Paracha Vayetse: Texte du rav Dynovisz

Texte du rav Dynovisz: Paracha Vayetse

A part pour les « rêveurs » qui vivent dans un « autre monde », il est très difficile de parler de « Torah » après ce que nous avons traversé cette semaine.

« Parler de Torah », je fais bien sûr allusion à des « paroles religieuses, rabbiniques, synagonales », qui planent au dessus du réel, du concret, tout simplement, au dessus de la vie.

Pendant que des centaines de missiles tombaient sur des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, un grand rabbin d’Israël, ne trouva rien d’autre à dire du haut de sa « grandeur illusoire » que : il faut lire les Psaumes en ces moments tragiques…….

Paroles de « curé » englouti dans les profondeurs de sa « paroisse juive », incapable de parler le langage de la réalité et de toucher le coeur des humains.

Cette « Torah galoutique » fondée sur le principe de « l’espoir fait vivre » et qui transforme notre peuple en mouton ou chair à canon, cette Torah, comme toutes les religions, à la solde du pouvoir et des dirigeants, qui n’ont besoin du peuple qu’afin de renforcer leur pouvoir.

Je demandais moi-même à un ami « religieux » cette semaine  : que pouvons-nous faire ?

Sa réponse fut « l’hymne nationale de la civilisation de la lâcheté » :  il faut prier !

Il était une fois, dans un monde « irréel », à l’époque du roi David, si quelqu’un de la bande de Gaza avait jeté une pierre sur un juif et l’avait seulement blessé, David aurait engagé des combats qui auraient fait des centaines de morts du côté du « lanceur de pierre ».

Il était une fois, à l’époque ou être un juif c’était être un homme, un vrai, si David avait demandé à un homme de Torah :  que fait-on ?

S’il avait répondu :  on prie, David l’aurait fait enfermer dans un asile ou un zoo.

Aujourd’hui, dans notre monde de lâches, de fillettes, de rêveurs et de « vendeurs d’espoir », celui qui dit : on prie, est perçu comme le Juste de la génération ! !

Et les dirigeants sont tellement heureux d’avoir à leurs côtés ces « bergers » qui savent si bien endormir leurs « moutons ».

En vérité, les dirigeants ont deux types de « curés » au service du pouvoir.

Les « curés » laïques : les médias et les « curés religieux » : les rabbins.

Les médias et les rabbins font exactement la même chose : endormir le peuple en renforçant sa confiance, soit dans les dirigeants, soit dans le dieu inventé par la religion.

« Une chanson douce que me chante ma maman.

En suçant mon pouce je m’endors doucement…… »

Cette belle chanson qui est l’hymne national de toutes les civilisations.

Alors que faire ?

Avoir le courage de tout remettre en cause, de faire tomber l’establishment politique, religieux, médiatique, de se « suicider » dans une révolution « perdue » d’avance, mais qui peut-être, servira de graine et fera naître l’arbre de la délivrance.

Mais surtout, que ce « révolutionnaire » ne se retourne pas car il s’apercevra qu’il est seul, personne n’avancera avec lui.

Seul un tsunami de critiques, de haines et d’insultes le poursuivra, jusqu’à ce que le « politiquement correct et religieux » le rattrape et lui « fasse la peau ».

Bref, que fait-on ?

Et bien on attend que les 400 prochains missiles nous tombent sur la gueule.

Shabbat Shalom

 

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4 commentaires

  • Christine Bruno

    Lorsque l’ennemi vient assaillir notre vie, Jusqu’à ce que Hachem opère une grande délivrance,il faut donc prendre la résolution de se battre concrètement avec férocité et détermination comme les vaillants hommes de David, car il n’y a que deux options: Gagner ou mourir! Mais cela demande une qualité que peu d’entre nous semblent avoir : la persévérance. Quoiqu’il en soit un tel message n’est certainement pas agréable à entendre pour beaucoup Mais les consciences ont urgemment besoin de se réveiller!
    « Jusqu’à mon dernier soupir je défendrai mon innocence ; je tiens à me justifier, et je ne faiblirai pas ; mon cœur ne me fait de reproche sur aucun de mes jours » (Job 27:5-6).

  • MatthieuLC

    Cela me fait penser aux belles lettres du rabbinat pour la conversion, « la pierre angulaire du judaisme est le chabbath et les fêtes. » Etes vous sur que la geoula vient de France ? Car je pense que c’est un mur, meme s’ils sont trop gentils.

  • marcob

    Rav, c’est parce que tellement de rabbins correspondent avec ce que vous décrivez ici que je n’ai jamais pu les écouter. Et c’est parce que vous enseignez la Torah autrement que je vous « suis » depuis que je vous ai découvert sur Internet. J’ai mis des guillemets, parce qu’en réalité, je ne vous « suis » pas vraiment, j’essaie de rattraper les cours qui datent de 10 ans en les écoutant, les réécoutant et pour les plus fondamentaux en les prenant en notes. Cette Torah vivante connectée au réel me parle, celle qu’ânonnent tellement de rabbins ne me parle pas. Un prof de philo me disait quand j’étais étudiant que si Platon ne nous parlait pas de notre monde actuel, il n’aurait aucun intérêt. J’avoue que le lien entre Platon et le monde réel, on en a vite fait le tour. En revanche, tellement d’années plus tard, vous avez su me faire voir le lien entre la Torah et le monde actuel. Et tant pis, si certains de vos auditeurs ne vous comprennent pas. Vous m’avez fait approcher une Torah que je ne soupçonnais pas. Merci.