Ce n´est pas de la science fiction-Guilgoulim- 20 Oct 2013

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Nous avons vu qu\’une âme ayant déjà eu son tikoun peut aider quelqu\’un à aller au-delà de ses limites. Une personne se connecte à une âme, par l\’intermédiaire d\’une mitsva que les deux ont faite à la perfection, et qui permet un lien nishmatique entre elles. Ensemble, elles pourront progresser beaucoup plus.

Mais le ibour peut exister aussi entre deux personnes vivantes. \ »Un homme standard peut recevoir l\’âme d\’un tsadik vivant en même temps que lui, s\’il accomplit à la perfection une mitsva que le tsadik est habitué à accomplir parfaitement, et qui est une mitsva essentielle pour lui.\ » Car chacun de nous a une part spécifique dans la Torah, qui correspond à sa racine d\’âme (tsedaka, étude, enseignement, prière, conseil, justice….) Je dois faire partie de la même racine d\’âme que ce tsadik, me donner à fond et exceller, moi aussi, dans ce domaine. \ »L\’âme de ce tsadik peut entrer en moi, et ce secret nous est révélé au sujet de David et Yonathan : \ »l\’âme de David s\’est collée sur l\’âme de Yonathan.\ »

Qu\’apporte cette connexion d\’âmes du type ibour ? David et Yonathan étaient de vrais amis, étudiaient et priaient ensemble, etc… Mais, ainsi, leur amitié a été renforcée. Et comment cela est-il possible ? Il faut comprendre que tout ce qui est lié à notre corps est limité dans l\’espace-temps, mais non ce qui est lié à l\’âme. Même quand elle est en moi, elle n\’est pas liée à un moment ou un endroit particulier. Certes, un homme standard ne bénéficie pas de ce que son âme est capable de faire et d\’être. Mais, plus je vais vivre au niveau du tsadik, et plus je vais bénéficier de ses capacités, et je serai aussi ailleurs, d\’une façon très réelle, exactement comme je suis ici. Mon âme peut aussi se trouver dans d\’autres époques.

Plus un homme vit au niveau de son corps, et plus il sera enfermé dans ses limites. Plus il se connecte à son âme, et plus il bénéficiera de forces surnaturelles et sera capable de se construire, et construire autour de lui.

A l\’origine, toutes les âmes, dans leur essence, sont une seule entité avec différentes parties, comme un corps avec des membres différents. Mais, à cause de la faute de Adam HaRishon, les âmes ont été coupées de leur essence première et séparées les unes des autres. Aujourd\’hui, nous nous percevons comme des entités séparées, d\’où les divisions entre nous. Mais, dans un couple réussi, nous ressentons que nous sommes une seule âme.

David et Yonathan incarnent l\’unité retrouvée entre les hommes, quand les âmes reviennent à leur essence première et ne font qu\’un. Ainsi, mon âme peut être chez quelqu\’un d\’autre, tout en continuant à agir en moi et à me donner la vie. D\’ailleurs, en réalité, elle n\’est pas davantage dans mon corps que dans celui d\’une autre personne. Par exemple, l\’âme d\’Eliahou HaNavi est présente à chaque Brit Mila, et se trouve partout à la fois au même moment. De la même façon, le Zohar dit que les tsadikim, après leur mort, se trouvent dans tous les mondes, encore plus que de leur vivant. Le Tanya explique que, même en étant dans un corps, ils pouvaient se trouver à différents endroits à la fois, mais cela leur demandait un effort, tandis qu\’après leur mort, ils ne sont plus limités, et peuvent se trouver partout.

Lorsqu\’une partie de notre âme se trouve chez quelqu\’un d\’autre, c\’est la préfiguration de ce qui se passera à la Délivrance finale. Cela est possible surtout dans le couple, où l\’homme et la femme peuvent le vivre, à la fois, au niveau du corps et de l\’âme. Pour qu\’un couple puisse réussir, il faut qu\’une partie de chacun passe dans l\’autre : chacun apprend à raisonner en fonction de ce qu\’est l\’autre, qui est l\’extrême opposé de lui-même. L\’homme doit accepter de devenir un peu féminin, et la femme un peu masculine. Ce ibour permettra à chacun de comprendre son conjoint. Mais il y a aussi des zivouguim nishmatiques, par exemples dans des amitiés profondes. De la même façon, les Juifs donneront aux nations une partie d\’eux-mêmes, et inversement ; et chaque peuple donnera aussi une partie de lui à chacun des autres, de sorte que l\’occidental comprendra l\’oriental, etc… Chacun aimera l\’autre pour ce qu\’il est, comprenant comment il fonctionne et cherchant à lui faire du bien, tel qu\’il est.

La Torah nous dit que, depuis la création, seuls David et Yonathan sont arrivés à cela. David venait des \ »poubelles\ », et Yonathan de l\’aristocratie juive. Un zivoug, ce sont deux âmes très différentes qui vont relever le défi de l\’unité impossible. Pour cela, il ne suffit pas de s\’aimer et se respecter, mais il faut prendre une partie de la personnalité de l\’autre, et que quelque chose de nouveau entre en moi.

Le ibour parfait est entre deux vivants, car c\’est ce qui se passera à la Délivrance, et il fait avancer la Délivrance. Quand un homme, pour ne pas se fâcher avec un autre, est capable de changer complètement et de tout faire pour comprendre l\’autre, c\’est un acte de guéoula, de Délivrance !


30 novembre -0001