Création du monde 11- 7ème Jour -Berechit 5 – Le Sens Profond Du Chabbat et de la Circoncision- Origine des Religions – 22 sept 2009 – No 11 P –

Télécharger Vidéo Télécharger Audio Enfin, nous sommes arrivés au Chabbat. A tout ceux qui pensaient enfin se détendre l´esprit, nous voulons dire qu´il va y avoir encore du sport. Le rav Dynovisz va souligner de nouveau des anomalies qu´il va mettre en musique pour notre bon plaisir. Attendez vous à des révélations!
Pénétrer les secrets de la Torah n´est il pas le plus grand des bonheurs!
Verset 2-1וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ, וְכָל-צְבָאָם.
Ainsi furent terminés les cieux et la terre, avec tout ce qu´ils renferment.

: Verset 2-2וַיְכַל אֱלֹהִים בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה; וַיִּשְׁבֹּת בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי, מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ אֲשֶׁר עָשָׂה.
Elokim mit fin, le septième jour, l’œuvre faite par Lui ; et Il s’est mis en Shabbat, le septième jour, de toute l’œuvre qu´Il avait faite.

À un premier niveau de lecture, ces deux versets semblent répéter plusieurs fois la même chose. Regardons à présent le troisième verset :

: Verset 2-3וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת-יוֹם הַשְּׁבִיעִי, וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ: כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ, אֲשֶׁר-בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת.
Elokim bénit le septième jour et le proclama saint, parce qu´en ce jour Il se mit en Shabbat de l’œuvre entière qu’Elokim avait produite et organisée.

Une difficulté est dans ce verset, en effet pourquoi est-il répété à la fin que c´est Elokim qui a tout créé, alors que le début du verset parle déjà d’Elokim, faisant une répétition ? Il est dit : Elokim bénit l´œuvre d’Elokim !
Le verset aurait du dire : Elokim a béni l´œuvre qu´Il avait fait.
Remarquons d’autre part, dans les versets 2-2 et 2-3, que le nom Elokim ne figure que lorsqu´il s´agit de ce qui a été créé ou de la fin de l´action de créer. Mais lorsqu´apparait la notion du Shabbat le nom Elokim disparait (Il s´est mis en Shabbat)
Demandons-nous de plus ce que signifie Shabbat ?
Quelle est la différence avec l´autre expression : Elokim a terminé ou a mis fin….

Afin de répondre à toutes ces interrogations, il nous est nécessaire de revenir sur le verset qui clôture les six jours de la Création :

: Verset 1-31וַיְהִי-עֶרֶב וַיְהִי-בֹקֶר, יוֹם הַשִּׁשִּׁי. Le soir se fit, puis le matin; ce fut le sixième jour

La traduction en français est incapable de mettre en évidence une anomalie grammaticale dans le texte biblique. En effet, le mot sixième (jour) est écrit dans le verset avec une lettre en plus qui n´apparaît pas a la fin des cinq premiers jours.
Pourquoi est-il dit Yom Ha chichi pour dire le sixième jour ?
Il aurait dû être dit : Yom Chichi. Nous voyons que la lettre Hé – ה est en trop.

Le vendredi soir lorsque nous disons le Quiddouche – la prière qui introduit le repas du Shabbat –, nous commençons par répéter la fin du récit de la Création mais d´une manière très surprenante. Nous lisons, en effet, les deux derniers mots des versets consacrés au sixième jour (ces deux mots sont : Yom ha Chichi – le sixième jour), puis nous enchaînons immédiatement sur la lecture des versets consacrés au septième jour.
Les deux mots – le sixième jour – n´ont, apparemment, aucun lien avec le texte qui suit puisqu´il parle du Shabbat et pas de ce qui a été créé au sixième jour. De plus, si l´intention est de rappeler la création du sixième jour, pourquoi ne dire que ces deux mots : le sixième jour ?!
En vérité, les deux derniers mots du récit du sixième jour et les deux premiers mots du récit du septième jour font allusion au plus haut degré du divin représenté par le Nom Ineffable.

