19 Mai 2013 – Guilgoulim- Nature et conscience

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Nous avons vu qu´il y a, dans l´être humain, 2 dimensions qui fonctionnent différemment : la 1ère, le nefesh, est stable ; on ne peut la changer, mais on peut l´affiner, la faire progresser, l´élever, comme par un ascenseur où l´on monte de niveau en niveau, tout en restant dans le même ascenseur. La 2nde dimension est le rua´h (c´est la 1ère structure changeante ; il y a ensuite la neshama, etc…) on monte comme par un escalier où, à chaque pas vers le haut, on quitte la marche sur laquelle on était, et l´on est désormais sur une autre marche ; on passe d´un état à un autre et ce que l´on est aujourd´hui n´est pas ce que l´on avait été, ni ce que l´on sera ensuite.

\ »Le nefesh ne change pas ; il ne peut que progresser. Il appartient au monde de la Assia qui se trouve tout en bas, et il est au milieu des klipot qui l´entourent. Si l´homme a fait le tikoun entier de son nefesh, s´il laisse ce niveau de shoresh réparé à cet endroit, il y a un risque que les klipot ne viennent se coller à ce niveau de nefesh réparé, c´est pourquoi Hachem lui dit de prendre avec lui ce niveau et de le monter avec lui jusqu´au sommum de Assia qui est Kéter.\ » Par exemple, le shoresh, la racine d´âme d´Avraham est le ´Hessed. Il dut en faire le tikoun, car il faut apprendre à utiliser au bon moment et au bon endroit la qualité que l´on a reçue ; si l´on est trop bon avec le méchant, il nous détruit ! Celui qui est ´Hessed monte avec ce nefesh et l´amène à Bina, puis ´Hohma et Kéter. On ne peut obtenir un nouveau nefesh dans Bina ou ´Ho´hma, mais on monte avec son nefesh.

\ »Mais, dans le monde de Yetsira (monde du roua´h), et à plus forte raison dans les mondes plus haut, il n´y a pas de klipot. Quand on a fait le tikoun d´un niveau de roua´h, on peut laisser son roua´h là où il se trouve, et en obtenir un nouveau, plus élevé. On n´est pas obligé de prendre avec soi le 1er. C´est le secret du verset : \ »Elohim ne laisse pas monter le nefesh, et Il pense constamment comment faire pour ne perdre personne.\ » La seule préoccupation d´Hachem est l´avenir du nefesh, car c´est Lui qui l´a placé dans Assia, et il y a constamment un risque qu´il soit pris par les klipot, emprisonné et perdu. C´est pourquoi D. ne permet jamais à un homme de se débarrasser de son 1er nefesh. Un homme doit savoir qu´il n´aura jamais un nefesh d´un niveau plus haut. Pour s´élever, il doit monter avec son nefesh jusqu´à Keter. Au contraire, le roua´h et la neshama peuvent rester à leur niveau, et on peut monter en les laissant, car il n´y a aucun risque.\ »

2 questions se posent. D´abord, si le nefesh est réparé et parfait, comment les klipot peuvent-elles l´attaquer et s´en emparer ? Par ailleurs, que signifie monter et changer de nefesh, ou de roua´h… Je suis toujours la même personne ! Que signifie que des parties de moi restent en arrière, ou que j´en prends d´autres avec moi ? Que signifient ces changements de roua´h, etc… Il semblerait qu´une vie n´est pas quelque chose de continu, mais une suite de séquences ; je serais plusieurs personnes en une seule vie ?

Pour ce qui est de la 1ère question, la Torah et les Maîtres ne parlent pas des forces du mal (méchanceté, etc…) mais d´un mal plus subtil : c´est le phénomène de la yenika. Les klipot, comme des sangsues, viennent se coller à ce qui est parfait, pour en téter la substance, la vie. La klipa est l´imitation du vrai ; c´est un faux qui peut durer des millénaires, se faisant passer pour le vrai, et prétendant que le vrai est devenu de l´ancien… ce qui sème la confusion dans toute l´humanité. L´exil d´Edom en est le prototype. 2 klipot se sont collées à Israël, l´une lui a pris son âme, sa Torah, et l´autre lui a pris son corps, sa Terre. C´est pourquoi elles font constamment référence à Israël.

Dans notre vie personnelle, la structure fixe nefesh et les structures changeantes (rua´h…) sont les 2 dimensions qui composent l´homme : sa nature et ses idéaux. On peut multiplier les idéaux, ou en changer, en avoir de plus en plus élevés, mais on ne change pas sa nature.

Dans le Judaïsme, il y a un seul cas où l´on change de nefesh, c´est la conversion : Avraham est appelé \ »rosh guérim\ », la tête, le 1er des convertis. Il a changé de nefesh, et il devenu une autre personne, c´est pourquoi on n´a plus le droit de parler d´Avram (de même que le converti devient quelqu´un d´autre). Au contraire, Yaakov devient Israël, mais il s´agit d´un changement de roua´h, et c´est pourquoi il est encore appelé, par la Torah et par Hachem, Yaakov (nom de son nefesh, de sa nature, qui demeurera toujours) ; Israël est le nom de son roua´h, de son idéal.


30 novembre -0001