22 Janvier 2013 -Tania- Sois fort et tais toi !

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Nous avons vu que nous avons 2 âmes, le \ »nefesh habehemi\ », l´âme animale qui, certes, a du bon, mais fait que nous vivons sans chercher un but à notre existence ; et le \ »nefesh haeloki\ », la véritable dimension, qui cherche pourquoi nous sommes ici, et se connecte au Maître du monde par la Torah.

\ »La 2ème âme qui se trouve dans un Juif, hi ´helek eloka mimaal mamash, elle est une partie du Divin d´en-haut, véritablement.\ » On peut se demander : pourquoi \ »´helek\ », une partie ? Eloka est une émanation de D, ce sont des choses divines ; que veut dire une partie d´Eloka ? Et pourquoi \ »d´en-haut\ » ? Le Divin est partout, il n´est pas plus en haut qu´en bas ! Enfin, pourquoi rajouter \ »mamash\ », véritablement ?

Eloka est traduit par Rashi, dans la Torah, par Baal HaKohot, le Maître des forces. Donc, un Juif, par définition, est quelqu´un de fort. Hachem nous a choisis pour être un peuple fort, et la Torah nous a été donnée pour faire de nous des vainqueurs. L´âme est une partie de Eloka signifie que D. a mis en nous un géant et qu´il dépend de nous de réveiller ces forces et de nous y connecter.

Mais nous sommes seulement \ »´helek\ » ! Par l´expression de notre âme, nous représentons une partie du Divin ; je ne suis pas la totalité d´Israël, et je dois rester dans l´humilité, sans regarder ceux qui sont différents de moi comme s´ils se trompaient. Si j´ai conscience d´être seulement une partie, je serai fort ; au contraire, lorsque l´on veut tout, c´est source de faiblesse. J´ai des manques, mais D. veut me donner beaucoup plus que de combler ces manques, car Il veut me donner la force. Or, rien ne produit plus la joie et le courage que d´apprendre à vivre avec ses manques. Ainsi, j´atteins Eloka, c’est-à-dire la force. Je suis heureux de ce que j´ai, non par résignation, mais parce que cela me suffit ; c´est ce qui me construit et ce dont j´ai besoin. L´âme est ce qui doit me donner la capacité d´aimer ce que j´ai, et d´en éprouver de la joie.

Mimaal, d´en haut, évoque le fait que l´âme, quand on la dévoile, nous permet de voir les choses de plus haut. Et mamash, véritablement, signifie que c´est tangible : nous apportons aux autres une lumière. La Torah est comparée à une flamme et l´âme à une bougie ; la Torah fait de nous une lumière à apporter aux autres, et c´est ce qui nous sort de nos problèmes. La Torah commence avec la lettre bet, la 1ère lettre de braha, et se termine avec une paracha qui porte le nom \ »zot habraha\ », c´est la bénédiction, car celui qui marche avec la Torah aura la braha, Il y a un autre moyen d´avoir la braha : la 1ère lettre de la Torah est bet, et la dernière est lamed, ce qui forme lev, le coeur : pour avoir la braha, il faut être comme le cœur, c’est-à-dire donner vie aux autres. Mamash veut aussi dire que c´est à la portée de tous.

Mais d´où vient l´âme ? \ »Quand D. a créé Adam, Il a soufflé dans son nez nishmat haim\ » ; pourquoi par le nez ? Parce que c´est l´endroit de la respiration, et l´âme est ta respiration. Nos Maîtres disent aussi que le seul plaisir que l´âme reçoive de ce monde, ce sont les bonnes odeurs, les parfums. Au niveau du visage, il y a 4 manières de profiter de quelque chose : on peut voir, entendre, respirer, goûter. Pourquoi D. a-t-Il doté l´âme seulement du pouvoir de profiter de l´odeur ? Quand je vois, je n´ai aucun contact avec la chose : je la laisse intacte, à l´extérieur de moi. A l´opposé, quand je mange, pour profiter de la chose, je la fais disparaître à l´intérieur de moi. L´oreille et le nez sont intermédiaires.

Le nez me permet de profiter, mais sans détruire. C´est le secret de l´âme : j´ai le droit d´avoir des plaisirs, mais je dois respecter le monde ; respecter ma femme. De même que je sens le parfum qui reste à l´extérieur de moi, je peux profiter de ce monde, mais avec mon âme, c´est à dire en le respectant.

Daniel décrit les civilisations jusqu´à fin de l´exil, en les représentant sous forme de monstres ; la dernière est un monstre qui dévore tout sur son passage, image de la société de consommation ; comme avait dit Esav : \ »donne-moi à manger\ », en employant un mot qui a une connotation de \ »bouffer\ ».

Respecter le monde n´est pas un repli par rapport à lui. Nous devons profiter de tout ce qu´il y a de mieux dans le monde, mais en le respectant. C´est cela le projet de l´âme.

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Category: Livre du Tania
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