28 Aout 2012 -Tania- Connaissance de soi- Comment revenir et tout reparer?

MP4 MP3 RESUME DU COURS : \ »Il y a 3 niveaux dans la réparation : si un homme n´a pas fait ce qu’il est ordonné de faire, il ne peut bouger de là, jusqu´à ce qu´on lui pardonne ; s´il a transgressé en faisant ce qu´il ne fallait pas et qu´il veuille revenir, il fait téshuva, et cela suspend le problème, mais il faut attendre Yom Kippour pour avoir la réparation totale…. S´il a fait une transgression très grave pour laquelle on est ´hayav karet (qui entraîne une coupure) ou qui signe sa mort, il faut la téshuva, puis Yom Kippour, et il y aura de grandes épreuves qui vont terminer la réparation\ ».

Il y a donc 3 possibilités de fauter : d´abord, on n´a pas fait ce que l´on aurait dû faire ; dans ce cas, il n´est pas dit que l´on doit faire téshuva, mais \ »on ne bouge pas\ ». Dans le 2nd cas, on a fait ce qu´il ne fallait pas, et il faut à la fois téshuva et Yom Kippour. Dans le 3ème cas, il y a téshuva, Kippour, et des épreuves pour avoir la kapara.

2 mots sont employés ici, téshuva et kapara. Pourtant, quand on parle de téshuva, il semble que l´on ait fait tout ce qui était nécessaire. Que signifie donc kapara ? En réalité, la téshuva ne suffit pas, car il faut réparer ce que l´on a brisé. Il faut régler le passif.

Le passif est à l´intérieur de nous : notre être d´aujourd´hui est la conséquence de l’être d´hier qui a vécu la faute ; nous nous sommes construits, avec ces expériences, ces forces. Comment obtenons-nous la réparation intérieure ? Outre la téshuva, il faut aussi la kapara, qui signifie nettoyage, et se fait à 2 niveaux : à mon niveau, j´enlève de ma vie ce qui est mauvais ; mais il y a aussi le niveau d´Hachem, où la faute est transformée en bien. Nos Maîtres disent que c´est le plus grand des miracles, car Hachem prend la vie de quelqu´un et en fait quelque chose de différent. Si l´homme est méritant, Hachem peut faire pour lui ce miracle qui est essentiel car, si l´on enlève de ma vie la partie où j´avais toutes mes forces, où j´étais en possession du meilleur de moi-même, il me manquera des énergies. Certes, je me rangerai, mais je sentirai un manque. Tandis que, si je suis transformé, cela récupère en bien tout le potentiel et toutes les forces de ma jeunesse, ou même de ma vie. Et, ainsi, toutes ces énergies sont réinvesties dans la sainteté. C´est pourquoi tout le sujet du Tanya n´est pas la téshuva, mais la kapara, où tout est réinvesti dans le bien.

Nos Maîtres parlent aussi de \ »retour\ » ? Car la téshuva n´est pas seulement de faire ce que je ne faisais pas, mais cela s´accompagne du sentiment d’ETRE REVENU. Comme pour le retour à la Torah, ou pour l´allyah, même si je n´avais jamais été dans la Torah auparavant, ou je n´étais jamais venu en Eretz Israël, en réalité, j’y REVIENS. David disait qu´à la Délivrance, chacun de nous dira \ »je suis né ici\ ». C´est la véritable naissance.

Que signifie que l´homme \ »ne bouge pas\ », et pourquoi faut-il lui pardonner, bien qu´il ne fasse rien ? Il y a, dans nos vies, des périodes de stagnation, dans tous les domaines. Nos Maîtres en révèlent ici le secret : c´est nous-mêmes qui bloquons notre vie, parce que nous ne faisons pas, au bon moment, ce qu´il faudrait. Hachem nous envoie des opportunités, des actions à faire, pour débloquer notre situation ; quand nous ne les saisissons pas, nous continuons à stagner. Quand nous prenons conscience de cela, on nous pardonne, \ »mé´hilim lo\ », terme concernant l´immobilisme. Rashbi dit \ »quand Hachem aime un homme, il lui envoie quelqu´un qu´il va pouvoir aider\ », aide matérielle, mais plus encore aide morale et spirituelle, où il faut donner de soi-même.

Le cours explique ensuite pourquoi, lorsque l´on a fait ce qu´il ne fallait pas, la téshuva ne suffit pas, et il faut aussi le jour de Kippour ; qu´y a-t-il donc de particulier, dans ce jour ? Israël donne énormément d´importance au temps. Dans le Judaïsme, le temps est sanctifié. C´est la 1ère mitsva qui nous fut donnée, avant même la sortie d´Egypte : rosh ´hodesh, et dévoiler la sainteté du temps. Respecter le temps, c´est utiliser chaque seconde de vie qui nous est donnée, pour étudier, faire du bien, nous reposer… Des vies ont parfois été bouleversées, en une seconde. Nous verrons, dans le prochain cours, que le respect du temps est, même, la réparation de toutes les transgressions.


30 novembre -0001