Attention a la prise en charge -Guilgoulim- 13 Oct 2013

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Nous avons vu que le ibour est une connexion donnée à une personne méritante, qui a terminé d\’exploiter toutes les potentialités de son âme propre. Elle pourra, ainsi, aller au-delà de ses limites, et entrer dans une dimension qui n\’est pas la sienne propre. Cette personne sera donc en dehors du standard, car elle sera connectée à des forces complètement hors normes. Cela peut nous arriver dans des moments très particuliers, d\’épreuves, de grandes difficultés, de guerre… où nous avons besoin d\’être hissés au-delà de nos limites. Les tsadikim, quant à eux, n\’ont pas besoin de circonstances spéciales, mais sont connectés en permanence à ce niveau.

Nous allons maintenant aborder des notions extrêmement importantes, en particulier le monde des âmes et le monde de la résurrection. \ »Quand l\’homme qui a eu ce ibour quitte ce monde, son âme, grâce à cette connexion qu\’il a eue de son vivant, va pouvoir atteindre, dans l\’autre monde, le niveau de l\’âme à laquelle il s\’est connecté dans ce monde. Il y a deux raisons pour lesquelles le ibour est nécessaire : d\’abord, quand le nefesh du tsadik se connecte à mon âme, cela me permet de me réparer de plus en plus. Grâce à l\’aide de ce tsadik, je pourrai atteindre son niveau et ajouter constamment de la sainteté à ma sainteté. Il y a aussi un intérêt pour le juste lui-même, qui se connecte à un homme \ »standard\ », puisqu\’il l\’aide à monter, et cela lui donne aussi des mérites. C\’est ainsi qu\’il faut comprendre ce que disent nos Maîtres : combien grands sont les justes puisque, après leur mort, ils font encore des enfants, car cet homme à qui le tsadik donne des mérites, c\’est comme un enfant par rapport à son père.\ » En effet, lorsque l\’homme quitte ses limites, c\’est comme une naissance, car son âme était limitée à l\’intérieur de sa propre structure nishmatique, comme le fœtus dans le ventre de sa mère ; puis, dans l\’âme du tsadik, il a accès à un monde illimité (du moins par rapport au sien propre), comme le fœtus qui sort, et l\’enfant naît.

Mais qu\’est-ce que ce \ »olam haba, monde à venir\ », dont il est parlé ici ? Dans le langage des Maîtres, il y a DEUX MONDES A VENIR : celui où vont les âmes méritantes après la mort, depuis la faute de Adam jusqu\’à la résurrection ; c\’est un MONDE INTERMEDIAIRE où vont les âmes, en attente d\’un autre \ »monde à venir\ », qui est le véritable monde, celui de t\’hiat hametim, DE LA RESURRECTION, où l\’âme sera à nouveau dans le corps. Concernant le ibour, il est parlé seulement d\’affinement de l\’âme, et il n\’est pas question du corps, car il s\’agit seulement d\’élever l\’âme. \ »Sache que ce juste qui vient de mon vivant, ne peut que gagner, mais ne va rien perdre. Il reçoit sa part dans mes mitsvot mais, si je fais des bêtises, il n\’aura ni sanction, ni ne sera abîmé. Il ne va pas subir avec moi. Bien au contraire, si celui qui a mérité le ibour change et tombe, le juste tout de suite le quitte.\ » C\’est comme une fausse couche, parce que l\’homme n\’est plus au niveau de mériter cette aide. On remarquera que, dans le Talmud, le Mashia\’h est appelé \ »la fausse couche\ ». Cela fait allusion à un secret très profond selon lequel, tout au long de l\’histoire, la neshama du Mashia\’h est de très nombreuses fois en ibour, dans l\’âme des trois pères et de Moshé rabenou. Ce ibour la prépare à devenir réellement le Mashia\’h. C\’est pourquoi il est parlé, aussi, de l\’accouchement du Mashia\’h. Mais, lorsque sa génération n\’est pas prête (ou à cause d\’erreurs personnelles), il y a fausse couche. Ainsi, nos Maîtres disent que, depuis la destruction du Deuxième Temple, l\’âme du Mashia\’h est constamment présente dans ce monde, dans un corps issu en ligne directe du roi David.

Mais pourquoi le juste se connecte-t-il à moi quand tout va bien, puis me quitte quand cela ne va plus ? \ »L\’âme du tsadik entre parce qu\’elle le veut, et sort quand elle veut sortir. Elle est comme un invité, de façon provisoire. Et ce secret du ibour n\’a rien à voir avec le corps de l\’homme, mais seulement son âme. C\’est pourquoi, quand la personne souffre, le tsadik ne ressent pas sa souffrance.\ » Il n\’en est même pas conscient.

Cela explique pourquoi il y a parfois, en nous, un réveil intérieur qui nous permet tout d\’un coup d\’être élevés à un niveau qui n\’était pas le nôtre avant. Cela va-t-il demeurer ensuite, lorsque nous serons confrontés à des difficultés ? Si la prise de conscience venait vraiment de nous, nous l\’avons intégrée avec notre être et notre corps, et nous ne perdrons jamais le niveau atteint. Mais, si cette inspiration n\’a pas pénétré notre être et notre corps, cet enthousiasme n\’était pas vraiment le nôtre, et il ne restera pas. Cela pouvait être un ibour. C\’est pourquoi il vaut mieux faire peu de pas, avec les forces véritables de notre âme réelle. Certes, nous avons besoin des deux : du ibour qui nous élève, mais aussi de nos forces véritables pour traverser les épreuves.

C\’est la raison pour laquelle certains livres nous construisent, mais nous les abandonnons dans les moments difficiles.Cela prouve qu\’ils n\’ont touché que notre âme. Au contraire, si nous nous y accrochons et qu\’ils nous aident véritablement, c\’est qu\’ils font partie de notre vie, et sont notre être véritable et notre éternité. Le ibour nous permet donc d\’arriver au monde des âmes (monde intermédiaire, des rayonnements), mais non au monde de la résurrection qui est le monde du corps et de l\’âme (monde haetsem, de l\’essence).

Cela nous donne un message extraordinaire : l\’homme ne doit jamais oublier qui il est véritablement, et ne doit jamais se construire sur un autre que lui-même. Nous avons tous besoin d\’amis et d\’aide mais, dans les vrais moments de la vie, nous ne devons compter que sur Hachem et sur nous-mêmes, car personne ne peut accomplir à notre place ce que nous devons faire. Mieux vaut un petit pas réalisé tout seul, qui nous construit véritablement, que d\’immenses distances parcourues avec l\’aide des autres.


30 novembre -0001