31 Mai 2012 Paracha Nasso – Pour la premiere fois dans un cours: Toutes les structures du mal mises a nue

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MP4 MP3 A partir d’un verset concernant l’adultère, ce cours nous expose toutes les structures de l’être humain, quelles sont les forces du mal en nous, et comment elles fonctionnent.

« L’homme dont la femme se détournera… » Etonnamment, la Torah n’emploie pas ici les mots par lesquels elle désigne normalement l’adultère, ou le fait de se détourner. Mais elle utilise le verbe « tisté », qui a la même racine que shoté, quelqu’un qui devient fou.

De là, nos Maîtres nous apprennent un principe général fondamental : « un homme ne faute que s’il est entré en lui un vent de folie » : il y a des forces extérieures à l’homme, qui entrent en lui, et lui font faire des choses qui ne sont pas vraiment lui. Et sa responsabilité réside dans le fait qu’il aurait dû se garder. C’est pourquoi on parle de « shmirat hamitsvot », car l’homme doit se protéger des forces qui veulent l’empêcher d’accomplir les commandements divins.

On appelle ce « vent de folie » venant DE L’EXTERIEUR et s’emparant de l’homme, rouah shtout. Ce qui est différent du yetser hara, pulsion mauvaise qui est « DANS LE COEUR de l’homme depuis son enfance » et le pousse au mal. Il est aussi différent du nefesh habehemi, ou nefesh ha’hiouni, qui est l’âme animale, les PULSIONS VITALES dans l’homme.

Il y a donc 3 concepts différents. Certes, la pulsion animant la femme adultère nous semble appartenir aux 3, mais la Torah met l’accent sur le rouah shtout. Pourquoi, et quel enseignement en tirer ?

Le nefesh habehemi, qui est notre nature fondamentale et profonde, est en nous, dans notre corps, dès le moment de notre conception. (Nous avons, soit une nature spirituelle qui nous pousse à nous intéresser au monde de la pensée et des concepts abstraits, soit une nature matérialiste qui s’intéresse à ce monde.)

Nous pouvons sublimer cette nature. Mais le yetser hara (qui, selon nos Maîtres, entre en nous à notre naissance) nous poussera à utiliser notre nature pour faire le mal. Il se situe dans notre cœur, c’est-à-dire dans le siège des sentiments.

Le roua’h shtout entre et sort de l’homme. Il ne reste pas en nous. Il s’attaque à notre cerveau et nous fait « perdre la tête ». Il agit en nous comme le fait un virus dans un ordinateur : il neutralise notre cerveau, et prend les commandes. Il fait naître dans notre cerveau toutes les justifications pour faire le mal. Nos Maîtres l’appellent folie, car c’est seulement ensuite que nous nous rendons compte que c’était faux.

La Torah met ici le mari en garde : fais attention à ce que ta femme ne rentre pas, à cause toi, dans des rêves qui vont s’attaquer à son cerveau, nourrir ses pensées et la pousseront à la faute. Bien sûr, cela ne justifie en rien l’adultère du conjoint, mais sachons que, dans tout mal que l’on nous fait, il y a toujours une grande responsabilité de notre part.

Mais cet enseignement est applicable à tous les domaines de nos vies où, sans nous en rendre compte, nous cherchons des justifications au mal que nous allons faire ; en particulier lorsque nous parlons mal des autres : « je ne fais que dire la vérité »….


30 novembre -0001