26 Aout 2012 -Talmud Kidouchim- Non! Je ne regrette rien !

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MP4 MP3 Rashbi dit que, \ »si un tsadik gamour, qui a fait le bien tous les jours, vient à se révolter, il perd tout le bien qu´il avait fait jusqu´alors\ ». Un \ »tsadik gamour\ » est un juste accompli (non quelqu´un de \ »parfait\ », qui se dirait en hébreu \ »shalem\ », et jamais nos Maîtres ne qualifient un homme de \ »parfait\ », car cela n’existe pas). \ »Gamour\ », de \ »ligmor\ », signifie un homme qui a vécu tous les jours en exploitant le maximum de ses possibilités et qui a été jusqu´au bout de tout ce qu’il avait à faire.

Les commentaires soulignent que Rashbi ne précise pas pendant combien de temps il se révolte, mais nos Maîtres vont jusqu’à dire que si, sur son lit de mort, il regrette le bien qu’il a fait, il perd tout. \ »Car le verset (d´Ezéchiel 33) dit : \ »tout le bien que le juste a fait ne lui servira à rien, si ensuite il fait le mal\ ».

Rashbi évoque aussi le cas contraire : \ »si un homme a fait, durant toute sa vie, tout le mal qu’il pouvait faire (il est un \ »rasha gamour\ »), puis il fait téshuva, on ne lui rappellera pas tout le mal qu’il aura fait : la téshuva répare tout depuis le début, comme il est dit (aussi dans Ezéchiel) \ »le mal qu’a fait le mauvais ne lui sera pas rappelé le jour où il décidera de revenir.\ »

Pourtant, cela contredit l’enseignement de Rabbi Elazar, et le principe de la balance. Et le Talmud fait remarquer : \ »Pourquoi ne pas comptabiliser moitié-moitié ? S´il a fait du bien toute sa vie, pourquoi le peu de mal efface-t-il tout ? Cela contredit tout ce que l´on a enseigné.\ »

Mais Resh Lakish explique : \ »Rabbi Shimon parle d’un cas où un homme, après avoir changé de chemin, dans un sens ou dans un autre, remet en cause tout ce qu’il avait fait avant\ ». Et Rashi, lui-même, ajoute : \ »il regrette tout le bien qu’il a fait\ ». Cela ne comprend donc pas tous les cas où quelqu’un cesse de faire le bien, laisse tomber, simplement parce qu´il se rend compte que c´est trop difficile pour lui, et qu´il n’a pas la force de continuer, mais sans regretter tout le bien qu’il a fait auparavant ; dans ce cas, il ne perd pas le bénéfice de ce bien. Rashbi parle du cas où un homme regrette le chemin qu’il avait fait avant, que ce soit dans le bien ou dans le mal, et donc tout ce chemin est effacé.

Il faut préciser que la téshuva qui efface tout, n’est pas seulement de cesser de faire le mal, de \ »se ranger\ », comme font certains, après avoir fait le mal, mais sans rien regretter. La vraie téshuva est une réelle prise de conscience du mal que l´on a fait, au point que l´on en est déchiré et que l´on a honte de soi. Celui qui fait cette téshuva atteindra, ensuite, un niveau qu’il n’aurait pu avoir sans ses fautes, qui l´ont donc finalement aidé à progresser.

Mais cela soulève une question énorme, qui sera traitée dans le prochain cours : comment une mauvaise pensée peut-elle prendre le dessus sur toutes les bonnes actions ? Nous avions vu que, si quelqu’un pense à faire une faute, puis ne la fait pas parce qu´il en a été empêché, ce n’est pas comptabilisé contre lui. Comment, ici, tout le bien qu’il a fait durant toute sa vie peut-il être effacé seulement par une pensée de regret ?


30 novembre -0001
  1. Rav! B.H votre cours nous enseigne encore beaucoup de choses dès le début de vos cours que nous voyons et revoyons en famille c\’est de la Torah de vie, un grand merci beaucoup de soutien depuis Paris ou nous vous suivons au quotidien.Kol touv!!

  2. Oui! bravo le Rav Dynovisz dont j\’espère qu\’un jour, il sera nommé Cohen Gadol dans le Nouveau Temple.
    Mais oui, c\’est vrai, si un homme sur son lit de mort donne un coup de pied dans le livre
    de sa vie, nos grands maîtres disent qu\’il efface tout le bien qui est marqué dans le livre,
    et ils vont même plus loin: ils disent que le Bon Dieu, béni soit-Il, est omniscient,
    et que, de ce que cet homme faisait de bien, Il n\’a jamais rien écrit dans le livre;
    le bon Dieu n\’écrivait que le mal.
    Et au contraire, nos grands maîtres disent qu\’un homme qui a fait le mal toute sa vie,
    et qui au moment de sa mort, dit: \ »Il est temps pour moi de rentrer à la maison\ »,
    toutes ses fautes sont effacées. Et ils vont même plus loin: ils disent que le Bon Dieu,
    béni soit-Il, est omniscient, et qu\’Il n\’a jamais rien écrit dans le livre, sinon
    le bien. Et lorsque l\’Eternel dit à un homme: \ »Aujourd\’hui, J\’efface toutes tes fautes\ »,
    Il les efface pour l\’homme, Il les efface pas pour Lui. Lui, Il savait déjà que c\’était
    pas contablilisé, sinon, ce ne serait pas le Bon Dieu. La phrase est donc dite pour l\’homme.
    Parce que l\’homme, lui, il le sait pas. Le mot \ »Aujourd\’hui\ », est écrit pour l\’homme.
    \ »Aujourd\’hui, sache que…\ », mais la Bon Dien il avait déjà sa page toute blanche
    ou sa page toute noire, selon qu\’il est écrit: \ »Avant que tu ne fus, Je voyais tes intestins\ ».
    Marie-Christine.

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