur de sens, non dispensateur : arrive le temps des retrouvailles. La sortie d\’une matinée à couper du bois, et la sortie de 30 ans de goulag : lequel des deux serfs demande le plus