Attention: Torah, pas de religion ! – Guilgoulim- 23 Fev 2014

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Le Ari HaKadosh explique que Adam et \’Hava ont été créés dos à dos, puis mis face à face. Adam fait allusion à la dimension spirituelle et \’Hava à la dimension matérielle et politique. Nous avons ici toute l\’histoire humaine où ceux qui faisaient le choix de la spiritualité se coupaient du monde, et ceux qui s\’engageaient dans le monde savaient que leur comportement était contraire à ce que D. dit. Mais les deux domaines se touchaient dans le dos, car il y avait des complicités entre une partie du clergé et le pouvoir.

\ »Hachem les a séparés et les a mis face à face.\ » Il y eut donc un moment où chaque dimension a accepté de regarder l\’autre en face. Car il n\’est pas possible de construire et de donner la vie, en restant séparés. Le monde est stérile.

\ »Et toutes les âmes incluses en eux, qui s\’apprêtaient à venir dans ce monde, ont eu leur tikoun, leur parachèvement.\ » Elles se sont retrouvées face à face. Mais, paradoxalement, c\’est à ce moment, où elles allaient pouvoir construire, que le na\’hash est venu et a fait tomber Adam et \’Hava. \ »A cause de leur faute, les âmes sont tombées dans la klipa. Cette entrée des âmes dans la klipa est considérée comme la mort.\ »

Pourquoi la faute intervient-elle, justement, au moment de la perfection ? C\’est ce que l\’on constate, notamment, lorsque des personnes ont commencé par vivre ensemble, et tout allait très bien puis, lorsqu\’elles se marient, plus rien ne marche et elles divorcent !

\ »Il faut que tu comprennes que la remise face à face ne s\’est produite que dans la partie inférieure de leur âme.\ » La partie inférieure désigne les 7 attributs divins du bas (les 6 qualités du cœur : bonté, rigueur, vérité, volonté, reconnaissance, stabilité ; et la force de l\’action et de la réalisation qu\’est la Mal\’hout ; les qualités du cœur se dévoilent dans l\’action, c\’est pourquoi on les cite ensemble). Au début, les dix forces du monde spirituel étaient tournées seulement vers D., puisque les hommes religieux investissaient toutes leurs forces (les 3 du cerveau, les 6 du cœur et leur action) seulement dans le spirituel ; et les hommes ayant une nature matérialiste investissaient toutes les leurs dans le monde matériel. D les a mis face à face, mais seulement pour ce qui est des parties les plus basses de l\’âme, nefesh et rua\’h, tandis que neshama, \’haya et ye\’hida n\’ont jamais été mises face à face.

Le Ari dévoile que \ »ces trois niveaux de l\’âme, qui sont les niveaux du cerveau, ne sont jamais tombés dans la klipa car, lorsqu\’ils ont vu qu\’Adam et \’Hava pensaient à fauter, ils les ont quittés et sont montés en haut.\ »

On dit que la faute est celle d\’Adam car il représente la dimension spirituelle. Il n\’a présenté à \’Hava que 7 forces ; s\’il lui avait présenté ses 10 forces, jamais le na\’hash n\’aurait pu s\’approcher d\’elle. Le Ari nous fait comprendre ici que la faute vient de ce que Adam n\’a pas représenté pour \’Hava un modèle suffisamment fort. Elle n\’a pas été protégée du na\’hash.

Lorsque nous avons un Judaïsme du cœur, nous sommes inébranlables tant que l\’on vient contre nous par la force : nous montons sur le bûcher sans hésitation. Mais, ensuite, quand se présente un autre ennemi, l\’assimilation, qui vient cette fois-ci au nom de la tête, au niveau du cerveau, nous montrant par exemple, par la science et les découvertes médicales, etc. que la Torah ne tient pas debout, nous nous effondrons. Quand la religion ne tient que sur la morale et la tradition, elle ne tient pas devant les attaques du cerveau.

Pour chacun des 7 attributs du bas, nous avons un modèle fort : les 3 pères, Moshé, Aharon, Yossef et David. Mais nous n\’avons pas encore de Juste qui corresponde aux 3 attributs du haut. Elyahou, le Mashiah ben Yossef et le Mashiah ben David ne se sont pas encore dévoilés. La Torah du Mashiah, qui dévoile et construit la compréhension, commence à peine à se dévoiler.

La Ari nous montre ici que le monde ne peut pas tenir avec un modèle qui présente seulement la morale, car elle ne suffit pas ; la morale tient face à la force, mais non face à la séduction. Le Tanya, lui aussi, explique qu\’un homme ne tombe pas, lorsqu\’il s\’agit de sa vie ; mais, si on lui présente que telle action n\’est pas si grave que cela, il se laissera séduire beaucoup plus facilement.


30 novembre -0001