J´ai tout mais j´suis pas heureux! -Tania- 17 Fev 2014

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Le Tanya parle de \ »celui qui n\’est pas dans un état de bitoul par raport à Hachem, mais se sent séparé de Lui, comme s\’il était une entité en soi…\ » Il y a deux manières possibles de vivre : soit nous nous donnons notre propre projet et vivons dans ce but (avoir une famille, ou pour notre travail, ou même pour un idéal noble, mais qui n\’est pas celui d\’Hachem) ; ou bien nous sommes \ »batel\ », c’est-à-dire que nous vivons pour réaliser Son Projet. Dans le second cas, nous nous demandons pour quoi Il nous a créés et ce qu\’Il attend de nous. La Torah est le mode d\’emploi pour répondre à cette question. Mais elle est difficile à lire et à bien comprendre.

Car nous pouvons faire les mitsvot, accomplir les commandements, mais sans pour autant être dans le Projet du Maitre du monde ! Parfois, Il mettra des obstacles sur notre chemin, pour nous empêcher de suivre notre propre voie, et nous ramener dans Son chemin.

\ »Celui qui fait le choix de vivre selon son propre projet ne reçoit pas sa \’hayout de la kedousha d\’Hachem\ ». Nous pouvons savoir facilement si nous ne sommes dans Son Projet : si nous recevons notre \’hayout, notre raison de vivre, de nos enfants, des amis, du travail, des loisirs… Ma \’hayout, c\’est ce qui est ma vie et, si on me l\’enlève, je suis mort.

Ou bien nous pouvons recevoir notre \’hayout de la kedusha d\’Hachem comme ce Rav dans la Shoah qui écrivit : \ »on m\’a pris ma femme, mes enfants, mes téfilin… on m\’a tout pris !…. Non ! On ne m\’a rien pris ! On ne peut me prendre mon attachement à Toi, et si je T\’ai Toi, j\’ai tout !\ »

Celui qui est déconnecté du Projet d\’Hachem, fera peut-être des mitsvot, mais sa \’hayout ne sera pas dans la kedousha d\’Hachem. Il n\’a pas de connexion à l\’essence des choses. Sa relation s\’appelle \ »a\’horaim\ », comme s\’il tournait le dos à la Torah, et il ne peut prendre conscience de ce qu\’elle est pour lui.\ »

Le Tanya explique ensuite le principe du galout : même en exil, je peux être connecté, mais j\’investis énormément, je fais beaucoup d\’efforts et je récolte très peu (tant dans le domaine du couple, que de la parnassa, etc). L\’âme est en galout parce que nous ne vivons pas dans le Projet d\’Hachem. Les manques que nous ressentons alors sont là pour nous faire comprendre que nous vivons pour nous-mêmes et faisons fausse route ; même si nous faisons les mitsvot, nous avons seulement les ustensiles, mais ne réalisons rien, car ne sommes pas dans le Projet.

\ »Sache que la lumière qui te permet de te connecter à Hachem, descend de niveau en niveau, avec de très nombreuses contractions ; diminution après diminution, la contraction devient telle qu\’elle s\’habille dans l\’état de galout.\ »

Nous le voyons dans notre quotidien, en tous domaines, la vie nous use, et nous finissons par vieillir puis mourir. Mais ceux qui sont dans le Projet se renouvellent constamment. Cela signifie, par exemple, dans le couple, faire une étude de Torah ensemble. Aujourd\’hui, dans certains lieux de travail, il y a des heures réservées à une étude ou bien on interrompt le travail pour la prière, etc.

\ »Toute énergie divine se trouve en état de galout à l\’intérieur de celui qui vit pour lui-même. C\’est pourquoi il ressent toujours qu\’il reçoit sa vie du yesh me-Ayin\ ». Quelle que soit la situation où il se trouve, même de yesh et de bonheur, il ressent toujours que c\’est du yesh me-Ayin ; il sent toujours le vide en lui. Mais le rasha, lui, est constamment en état de Ayin total ; même au faît de sa gloire, il ressentira toujours le vide et le néant. Quant au juste, il ressent toujours que sa vie s\’enracine dans le yesh. Plus on est dans le Projet d\’Hachem, et plus on ressentira Sa \’hayout.

Lorsque nous nous trompons de chemin, une épreuve nous le montrera, mais encore faut-il avoir la force de reconnaître que nous nous sommes trompés et de tout recommencer à zéro. Ainsi, nous deviendrons engagés, non plus dans notre propre projet, mais dans le Sien.

Construire sa vie dans le Projet d\’Hachem, c\’est y laisser une place pour des actions dont nous ne sommes pas les bénéficiaires ; nous les faisons car nous savons que ce sont des choses bonnes, et nous ne les faisons pas pour nous-mêmes. Certes, nous en retirons parfois des honneurs ou d\’autres satisfactions, mais le critère est : quand cela devient difficile et que, au lieu de recevoir des remerciements, il se passe tout le contraire, nous continuons.

On remarquera que les vrais Projets d\’Hachem sont souvent coûteux et dangereux !…

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Category: Livre du Tania
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  • Zuhurbelea

    Shalom ! b H ! C\’est juste incroyable : les matins d\’ici étaient souvent une assiette de regret cru.el… Mais vient le cours du jour qui tombe pile à chaque fois, c\’est trop fort ! On finit même par se lever du pied droit, puisqu\’on sait qu\’on va avoir un éclaircissement de toutes façons, dès le démarrage si Adonai décide que le réseau fonctionne, ou après la journée si le cours doit venir la conclure… C\’est hautement kiffable. Merci Rav Dynovisz ! Vivent les commandos parashiotistes ! Un re-café à votre santé 🙂