En prenant les initiales des mots יוֹם הַשִּׁשִּׁי – Yom Hachichi – le sixième jour – et celles des deux premiers mots ouvrant le récit du septième jour : וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם – Vayekhoulou Hachamaïm – ainsi furent terminés les cieux – nous obtenons en hébreu les quatre lettres du nom divin, le Nom Ineffable que nous ne pouvons prononcer tel qu’il s’écrit et qui est composé des lettres Youd Hé Va Hé.
Nous comprenons à présent, que le but de cette lettre ajoutée – le He – au mot \ »le sixième\ », est de faire apparaître le Nom Ineffable (le mot \ »jour\ » commence par un Youd, première lettre du nom divin, et le mot \ »sixième\ » commence par un He, deuxième lettre du nom, puis les deux lettres du Nom qui suivent, le Vav de \ »ils furent terminés\ » et le He du mot \ »cieux\ »).
Aucune traduction ne peut évidemment, rendre compte de cette organisation quasi magique des mots. Nous voyons bien à quel point toute la profondeur de la Torah s’enracine dans le texte lui-même où se cache l´essentiel du message divin.
L´esprit est dans la lettre, le fond est dans la forme.

Apparaît alors au moment ou s´achève l´œuvre de la Création et où commence l’entrée de Shabbat, une élévation du niveau du monde plaçant celui-ci au-dessus des six premiers jours.
Durant tout le récit de la Création, uniquement le nom d’Elokim s’est dévoilé, alors qu´à l´entrée du Shabbat, c’est le Nom Ineffable qui, comme s’il prenait le relais, commence à se dévoiler.

Pour quelle raison Elokim est lié à la semaine ? Et pourquoi le Nom Ineffable est lié au Shabbat ?
Le texte nous montre qu’il existe une différence entre ces deux noms et nous devons mieux analyser ce texte à présent, afin de comprendre ce qu’elle est. Mais nous devons aussi chercher à comprendre pourquoi les quatre lettres de ce Nom apparaissent en même temps liées à la semaine et au Shabbat, puisque nous avons vu, en effet, que les deux premières lettres de ce Nom apparaissent déjà à la fin du sixième jour ?

Dans les versets concernant le Shabbat nous voyons deux expressions qui se répètent et semblent dire la même chose : la première וַיְכַל – vayikhal – signifie, mettre fin, cesser, terminer ; et lorsqu´il s´agit de dire que D. a terminé l´œuvre de la création, c´est le nom Elokim qui est utilisé.
La deuxième est וַיִּשְׁבֹּת – vayishbot – qui peut signifier aussi cesser (une activité), mais qui fait plutôt allusion à un \ »retour vers\ ». Le mot וַיִּשְׁבֹּת – vayishbot vient, en effet, du verbe lachouv, qui signifie revenir. La vraie traduction du mot Shabbat est donc \ »retour\ », \ »revenir\ ». En vérité, les deux traductions sont justes, car Shabbat veut dire \ »cesser\ » et \ »revenir\ », mais ces deux verbes désignent, le \ »comment\ » et le \ »pourquoi\ ». Pourquoi D. cesse t-Il toute activité ce jour là, afin de faire revenir le monde à sa source première !

Remarquons cependant, que lorsqu´il s´agit d´expliquer l’entrée de D. dans le Shabbat – c´est-à-dire, qu´Il agit afin de ramener le monde à sa source –, alors le nom d’Elokim n’est plus cité et est remplacé par le pronom \ »Il\ ». –\ » Il \ » s´est mis en Shabbat –.

Cette manière de parler de D. sans le citer clairement, fait allusion au Nom Ineffable, que l´on ne prononce pas, justement parce qu´il désigne un très haut niveau du divin.
C´est ce Nom auquel la Torah fait allusion à l´entrée du Shabbat.

Elokim a fait une Clia – cela veut dire qu’il a terminé l´œuvre de la création mais sans donner le sens et la raison de cette œuvre –.
Et nous voyons que le Nom Ineffable a fait une Shvita. (À ce niveau, le sens et le pourquoi commencent à se dévoiler : Pourquoi avoir créé, puis cessé ? Afin de permettre à la création d´entreprendre son propre retour.)

Le nom Elokim désigne donc D. lorsque l´homme vit au niveau des jours de la semaine profane, dans un monde dont il ne comprend pas le sens.

Le Nom Ineffable désigne D. lorsque l´homme, en respectant le Shabbat, comprend qu´il n´a été placé dans ce monde que dans le but de le ramener à sa source.

