18 Fevrier 2013 – Pourim- Allez les gas reveillez vous !

Posté il y a 6 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 RESUME DU COURS : Nos Maîtres disent que \ »toutes les fêtes disparaîtront, sauf Pourim\ ». En réalité, les autres fêtes ne disparaîtront pas, mais cela signifie que Pourim sera, plus que toute autre, l’emblème de la Délivrance finale, et du monde tel qu’il sera à partir de la Délivrance. Quels messages trouvons-nous donc, dans Pourim, qui soient liés à la Délivrance ?

Les Maîtres disent que \ »vénaafo’h hou\ », tout s’est renversé, le désastre s’est transformé en explosion de joie. Mordéchai sut analyser les raisons profondes du drame, déceler le vrai mal, et apporter le remède. Et il sut convaincre le malade (c’est-à-dire toute sa génération) de le suivre. Pourtant, le chemin choisi par Mordéchai allait tout à l’encontre de la logique et de la raison puisque, non seulement Mordéchai refusait de se prosterner devant Haman, l’ennemi d’Israël mais, même, il le provoquait, montrant ainsi qu’il n’avait pas peur. De là, on comprend que, lorsque nous sommes en face du danger, la seule issue est de relever la tête. La génération de Mordéchai lui fit confiance, et c’est ainsi qu’elle fut sauvée.

Haman est le 1er à avoir conçu l’extermination totale de notre peuple. Pourtant, à cette époque, nous étions en exil, soumis, et ne dérangions pas. Mordéchai sut en déduire qu’Hachem voulait leur transmettre un message. Car ce qui se passe en bas vient toujours de causes morales et spirituelles. Quelles pouvaient donc être les raisons de ce décret d’extermination ? Certes, Israël était dramatiquement assimilé (mariages mixtes, même avec des idolâtres, dans toutes les familles) et tout le peuple (sauf 3) s’était prosterné devant la statue de Nabuchodonosor. La situation était donc catastrophique. Mais Mordéchai chercha les vraies raisons. La Méguila commence par un grand festin organisé par le roi. Jérémie avait annoncé que l’exil de Babylone durerait 70 ans. Mais l’exil s’était fait en 2 temps, d’abord les riches, l’élite d’Israël puis, 11 ans après, le Temple fut détruit et le reste du peuple fut exilé. Assuérus, pensant qu’il fallait compter les 70 ans à partir de la 1ère date, et voyant que la prophétie ne s’était pas accomplie, fit un grand banquet pour fêter la disparition de la nation juive. Tous les vassaux y furent invités ; ils mangèrent dans les ustensiles qui avaient été volés au Temple, et ils revêtirent les habits des cohanim. Les Juifs furent aussi invités. Mordéchai leur dit de ne pas s’y rendre mais, par peur, ils y allèrent ; ils furent servis dans une salle à part, un repas casher. Nos Maîtres disent qu’une voix sortit du ciel \ »vous prenez plaisir à profiter du festin de ce rasha\ » et s’ensuivit le décret d’extermination de Haman, car ils avaient éprouvé du plaisir, dans un festin destiné à se réjouir de la fin de la nation d’Israël ! Certes, tout y était casher et conforme à la religion, mais l’intention était mauvaise. Leur judaïsme était devenu une simple religion, déconnectée de la nation d’Israël.

Il y a 2 types de problèmes qui peuvent s’abattre sur nous : ceux qui proviennent de ce que nous n’accomplissons pas la Torah, mais ce sont toujours des drames ponctuels, qui ne remettent jamais en cause notre existence (pogroms, etc…) et d’autres qui viennent de ce que nous transformons la Torah en une religion, de façon déconnectée de la nation. Les décrets ne s’abattent pas sur nous parce que nous sommes en exil, mais parce que nous en retirons un profit, ou un plaisir. Mais nous aussi, à Jérusalem, pouvons faire de la Torah une religion, et c’est aussi un exil. C’est pourquoi Pourim est le symbole de la Délivrance finale, car son message n’a pas encore été intégré, en particulier par ceux qui sont vraiment attachés à la Torah, car cet attachement nous fait oublier qu’elle n’est pas une religion.

Mordéchai a su discerner la véritable origine du problème. Lorsqu’il se passe quelque chose de dramatique, la cause n’est pas les non-religieux, mais les religieux qui sont déconnectés de la Terre et de la nation d’Israël. La Torah nous a été donnée pour que nous nous réalisions EN TANT QUE NATION SUR NOTRE TERRE. Dès qu’on ne pose plus la question ainsi, cela devient une religion, qui n’est pas le Judaïsme.

Mais le vrai Judaïsme n’est pas encore apparu. Notre peuple est en train de le produire. Viendra l’accouchement du Mashiah qui représentera le vrai modèle du judaïsme. Le devoir de notre génération, en tant que Juifs vivant à Jérusalem, est de prendre sur nous un projet qui permette vraiment la reconstruction d’Israël en tant que nation sur sa Terre. Et le devoir de chacun est de se demander : où se trouve mon projet national ? Quelle part est-ce que j’apporte à la construction de la nation ? Car c’est le projet. Et, ainsi, très prochainement, nous pourrons entrer, pour l’éternité, dans l’explosion de joie de la fête de Pourim.


30 novembre -0001