19 Mars 2013 – Le secret du Seder- Les forces de la Delivrance

Posté il y a 6 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 RESUME DU COURS : L’un des éléments les plus importants du soir de Pessah est le plateau du seder : sur lequel on dépose 9 aliments. Ensemble, ils évoquent les 10 sephirot, les forces divines avec lesquelles D. a créé, et dirige Son monde. Ils correspondent aussi aux 10 plaies, dont l’aboutissement est le don de la Torah, donnée en 10 commandements.

Le plateau contient les aliments et fait allusion à un attribut réceptacle, la Mal’hout, attribut de la réalisation du Projet et de la Délivrance finale, lorsque ce monde deviendra le réceptacle du Divin qui viendra y résider. Il est rond pour signifier que, même quand on croit s’éloigner d’Hachem, il nous ramène toujours vers Lui.

Les aliments qui remplissent le plateau représentent les 9 forces spirituelles qui entrent dans la Mal’hout, pour permettre la réalisation du Projet. D’après la Kabbala, on les dispose selon l’arbre sephirotique : 3 matsot tout en haut ; un peu plus bas du côté droit, le zroa, os d’agneau que l’on a fait griller, qui représente le ‘Hessed ; en face, du côté gauche, un œuf dur qui évoque la Gvoura ; puis au milieu, sous les matsot, le maror, herbes amères qui évoquent Tiféret ; plus bas, sur le côté droit, la ‘haroset, mélange composé de pommes, etc… au très bon goût, qui représente Netsa’h ; en face sur le côté gauche en bas, le karpas, herbe que l’on mange tout au début (céleri, fenouil…) qui évoque Hod ; enfin, tout en bas, la ‘hazéret, feuille de salade, évoque le Yessod. Et ils sont posés sur le plateau représentant la Mal’hout.

Ces 9 aliments représentent les forces par lesquelles Israël a été délivré, et par lesquelles, nous aussi, de la même façon, arriverons à la Délivrance. Les 3 MATSOT représentent les 3 attributs du cerveau, ‘HO’HMA, BINA et DAAT (‘Habad). Elles évoquent comment nous devons penser pour pouvoir nous libérer. La matsa nous rappelle que nous sommes sortis à toute vitesse. Le verbe \ »léha’hmits\ » signifie que l’on arrive trop tard et que l’on a manqué quelque chose d’important. Toute délivrance nécessite un élan qui s’enracine dans la emouna, la confiance, et la capacité de prendre des risques. On se précipite pour sortir, lorsque la porte s’ouvre. D’autant plus que la Délivrance arrivera \ »quand on ne l’attendra pas\ », par une intervention qui nous dépasse.

L’OS grillé représente le ‘HESSED, la bonté. On ne le mange pas, mais il nous rappelle l’agneau, idole des Egyptiens, que nos pères ont eu le courage de tuer et griller, s’exposant ainsi à la mort. Hachem avait frappé l’Egypte de 9 makot mais, avant la 10ème et la sortie d’Egypte, il y eut un test, tellement difficile qu’un cinquième seulement obéit, et sortie d’Egypte. Pour nous aussi, il y a des tests : suis-je prêt à vivre ce que je crois, et à affronter les dangers liés à la délivrance ? C’est la messirout nefesh. Et c’est l’attribut de ‘Hessed car Hachem est prêt à nous donner au-delà de nos mérites, si nous sommes capables de nous surpasser pour Lui donner au-delà de nos limites.

Le MAROR évoque TIFERET, l’équilibre. Le maror nous rappelle l’amertume en Egypte. On le mange après la matsa qui représente la Délivrance, car c’est seulement après être sorti, rétroactivement, que l’on comprend l’oppression d’autrefois, et que l’on peut apprécier ce qui nous est donné aujourd’hui et remercier ! L’équilibre vient de ce que nous comprenons nos problèmes. Le maror est amer, car il faut faire sur nous-mêmes un travail qui est difficile. Mais on le trempe dans quelque chose de doux car accepter de voir nos problèmes et les résoudre, donne la douceur à notre vie.

La ‘HAROSET évoque le ciment, et donc l’esclavage, mais aussi NETSA’H, la détermination et la victoire. Car c’est seulement par les obstacles que nous affrontons et vainquons, que nous acquérons la victoire. La ‘haroset, qui évoque toutes les catastrophes de l’exil, a un goût sucré car nous avons expérimenté qu’elles se sont, ensuite, transformées en douceur. Netsa’h signifie que, au moment de l’épreuve, nous pouvons déjà voir et ressentir la douceur de la victoire qui suivra !

Le KARPAS représente HOD, la reconnaissance, la capacité de dire merci. On le mange tout au début du repas, juste après le kidoush, pour éveiller la curiosité et le questionnement de la part des enfants qui sont l’élément essentiel de la table du seder. Car il est dit dans la Hagada \ »tu raconteras à tes enfants\ ». Le plus grand des mercis à Hachem est que, de génération en génération, le père raconte à son fils, qui racontera au sien… C’est le symbole de l’éternité d’Israël.

La ‘HAZERET, la salade, évoque le YESSOD, le fondement, la stabilité. \ »’hazer\ » signifie \ »qui revient\ ». Yossef est le symbole de celui qui revient, du Juif du retour. Nous restons stables, dans la vie, quand nous savons que nous avons en nous ces forces du retour et qu’on ne pourra nous déraciner de notre Source. On ne mange pas la ‘hazéret ; elle est là pour symboliser le Retour final.

Le PLATEAU évoque la MAL’HOUT. C’est un instrument, et non un aliment, car elle n’est pas une force en elle-même, mais la capacité qu’a l’homme d’utiliser tous les outils qui sont dans ce monde, pour faire avancer la Délivrance.

On remarquera que le vin n’est pas sur le plateau : les 4 coupes de vin évoquent les 4 langages de la Délivrance. Le vin évoque donc le résultat, la Délivrance elle-même, alors que le plateau et les aliments évoquent les outils, les moyens pour y parvenir.

On ajoutera encore qu’aller au mikvé, la veille des fêtes, et aussi du shabbat, est une mitsva particulière. La kabbala dit même que, sans ce mikvé, on essaierait d’ouvrir une porte qui ne s’ouvrira pas.


30 novembre -0001