8 Mai 2013 – Si je t´oublie Jerusalem !-

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Amalek est le grand séparateur. Son caractère vient de ce qu\’il est issu d\’une union impossible, par l\’adultère et l\’inceste. Il refuse l\’unité et s\’attaque au peuple dont le projet est l\’unité : \ »En ce jour, D. sera un et Son Nom sera un.\ » Il veut nous faire disparaître car, si Israël réussit à construire l\’unité à l\’intérieur de sa propre nation, puis entre D. et le monde, c\’est la fin d\’Amalek qui est l\’incarnation du contraire.

Comme nous l\’avons vu hier, au sujet du Psaume 9, Amalek s\’attaque au Trône et au Nom de D. A ce propos, le Rav explique comment le roi Salomon préfigure la Délivrance finale ; son règne est la seule époque, sur 3500 ans, où nous n\’avons jamais été attaqués, ni en guerre ; échantillon messianique qui existe déjà, dans notre histoire. La terre entière se rendait à Jérusalem auprès du peuple juif, dont la quintessence était, à ce moment-là, le roi Salomon, pour recevoir de lui. La présence du Roi dans Son monde, c\’est quand il s\’assied sur Son trône, et cette présence du Roi, c\’est Yerushalaim. C\’est pourquoi le sujet véritable de l\’attaque d\’Amalek est Yerushalaim. Il nous attaque en chemin, à chaque fois que nous nous dirigeons vers Yerushalaim et sa signification. Et sa dernière venue dans l\’histoire sera ce que l\’on appelle la guerre de Gog et Magog, pour empêcher Israël de faire de Yerushalaim sa capitale.

Il est dit de la Délivrance \ »Tu nous montreras des niflaot\ », des prodiges : nos yeux vont s\’ouvrir et nous nous rendrons compte que, dans le monde même, dans la nature et l\’histoire que l\’on croyait profanes, se cachent les plus grands miracles (plus grands, même, que la création, dit le Tanya). Dans l\’obscurité se cache une lumière inimaginable ; l\’obscurité elle-même deviendra délivrance.

Le 28 Iyar, qui est le koa\’h Iyar, le jour de la force de ce mois, nos soldats sont entrés dans Jérusalem qui fut réunifiée ; c\’est aussi le 1er jour de la 7ème semaine, de la semaine de la Mal\’hout, dans le compte du Omer ; et aussi le jour de la hiloula du prophète Shmuel, prophète de la royauté, qui oignit les 2 1ers rois d\’Israël, dont David. Or, précisément ce jour-là, nous lisons le plus beau psaume qui fut consacré à Jérusalem, Psaume de la libération de Jérusalem : \ »Si je t\’oublie, Jérusalem, que ma droite s\’oublie, que ma langue se colle à mon palais. Souviens-Toi, Hachem, de ce qu\’ont fait les fils d\’Edom…\ » (Ps 137) Etonnamment, ce psaume qui parle des exilés en Babylonie, tout d\’un coup cite le nom d\’Edom ! \ »Détruis-les jusque dans les fondations !\ » Or, c\’est Edom qui avait changé les noms de Jérusalem et d\’Israël, pour changer notre identité et détruire nos fondations ! Le Psaume dit \ »Tu seras pillée, et ce que tu nous as fait, on te le fera.\ »

La veille, le 27ème jour du mois, nous avions lu le Ps 122 \ »Je me réjouissais quand on m\’invitait à aller dans la maison d\’Hachem… reconstruire Yerushalaim comme une ville que l\’on a réunifiée\ ». David avait vu qu\’il y aurait une séparation dans la ville, et qu\’elle devrait être réunifiée : séparation matérielle, entre l\’ouest et l\’est ; mais c\’est seulement le miroir de la déchirure entre le haut et le bas, entre le céleste et le terrestre.

La 1ère fois que la Torah parle de Yerushalaim, c\’est à propos du roi de Shalem, Melkitsedek. Shem appela cet endroit \ »shalem\ », qui signifie entier. Un midrash nous rapporte que l\’une des sources de la dispute entre Cain et Avel fut qu\’ils voulaient se partager le monde, l\’un prenant l\’est et l\’autre l\’ouest. La ligne de partage entre eux passait exactement par le milieu de Jérusalem. Mais ils ne purent se mettre d\’accord, et Cain tua Avel. Shet, pour réparer cette faute, et que le monde soit entier, voulut vivre ici. Cette ville s\’inscrit donc, dès l\’aube du temps, dans une perspective de division du monde entre l\’est et l\’ouest, entre spirituel et matériel, etc… C\’est le haut lieu de la séparation, et aussi de la reconstruction et de la réunification.

Yom Yerushalaim est donc un jour d\’une portée extraordinaire. Il y eut un début de réunification, mais il faut tout un processus et du temps pour que la semence devienne un enfant, puis un adulte. Nous qui sommes ici devons donc nous poser la question : qu\’est-ce que je fais pour reconstruire Jérusalem et mon peuple ? Si D nous a choisis pour être cette génération, c\’est que nous sommes beaucoup plus grands que nous ne l\’imaginons. Le Ari HaKadosh disait que la force du yetser hara, juste avant la Délivrance, sera de convaincre les géants qu\’ils ne sont que des nains ; mais, quand le géant qui est en nous se réveille, le koa\’h que D a donné à Son peuple se dévoile. Lorsque nous aurons retrouvé notre puissance, nous la donnerons à l\’humanité entière, pour le bien de toute la terre.


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