23 Octobre 2012 -Tania- J´aime pas qu´on m´aime!

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Notre âme est dotée de forces inimaginables, et elle se sent à l´étroit, dans l´enveloppe de notre corps, qui la limite ; elle n´aspire qu´à retourner à sa source, surtout quand on la contraint à être dans un corps crapuleux… c’est-à-dire nous tous. Elle aspire sans cesse à sortir. Mais Hachem l´a fait jurer de rester. On a dit à l´âme : \ »si tu restes dans Mon monde, quand tu aurais toutes les bonnes raisons pour le quitter, alors tu es tsadik, mais si tu quittes Mon monde, tu es rasha\ ». Pourtant, l´âme a juré, et ne peut donc quitter le monde. Qu´est-ce que cela signifie, à notre niveau?

Dès qu´un homme a un problème, un échec, ou faute, s´il a une âme juste, il sentira tout de suite, en lui, qu´on lui tend une perche et qu´on lui donne les forces pour s´en sortir ; car, immédiatement, l´âme vient le chercher, et il ne s´écroule pas. Mais si un homme, lorsqu´il a des difficultés, ne ressent pas que l´on vient à sa rescousse, il a une âme méchante ; elle se comporte comme un rasha, ne remplissant pas son rôle, car elle a quitté l´homme quand il en avait besoin. Pourtant, l´âme a juré ! Mais le monde est créé sur le principe de \ »mida kénegued mida\ », c’est-à-dire que chacun prépare, durant des années, la réaction de son âme. Si, chaque fois que les autres me demandent mon aide, je réponds présent et je les aide, mon âme viendra à mon secours ; mais, si je ne respecte pas les règles, alors mon âme ne sera plus tenue par son serment. J´entretiens la relation avec mon âme, en me comportant bien dans mes relations avec les autres : si je suis sensible et conscient des problèmes qui m´entourent, je trouverai, moi aussi, cette force en moi. Mais si je suis indifférent, je ne la recevrai pas. \ »Olam ´Hessed ybané, le monde se construira sur le principe du ´Hessed\ » : un homme qui s´ouvre aux autres se construit, mais celui qui se ferme se détruit, car il ne peut profiter du serment qu´il a en lui !

En réalité, l´âme joue toujours son rôle, mais nous ne sommes pas toujours capables de capter ses messages. Dans toute situation où l´homme le veut vraiment, et fait les efforts nécessaires, il trouve toujours en lui les forces dont il a besoin, entend les messages de son âme, et ne s´écroule pas.

Mais le Tania pose 2 questions. D´abord, il fait remarquer que \ »nous avons un autre enseignement qui, apparemment, contredit le 1er, dans Pirkéi Avot, le Traité des Pères, il est dit : \ »ne te considère jamais comme un rasha\ » (la fin de l´enseignement rapporté dans le Tania disait que \ »même si le monde te considère comme un juste, considère toi comme un rasha\ »). 2ème question : \ »si un homme se regarde comme un rasha, il est impossible qu´il ne ressente pas un découragement dans son cœur.\ » C´est, en réalité, du lashon hara sur soi-même, et l´homme ne pourra plus s´en sortir, car il s´en sentira incapable. Demander à l´âme de \ »toujours se voir comme rasha\ » contredit donc, dit le Tania, l´enseignement des Pirkei Avot.

En réalité, à notre niveau, le 1er texte signifie, d´abord : \ »ne fonde pas ta vision de toi-même et ta réussite morale sur le regard des autres.\ »

Et l´essence de l´enseignement qui nous est apporté ici est que rien n´est plus destructeur que d´avoir un jugement négatif sur soi-même. Moshé avait dit à Hachem \ »ils ne croiront pas en moi.\ » \ »Qu´as-tu dans la main ?\ » \ »Un bâton\ ». Rashi explique : le bâton s´est transformé en serpent pour nous faire comprendre que Moshé s´est comporté comme le serpent qui fut le 1er à faire du lashon hara, en transformant les paroles d´Hachem, pour persuader Adam et ´Hava. Certes, nos Maîtres disent que ce n´est pas pareil, car Moshé parlait de lui-même ; il manquait de confiance en lui. Mais le cours nous montre que c´est la même chose, car le lashon hara, c´est surtout le résultat : c´est le découragement qui en découle. Si Moshé est le libérateur, et se décourage lui-même, qui va libérer le peuple ?

Mon âme est descendue pour une mission précise, que personne ne peut accomplir à ma place. Or, là où j´ai le plus de mal à croire que je suis capable, c´est toujours, justement, le pourquoi de ma venue sur terre. Si je baisse les bras devant ma mission, c´est comme si j´étais un serpent ; si je me vois comme quelqu´un qui ne réussira pas, c´est la plus grande faute, car je n´accomplis pas la mission pour laquelle je suis venu ; et je détruis le monde d´Hachem, comme le serpent.

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