Relisons à présent le verset 2-3 :

וַיְבָרֶךְ אֱלֹהִים אֶת-יוֹם הַשְּׁבִיעִי,Elokim a béni le septième jour
וַיְקַדֵּשׁ אֹתוֹ: כִּי בוֹ שָׁבַת מִכָּל-מְלַאכְתּוֹ, אֲשֶׁר-בָּרָא אֱלֹהִים לַעֲשׂוֹת.
Il l’a sanctifié, car Il s’est mis en état de Shabbat de tous les travaux qu’Elokim avait fait.

Nous avions déjà montré que la lecture de ce verset était difficile.
Si le verset ne parle que d’Elokim, comment peut-il dire qu´Elokim s´est mis en Shabbat de tous les travaux qu’Elokim avait faits !
Le texte aurait du être : Elokim s´est mis en Shabbat des travaux qu´Il avait fait.

Mais nous avons à présent la clef de lecture de ce verset mystérieux.
Il fait allusion aux deux dimensions de D., Elokim et le Nom Ineffable.
Et voila la bonne lecture de ce verset : Il l’a sanctifié, car IL–le Nom Ineffable – s’est mis en état de Shabbat de tous les travaux qu’Elokim avait fait.
\ »Le Nom Ineffable s´est mis en Shabbat après qu’Elokim eut cessé son œuvre\ », signifie qu´à la fin du sixième jour, grâce au Shabbat, a commencé à se dévoiler dans le monde, la lumière du retour.
Nous comprenons aussi la raison pour laquelle le Nom Ineffable commence à apparaître dans les deux derniers mots parlant du sixième jour, avant que n´entre véritablement le Shabbat. Parce que le Nom Ineffable est la dimension qui permet de faire la liaison entre les six jours de la semaine et le Shabbat. En fait le Youd et le Hé appartiennent à la dimension semaine (puisque ces deux lettres du Nom Ineffable apparaissent en fin du sixième jour), et les deux dernières lettres Vav et Hé appartiennent à la dimension Shabbat, et la réunion des quatre lettres réunissent les deux dimensions, celle de la semaine et celle de Shabbat.

Forcement le Shabbat doit conclure tout ce que nous expliquons depuis le début sur la Création.
À savoir : que l’intention d’Elokim, durant les six jours de la Création était d’éloigner, son monde le plus possible de sa source, de manière à lui donner l’indépendance, la liberté de choix, y compris de faire le choix du mal, afin de pouvoir aussi choisir le Retour, et la redécouverte de sa source volontairement voilée par Elokim.

Notre étude nous permet à présent de comprendre que les deux noms divins désignent deux actions et deux intentions dans le projet de D. .
Lorsqu´Il agit afin de permettre à Son Monde de s´éloigner de Lui, Il s´appelle Elokim, et lorsqu´Il agit afin de le ramener à sa source, son nom est le Nom Ineffable.

Cette lecture précise du verset met à nouveau en évidence l´impossibilité de comprendre le véritable message divin dans toutes les traductions réalisées à ce jour, incapable de retransmettre le génie et la subtilité de la Langue Sainte qui, dans chaque lettre, cache une sagesse infinie.

Cette volonté d’Elokim, d´éloigner le monde de sa source, s’appelle dans le langage de la Kabbala, LA LIGNE. Il s´agit bien sur d´une image, mais la ligne est la figure qui représente le mieux cette notion puisqu´elle est formée par deux points qui s´éloignent l´un de l´autre. Comme pour n´importe quelle science, et à plus fortes raisons pour la Science des sciences, nous devons connaitre et comprendre le sens profond des mots utilisés par la Torah, car ils sont tous \ »codés\ » et font allusion à des notions profondes et complexes. Aussi, lorsque la Torah évoque le nom d’Elokim, dans le récit de la Création, elle fait allusion à la force du divin qui éloigne la création de sa source et la voile. Pour cette raison cette dimension de D. est aussi appelée midat ha din – la force de la rigueur, car en cachant la source, le monde se trouve dans les rigueurs de l’obscurité, alors que la lumière et la clarté estompent tous les doutes, les angoisses, les peines, et placent le monde à la recherche de sa matrice face à sa source.

