14 Mai 2012 Zohar La Lettre PE –deuxieme cours- Le Messianisme ou l´Ideologie du Serpent

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MP4 MP3 « Si le monde avait été créé avec le PE, cela aurait entraîné tous ceux qui fautent à fauter encore plus en cachette. » Comment le choix du PE (qui fait allusion à la libération des prisonniers (pidion shvouim), la construction du 3ème Temple et la Délivrance) peut-il entraîner la multiplication de la faute ? D’une façon étonnante, ce texte extrêmement mystérieux du Zohar lie le messianisme à la faute appelée « pésha », commise par quelqu’un qui donne l’apparence d’être un homme parfait, mais en cachette il se comporte comme un serpent (qui attaque, mord et tue, puis s’enroule pour se dissimuler et nier son mal) ou un porc (qui montre ses sabots, signe extérieur, pour dire qu’il est bien, mais cache qu’il n’est pas ruminant, son intérieur) 

Le modèle destructeur choisi par la Torah, repris ici par Rabbi Shimon, est le na’hash, le serpent, qui a la même valeur numérique que Mashia’h. Ainsi, la Torah nous mettait déjà en garde : un « messie » et un « messianisme » peuvent n’être qu’un serpent ! Rabbi Shimon y ajoute une description du na’hash qui, non seulement ment au monde, mais tue et détruit l’humanité, et dit qu’il n’a rien fait.

C’est la même notion que l’arbre du bien et du mal : « la femme a vu qu’il était bon ». Le Rav nous explique que, bibliquement, « tov », bon, signifie ce qui apporte la lumière au monde, ce qui est désirable, porteur d’idéal et éminemment positif. Mais l’arbre était aussi « ra », mauvais, car y étaient cachées la destruction et la mort.

La Torah nous révèle ce lien entre na’hash et messie, pdout (libération) et péché, délivrance et péché. Et Rabbi Shimon va plus loin : un « messianisme » est le mal caché dans un bien : il a le corps du cochon et la tête du serpent : il se présente comme étant casher, mais il mord comme un serpent.

Par des exemples (religieux mais aussi politiques) dans l’histoire, ce cours nous montre comment le langage de la libération peut entraîner la mort ; « le travail rend libre » fut l’incarnation la plus horrible du concept de liberté cachant la mort.

Rashbi dit aussi que l’idéologie messianique engendre, encore plus, le péché. Car, s’il est dit que tout est déjà accompli, comment expliquer que cela ne marche pas ? Il faut trouver les coupables et les supprimer. Rashbi a, ainsi, expliqué tous les mécanismes de l’histoire, en particulier depuis 2000 ans !

Le texte se termine sur la lettre ayin : avant même qu’il ne se propose, Hachem rejette le ayin parce que « tu es la 1ère lettre du mot avon (faute visible) ». Le ayin répond : « mais je suis aussi la 1ère lettre du mot anava, humilité, c’est pourquoi j’amène les hommes à revenir vers Toi. »

L’explication d’Hachem est l’apothéose de ce cours extraordinaire : Hachem ne veut pas que l’on revienne à Lui par peur d’une punition, ni même par honte de la faute, mais la vraie teshuva est la prise de conscience que je suis appelé « fils d’Hachem, fils du Roi ». Dieu m’a donné des forces incroyables car Il m’a destiné à une vie immense et je veux vivre, désormais, dans l’infini auquel Il m’a destiné !

Il en est de même pour le Retour sur notre Terre : la seule raison pour laquelle nous devrions « monter en Israël », ce n’est ni l’antisémitisme dans le monde, ni aucune autre chose, mais seulement le fait que l’identité juive ne peut se dévoiler qu’ici ! Je dois venir ici parce que je veux être un géant qui ne peut se dévoiler qu’ici !


30 novembre -0001