16 Avril 2012 Paracha Tazria

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MP4 MP3 RESUME DU COURS : La paracha parle du metsora, celui qui dit sans cesse du mal sur les autres. Des décolorations apparaissent dans sa maison, qu’il perd finalement, puis sur ses habits, et enfin sur sa peau.

La Torah ne parle pas ici de mensonges (cheker, ou motsi chem ra), mais de choses vraies, que l’on critique et colporte. Pour la Torah, c’est le pire des défauts, signe d’une déchéance morale totale de la personne.

Pourquoi ces conséquences du lashon hara n’apparaissent-elles plus, maintenant ? Le Hefets Haïm explique que, dans une génération méritante, de tels signes apparaissent afin de montrer à l´homme qu´il fait fausse route. Lorsque nous prenons de mauvaises directions, Hachem nous envoie des signes, porteurs du message nous montrant quel est notre problème.

Le metsora est tourné vers l’extérieur et cherche le mal chez les autres. C’est pourquoi sa maison est frappée, puis ses vêtements, puis sa peau, car ce sont 3 révélateurs de la relation que nous avons avec l’extérieur. La maison nous met en contact avec un monde restreint : notre famille, les voisins…. L’habit nous met en relation d’une façon plus large car, dans un milieu, on s’habille tous plus ou moins de la manière. Notre habit manifeste la façon dont nous nous intégrons. Il est dit de la mitsva de porter les tsitsit, que c’est comme accomplir toute la Torah : car la distance que tu gardes avec le monde ambiant te permet d’accomplir toute la Torah.

La peau nous met en contact d’une façon beaucoup plus éloignée, car nous vivons, en principe, avec des personnes de même couleur et de même race, que nous.

Mais il existe une 4ème relation avec le monde. Elle est exprimée par l’âme, et c’est la relation la plus large, car nous faisons tous partie du même Projet du Maître du monde. Chacun y a reçu une place particulière, pour servir dans Son Projet. C’est la véritable connexion, la seule qui ne puisse être attaquée par les taches.

Au travers de la maison, de l’habit et de la peau, la Torah nous montre notre problème : nous nous enfermons dans notre monde étroit, d’exclusion des autres ; nous rentrons en conflit avec eux, et avons des boucs émissaires. Il faut, au contraire, nous connecter à notre âme et entrer véritablement dans le Projet d’Hachem !

Cela explique pourquoi nous avons toujours été les boucs émissaires : parce que nous avons toujours aspiré à revenir à la maison, à Yerushalaïm ; nous ne portons pas le même habit ; et, ici, maintenant, nous avons toutes les couleurs de peau ! Le monde s’est toujours arrêté aux 3 critères extérieurs, et nous a rejetés.

Le début de la paracha parle d’un sujet apparemment totalement différent : une femme qui accouche. Si elle met au monde un garçon, elle sera tméa 7 jours, et si c’est une fille, elle aura la touma 15 jours. Qu’est-ce que la touma (que l’on traduit de façon erronée par « impureté ») ? Nos Maîtres expliquent qu’au moment où elle accouche, au plus profond d’elle, même inconsciemment, la femme se dit « plus jamais ». La touma est un état psychologique de découragement devant la difficulté, et le sentiment de lassitude, de tristesse et de mort, qui se trouve dans la personne. Si elle s’installe dans cet état, la femme passe par une période de rejet de l’enfant et de dépression. Mais, de toute façon, la touma est en elle, et se manifestera parfois seulement plus tard, dans sa vie.

Il y a un principe fondamental de ce monde : « ceux qui sèment dans les larmes récolteront dans la joie » : tu ne peux faire quelque chose de bien, sans une souffrance et des difficultés. La vie a un prix qui est l’effort et le dépassement de soi. Chaque personne « accouche » tout au long de sa vie, car toute réalisation est précédée de difficultés et de souffrances. C’est le processus de la vie. C’est pourquoi dire « plus jamais » est une révolte contre ce principe instauré par Dieu, et cela amène à cette « impureté » qu´est le découragement et le refus de payer le prix.

Mais pourquoi 15 jours pour la fille ? C’est parce que la mère sait, inconsciemment, qu’elle reproduit sur sa fille ce modèle de donner la vie dans la souffrance.

Ensuite, toute la paracha parle de la médisance. Cela nous permet de comprendre qu’une personne cherche des coupables parce qu’elle est elle-même désespérée de sa propre vie. Au contraire, quelqu’un qui a le courage de payer le prix ne dira jamais de mal des autres. Le lashon hara est le signe de l’échec de notre propre vie !

Le 1er mot de la paracha est « icha ». C’est une clé pour comprendre tout le reste. Icha vient de « ich », un homme. Cela montre notre problème : nous existons et nous nous définissons « par rapport » à nos obligations, notre travail, ou par rapport aux autres… Mais, moi, qui suis-je ? Ai-je un Projet à moi qui exprime ma spécificité ? Pour quoi suis-je fait ? Celui qui est « ich » a trouvé qui il est et pour quoi il doit vivre. Il sait que la vie est difficile et ne s’étonne pas des obstacles, des épreuves ou des souffrances, car il sait qu’il accouche du Projet de sa vie. Et il est trop occupé à la réalisation de son projet pour s’occuper de ce que font les autres.

C’est pourquoi les Maîtres disent que le lashon hara est le problème fondamental de l’existence, et le tikoun du monde commence par ce problème. Mais, pour faire ce tikoun, il faut revenir à soi. Les taches concernent les 3 1ers niveaux, qui sont tous extérieurs, pour nous enseigner que, tant que l’on reste à l’extérieur de soi, on ne peut sortir de ce problème. C’est seulement en revenant à soi, et en entrant dans son intériorité, que l’on peut y arriver.


30 novembre -0001
  1. Merveilleux cour Rav!!! En France, on vient de finir Tazria metsora et j\’ai écouté ce cour et celui du 19 avril à plusieurs reprise sans me lasser , qu\’HM vous bénisse et vous protege, qu\’Il continu à vous ouvrir Son esprit vers vous afin que vous puissiez nous ouvrir le notre de connaissance ! Amen.

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16 Avril 2012 Paracha Tazria