Nous voyons que nous ne pouvons traduire le nom Elokim, ni par D. et ni par Créateur, car ses deux traductions ne rendent absolument pas compte du sens précis de ce nom et du rôle qu´il joue au sein même de la Création. La seule traduction possible serait : Celui qui crée en voilant la source afin que nous ne puissions savoir « Qui » nous a créés.

Cette dimension linéaire est représentée par les six jours de la semaine, et nous remarquons qu’en hébreu la lettre six se dessine par la lettre Vavו . Comme nous pouvons le constater, cette lettre a la forme d’une ligne !

Nous constatons que la vérité de la Torah passe autant par l´esprit (le sens) que par la lettre, puisque même la forme des lettres est porteuse du sens profond des messages les plus secrets de la Torah.

Le Shabbat quant à lui, incarne le CERCLE, car il ramène le monde à sa source , comme deux points d´un cercle qui malgré l´éloignement finit par se rejoindre au point de départ. Sa lumière spirituelle est donc celle incarnée par le Nom Ineffable.

Nous voyons que le monde est créé selon le principe de la Ligne et du Cercle, de l’éloignement et du retour, des six jours de la semaine et du septième le Shabbat.

Relisons maintenant le récit du Shabbat après ces explications :

Yom Hachichi Vayekhoulou Hachamaïm – Le sixième jour ainsi furent terminés les cieux –. Se termine le sixième jour on rentre dans le septième et commence à se dévoiler le Nom Ineffable, on sort de la dimension linéaire pour entrer dans la dimension circulaire, celle du retour.

Vaykhal Elokim va yom hachevyi mélakhto hacher assa – Elokim mit fin, le septième jour, à l’œuvre faite par Lui –.
Nous avons traduit Vayikhal par terminé, mettre fin. Mais nous allons à présent comprendre plus profondément ce verset en scrutant le sens précis des mots utilisés dans la Langue Sainte. En hébreu, chaque mot a une racine qui a elle-même un sens nous permettant de mieux comprendre la signification du mot ayant cette racine. Nous savons que la racine de ce mot est KELI = réceptacle.

Quel peut être le lien entre le mot –terminé – et sa racine – réceptacle ?

Elokim est celui qui crée les réceptacles, c’est-à-dire qu’il crée une forme creuse qui n’existe que pour recevoir. Un réceptacle est aussi un objet qui attend d’être rempli.
Nous nous rappelons que le nom Elokim désigne la force divine qui éloigne le monde de sa source. Automatiquement, la Création ressent un manque et un vide qu´elle n´arrive pas à combler.
La Torah nous enseigne ici que le sentiment de manque est la conséquence directe de l´éloignement et du voile.
La créature ne sachant pas qu´elle manque tout simplement de la proximité de sa source s´en va en quête de bonheurs éphémères qui creusent plus encore ce manque et ce vide.
Rachi interprète également ce mot par le fait que le monde créé était en manque. \ »Que manquait-il au monde ? Le repos. Est venu le Shabbat, est venu le repos. Ainsi fut achevée et terminée son œuvre\ ».
La seule possibilité pour combler le manque inhérent à la création, explique Rachi, est qu’il retourne à la source cachée en observant le Shabbat.
Finalement, Elokim a placé à l´intérieur de la Création la force qui peut la faire revenir.
D´un côté Il éloigne la Création de sa source, et de l’autre côté Il créé le sentiment de manque et de vide qui oblige la créature à \ »chercher quelque chose\ ».
Tout le problème bien sûr est de trouver ce qui peut véritablement combler ce manque.
Toute l´Histoire Humaine n´est autre que la quête et la recherche de ce bonheur perdu!
Chaque civilisation apportant ce qu´elle croit être la réponse au problème éternel de l´homme.

D’une certaine manière nous pourrions finalement dire que la Création est l’apparition du manque !

Elokim est donc le grand créateur de manque, car en voilant la source, Il crée un manque, Il crée le besoin de retrouver cette source. En créant le réceptacle, Il crée le besoin d’être rempli. Le monde est un grand réceptacle !

Faute d’avoir les bonnes réponses à ce manque chacun va chercher un ersatz. Pour les uns ce sera l’argent, les plaisirs sans fin, les drogues et tous leurs dérivés, de la cigarette aux drogues dures et aux médicaments de toutes sortes. Pour les autres ce sera de fausses idéologies. Toutes les nuances existeront selon les peuples et les civilisations.

