22 Octobre 2012 – Zohar- Les Lettres Dalet et Guimel- A vot´ charite ma p´tit dame

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Les lettres guimel et dalet se présentent ensemble devant le Maître du monde car, elles aussi, sont deux lettres inséparables. Ligmol dalim, c´est pratiquer la tsédaka aux pauvres (ce qui, en hébreu, n´est pas une notion de charité, mais vient de TSEDEK, LA JUSTICE !) Aider quelqu´un dans le besoin, c´est faire justice, et c´est une obligation, car c´est restituer au pauvre ce qui lui appartient, comme lorsqu´un voleur rend à son propriétaire l´objet qui lui a été volé !

Pourquoi Hachem n´a-t-Il pas donné directement au pauvre, et pourquoi cela passe-t-il par moi ? Le Talmud répond (parmi une infinité d´autres raisons), que c´est pour donner du mérite au riche. Et, dit Rabbi Akiva, le bien que le pauvre fait au riche (qui est éternel), est infiniment supérieur à celui que le riche fait au pauvre (qui va être mangé et disparaître en peu de temps). Cela donne au riche un mérite éternel, car la tsédaka fait partie de ces mitsvot dont il est dit que l´on mange ses fruits dans ce monde, mais le capital reste pour l´éternité : \ »hakéren kayemet lo lé´olam habah.\ »

Hachem dit au dalet et au guimel : \ »contentez-vous d’être toujours l’un à côté de l’autre, car la pauvreté ne disparaîtra pas de mon monde, et il faut que vous vous fassiez du bien l’un à l’autre.\ » Dal fait allusion au pauvre, et guimel au riche.

Etre choisie comme lettre symbolisant le Projet et inspirant la création, signifierait que la qualité représentée par la lettre ne serait pas présente dès le départ, et qu´elle serait réservée pour l´avenir. Or, le couple guimel dalet est le fondement même de toute l´existence ! Tout commence par Hachem, essence même du don gratuit, et la création, expression même du receveur. Et Hachem a inscrit ce principe dans Sa création, où tout fonctionne sur le principe du don, et d´un besoin que l´on comble : le soleil et la lune ; l’eau et la nature ; et il n’y a pas de civilisation sans échanges. Aucun être ne se suffit à lui-même, et aucun être n’est seulement un donneur, ou un receveur.

C´est pourquoi nos Maîtres en concluent : fais attention car si, lorsque tu as la possibilité de donner, tu ne le fais pas, le jour où tu auras besoin à ton tour, on ne te donnera pas non plus. La tsédaka est appelée, déjà dans le Talmud, galgal, la roue qui tourne ; c´est le principe de \ »galgal megalguélim imo\ » ; c’est comme une roue qui tourne : si tu ne t’occupes pas bien de celui à qui tu dois donner, la roue tournera et tu ne trouveras personne pour te donner. Par contre, si tu es en situation de receveur, ne te désespère pas, car le jour viendra où, à ton tour, tu seras donneur. Chacun a sa chance, car tous doivent être éprouvés en situation de donneur, comme de receveur.

Hachem répond : pour vous choisir comme lettre du Projet, Je devrais vous séparer, et créer un monde où il n´y a pas d´entraide. Mais, aucune vie ne serait possible, et il n´y aurait plus de Projet ! Le fait que vous soyez ensemble est la condition du départ.

La Torah nous montre, ici, que ceux qui donnent ne font rien de particulier ; c’est la normalité ! Et ceux qui ne donnent rien n’ont même pas encore commencé à exister ! Guimel et dalet, ensemble, font le 7 du shabbat. Tant que les donneurs et les receveurs ne se réunissent pas, à tous les niveaux, spirituel, moral et matériel, le monde manque du shabbat qui est l´union des deux.

Le Rav nous lit, ensuite, un texte du TANIA qui parle de la tsédaka à un niveau extraordinaire, et nous fait comprendre que nous n’avons jamais encore pratiqué la véritable tsédaka ! Le Baal HaTania parle à ses élèves (qui sont dans une extrême pauvreté, en Ukraine), et leur reproche de \ »ne pas donner, d´une main pleine, à ceux qui sont encore plus pauvres que vous…. La Torah dit : tu n´as le droit de vivre que si tu fais vivre ton frère qui est à côté de toi. Où est ton frère qui vit à côté de toi, et par toi ?\ » (Tu dois insérer, dans ta vie, au moins une personne, qui vivra par toi).

Certes, ce texte est seulement dans le Tania, et non dans le Shoul´han Arou´h, car aucun de nous n´est prêt à accomplir cela ; il est dit, dans le Talmud, de ne pas enseigner ce que l´homme ne peut accomplir. Mais nous devons être conscients que, jamais de notre vie, nous n´avons pratiqué la tsédaka ! La ´Hassidout est la science de la conscience : on te montre où est la vérité, ensuite tu fais ce que tu veux. En dehors du Shoul´han Arou´h, tous les enseignements s´adressent à la conscience. Mais, si je fais cela, au moins une fois dans ma vie, j´ai tout gagné !

Car il y a une seule mitsva sur laquelle Hachem dit que nous avons le droit de L´éprouver (c’est-à-dire que nous pouvons demander à voir la réponse), et c´est la tsédaka. Et, si nous faisons un vraie tsédaka, Il nous dit : \ »Je vous ouvrir les portes du ciel, au point que vous vous userez les lèvres à force de dire \ »daï\ », \ »assez\ » !

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Category: Zohar
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