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6 commentaires

  • Christine Bruno

    Quel zip sur la Judee Samarie!,le coeur historique du Peuple juif,l’endroit où tout a commencé… !!! Encore une mine de Vérité!Mais moi,j’y pose le pied et je saute et bondis de joie avec allégresse !!!Quoiqu’il en soit il y a toujours le juste retour des choses…
    Ah! si j’étais un juif entier =duo parfait »Yéhochoua et Caleb »!!! « Je ramènerai les captifs de Mon peuple Israël et de Juda. Et je les ferai retourner sur la terre que J’ai donnée à leurs pères, et ils la posséderont (Jérémie 30,3).

  • Matthieu

    Votre enseignement m’interpelle et soulève un questionnement philosophique, existentiel sur la raison qu’a suivie Caleb en atteignant le caveau des pères. On aura tendance à réduire tous ses motifs à une explication. Vous dites que Caleb viens pour affirmer le lien du sang qui l’unit aux pères. Mais, qu’est-ce qu’un père ? Question, ici éminemment cruciale. Un père est-il celui qui nourrit et élève un enfant comme son fils, comme le fruit de sa propre semence ? Peut-on envisager que seul un géniteur qui transmet son ADN à l’enfant par la mère peut se prévaloir de ce titre ?
    Vous voyez peut-être là où je veux en venir, humblement et accablé par le poids de ce questionnement.
    Caleb n’est-il pas aussi, au-delà de sa filiation charnelle, le fils de la Promesse faite à ses pères par Dieu ? Dans la vie courante, si une personne me fait une promesse, je peux croire ou ne pas croire qu’elle l’honorera et la tiendra coûte que coûte. De là, on comprend que la réponse de l’Homme à la promesse de Dieu… c’est la Foi, le plus grand trésor. Continuer de croire en Dieu, malgré les épreuves et les faux-semblants, l’aimer et le servir jusqu’au sacrifice de sa chair, de son propre fils, c’est en quelque sorte le témoignage vivant d’Abraham qu’il lègue à sa postérité. Parce que Dieu a éprouvé sa Foi et qu’il l’a trouvé digne de confiance, Dieu dit à Abraham qu’il sera béni par une multitude de nations. Le père de la Foi d’une multitude de nations qui ne portent pourtant pas son ADN…
    C’est aussi parce que Caleb avait foi en la promesse de Dieu, cette parole qu’il voyait vivante en lui et dans le cœur de sa famille, de son clan et de sa tribu qu’il arrive au caveau des pères. Il est certes le fruit d’une généalogie qui le dépasse très certainement, mais il est surtout le prolongement d’un arbre de vie qui demeure dans la Foi en sa terre promise. Une Foi qui à l’instar d’Abraham le pousse à œuvrer pour le bien et la volonté d’Hachem. A l’évidence, Caleb reconnaît l’expression de cette humanité qu’il voit dans les siens aux paroles que Dieu a mises en Moïse. Caleb croit, il a la Foi et il se range au côté de Yeoshua au devant de Moïse et de Dieu pour apporter la dimension terrestre et politique parmi les 12 tribus d’Israël au projet divin. Il réalise qu’il doit maintenant prendre sur ses épaules la charge et les responsabilités qu’appelle la parole de Dieu adressée aux Hommes depuis Abraham. Il comprend que la providence lui demande d’être le continuateur du projet divin. L’acteur essentiel dans sa génération qui contribue à l’avènement de la royauté de Dieu sur Terre. Il est de la trempe de ces hommes qui au fil des âges nous accompagnent, nous éclairent et nous forment à vivre (de) la parole de Dieu jusqu’à la délivrance finale… parce qu’ils ont la Foi gravée dans leur chair.
    Vous identifiez les racines du judaïsme à cette transmission qui s’inscrit dans la bénédiction et la prière qu’adresse Moïse à Yehoshua. Ce faisant, votre regard ne relève aucune dimension religieuse ou spirituelle dans la réponse de Caleb. Caleb, descendant de Juda, il incarne la dimension malchoutique du projet divin. La tradition juive voit en Caleb, l’homme qui vient se recueillir dans le caveau des pères, comme pour relever et révéler l’indéfectible lien du sang qui l’unit à ses pères. Source de sa judaïté et de la royauté d’Israël… Par extension, la visite de Caleb au caveau des pères rappellerait selon vous la source de la judaïté de tous les juifs. S’il avait visité les caveau des mères, votre explication m’aurait convaincu, mais là… il y a quelque chose qui cloche. Et là, revient le questionnement initial de mon propos. Qu’est-ce donc qu’un père ?
    Caleb, en tant qu’explorateur de la terre à conquérir et père de la nation à venir, puisqu’il est le prince de la tribu de Juda, a-t-il besoin de revendiquer un patrimoine génétique ou son droit d’aînesse (sa bechora) pour asseoir l’autorité politique qui lui est promise dans la Torah de Moïse ? N’est-il pas d’abord et de son propre chef, à l’égal du caractère courageux et bon d’Abraham et animé par cette même Foi dans les décrets de Dieu ? Autrement dit, Caleb n’est-il pas avant tout un fils d’Abraham au sens torahique du terme, à savoir un homme à qui l’on a su transmettre l’essentiel des valeurs morales et spirituelles ? Un homme conscient de ce qu’il porte en son for intérieur la semence du projet divin, une terre fertilisée par la parole de Dieu.
    Caleb, Yehoshua, Moïse et toutes les nations qui se reconnaissent dans la Foi d’Abraham sont de l’essence de cet arbre de vie enraciné dans les promesses divine. C’est peut-être aussi et surtout cette prise de conscience qu’exprime Caleb à son retour d’Hébron. Il est le prince de Juda qui a cheminé jusqu’au caveau des pères pour recevoir les forces spirituelles de la Foi. Au-delà de la mort et du temps, c’est en ce lieu qu’Hachem manifeste à Caleb et à tout Israël l’essence de la postérité d’Abraham. Dieu scelle la condition de la conquête de la terre promise et de l’établissement de sa royauté sur terre. On comprend que Caleb est le fils de la foi de ses pères. A l’époque d’Abraham, la torah de Moïse n’était pas encore révélée, mais l’attitude d’Abraham est entièrement formée par les vertus de la Foi. De même Caleb, s’il suit les prescriptions révélées par Moïse, il est mû par la foi jusqu’au fondement de son être. Le caveau prend ici toute sa dimension symbolique. Ce caveau renvoie à un autre caveau, celui de Jésus-Christ, Jehoshua, fils de Joseph le charpentier, lui-même fils de David… Mais avant que mon propos ne vous irrite, ce qui n’est pas mon intention, je vous conclurai juste que le sens révélé de notre histoire n’est qu’une question de point de vue, et de foi…
    Il va falloir nous entendre et nous respecter pour avancer jusqu’à la délivrance finale.
    En vous souhaitant le meilleur…