C’est aussi la raison pour laquelle le monde a été créé en six jours, le chiffre six –6– représenté par la lettre vav– ו – linéaire, car le but était de faire de ce monde un réceptacle en l´éloignant de sa source comme deux points d´une ligne. En arrivant au sixième jour, l’objectif est donc atteint.

Vayishbot bayom hachevyi mikol melakhto acher assa. – et Il s’est mis en Shabbat, le septième jour, de toute l’œuvre qu´Il avait faite.
Mais en arrivant au Shabbat, le Nom Ineffable, courbe la ligne pour la faire revenir. Car comme nous l’avons vu Shabbat vient du verbe Lachouv – revenir. Après la dimension linéaire, arrive la dimension circulaire.

Vayevakhere Elokim et yom hachevyi. – Elokim bénit le septième jour.
Ce verset contient une explication extraordinaire cachée dans les mots du verset. Le verbe \ »bénit\ » vient de la racine Brekha qui signifie \ »la source\ ».
Nous avons déjà expliqué que la racine du mot, en hébreu, révèle le sens du mot.
Quel est le lien entre \ »bénédiction\ » et \ »source\ »?
En vérité, la bénédiction liée au Shabbat est le retour à la source !
Le septième jour est bénit parce qu´en ce jour se dévoile la dimension circulaire qui ramène le monde à sa source.
C´est Elokim qui bénit ce jour car c´est la dimension linéaire qui avait éloigné le monde, qui retrouve à présent sa source grâce à l´apparition, le Shabbat, de la dimension circulaire.
Nous comprenons aussi grâce à ce verset ce qu´est véritablement la bénédiction : toute réussite attachée à sa source est une réussite bénie.
En d´autres termes seul celui qui sait que sa réussite lui vient (à la source de son travail) de D., connaîtra le bonheur de la vraie bénédiction.

Elokim a retrouvé sa source, le Nom Ineffable, le septième jour.

Il est important de remarquer ici que depuis les récentes découvertes scientifiques nous savons que la vraie ligne n´existe pas puisque toute la réalité est courbe et ondulaire !
Nous comprenons le sens profond de cette découverte: En fait, rien ne peut s´éloigner véritablement de sa source, D. n´a créé que l´illusion de l´éloignement, mais fondamentalement le point qui s´éloigne ne fait que revenir a sa source !

Vayekadesh oto – et le proclama saint.
C’est la première fois que le mot quedoucha–sainteté apparaît dans la Torah.
Puisque la sainteté se dévoile le Shabbat on comprend qu´elle ne signifie pas un repli ou un retrait du monde, comme dans la plupart des religions, mais un dévoilement de la source véritable de ce monde.
Lorsque le monde matériel retrouve sa source, il n´est plus une cause d´éloignement pour celui qui veut s´attacher à D. et il n´est plus nécessaire de le fuir.
Le Shabbat dévoile la vraie sainteté : être dans ce monde et avec D., sans avoir peur de la matière.

Dans le Judaïsme pour trouver D. il faut être DANS le monde et non en retrait de ce monde, c’est pour cela que le Nom Ineffable se lie entre le sixième et le septième jour, comme nous l´avons expliqué.

La circoncision–Brith-mila, sert à dévoiler le \ »cercle\ »– la forme ronde – à l´extrémité du membre de l’homme, qui a une forme linéaire !
Il est extraordinaire de remarquer, en effet, que toute la symbolique de la \ »ligne\ » et du \ »cercle\ » se retrouve au niveau du membre de l´homme et que c´est précisément le premier et le plus important de tous les commandements que nous accomplissons au point d´être le seul a être appelé l´Alliance.
Sur un membre non circoncis le cercle n’apparaît pas, on ne voit qu’une ligne, cela signifie que cet homme est enfermé à l´intérieur de la dimension linéaire qui voile la source, éloigne et provoque un sentiment sans cesse grandissant de manque.

L´homme circoncis a retrouvé la dimension circulaire, il est proche de sa source et vit au niveau du \ »Shabbat\ », c´est-à-dire, avec toute la quiétude, la tranquillité et le bien-être de celui qui a comblé ses manques et trouvé le vrai bonheur.
La circoncision s´appelle \ »Alliance\ » car seul le peuple circoncis, capable de retrouver la source de toute existence, peut s´attacher à D. et conclure avec Lui une alliance.

Yom Hachichi Vayekhoulou Hachamaïm – Le sixième jour ainsi furent terminés les cieux – Nous avons vu que le Nom Ineffable apparaît dans ces mots et s’arrête à hachamaïm – le ciel. Le mot \ »La terre\ » n’est pas compris dans ce premier dévoilement du Nom Ineffable, car nous ne sommes encore qu´au niveau du \ »Shabbat de D.\ ». D. a inscrit dans son monde les principes fondamentaux, mais tout est potentiel, c’est à l’homme de les faire descendre sur terre et de les réaliser. À partir du moment où le peuple juif a reçu et accepté la Torah, il a les outils lui permettant de faire descendre cette Potentialité appelé Chamaïm – cieux.

La dimension circulaire que D. a placé dans son monde s’appelle \ »sept\ », ce chiffre représente la dimension circulaire potentielle. Mais la dimension circulaire que l´homme fait descendre et dévoile sur terre par son travail et ses efforts, s’appelle \ »huit\ ».
Le Huit est au-dessus du sept, nous voyons l’humilité profonde de D. qui donne à l’homme plus de place qu’à lui-même. Le huit incarne la perfection de l’homme qui a su récupérer toutes les forces que D. a mis en lui et dans le monde, pour faire l’Histoire. Voilà pour qu’elle raison la Brith–mila se fait le huitième jour, car les sept premiers jours après la naissance, le nouveau-né, reçoit potentiellement toutes les forces circulaires et linéaires dont il aura besoin, mais ce n´est qu´au huitième jour que commence son véritable travail de parachèvement de la création en dévoilant, \ »en-bas\ », tout ce qui était potentiel, \ »en-haut\ ».

(4864)

About The Author
-

  • ATsipora

    M. le Rabbin,

    Je souhaiterais vous soumettre la question suivante :
    L\’absence de création (lors du Chabbat) correspond-t-elle à une création ?

    Toda raba pour tout votre travail.

    Shalomement vôtre,

    Tsipora

  • sweiller

    Merci pour ce cours passionnant dont nous avons commenté la première partie ce chabbat en famille … Merci aussi pour le texte d\’accompagnement très détaillé et avec versets en hébreu !

    J\’aimerai suggérer ici quelques notions et commentaires me semblant intéressants …

    En mathématiques pures, la ligne droite n\’existe pas ! On parle de cercles dégénérés (un pour chaque direction), cad d\’un cercle dont le rayon est devenu infini. Je proposerai comme tentative de commentaire pour expliciter votre propos (Hachem courbe la ligne droite) en disant qu\’à partir du moment ou Hachem n\’enlève rien que l\’ \ »infini\ » du monde de la nature, il ne reste plus que des cercles, aussi grands soient ils, donc qui reviennent toujours à leur source…
    Un scientifique peut admettre, plus que l\’homme simple, qu\’il ne faut pas croire ce que nous dit notre cerveau (\ »Je crois ce que je vois\ »). La ligne droite est un exemple. Tout le monde dit que la lumière se propage en ligne droite … bien que cela semble évident à nos yeux (les rayons lasers par exemple) la lumière suit en fait les courbes, les méandres de l\’espace-temps courbé. Nous n\’avons pas la possibilité de voir ces déviations par rapport à la ligne droite, extrêmement faibles à notre échelle …

    Donnons un autre exemple : le plus grand cercle lié à quelque chose de matériel est celui qui entoure tout l\’Univers. Ce cercle n\’étant pas infini marcher le long de celui-ci nous ramènera quand même au point de départ. Pourtant on pourrait vraiment avoir l\’illusion, être convaincu que ce cercle est une ligne droite parfaite ! En effet pour dévier de la largeur d\’un cheveu par rapport à la droite (tangente) du départ il faudrait parcourir sur celui ci, 1951 fois la distance Terre-Soleil ou 49 fois la distance Terre-Pluton ou encore 10 fois le diamètre du système solaire ! Même pour s\’écarter de la taille ridiculement petite d\’un simple atome, il faudrait parcourir 242 000 km, soit la moitié de la distance Terre-Lune …