Comment toujours rester connecte ? -Tania- 1 Oct 2013

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MP4 MP3 RESUME DU COURS : \ »L\’âme ne rentre pas directement dans le corps. Elle se trouve dans des habits, réceptacles qui lui permettent de se manifester dans le corps. Elle a trois habits : la pensée, la parole et l\’action, qui sont liées aux 613 mitsvot de la Torah. Par exemple, un homme accomplit une mitsva par une action, ou par sa parole (il s\’occupe d\’expliquer les mitsvot), ou par sa pensée (il comprend tout ce qui lui est donné de comprendre dans la Torah). A ce moment, l\’ensemble des 613 parties de son être sont habillées dans les 613 mitsvot.\ »

Nous savons que les maîtres ont dénombré 613 parties dans le corps : 248 membres, par lesquels passe par la vie véritable ; et 365 nerfs, c’est-à-dire forces, par lesquels passe toute l\’activité sensitive, émotionnelle et nerveuse. Or, 248 est la valeur numérique du mot re\’hem, matrice, où la femme donne la vie, conçoit l\’enfant. Et 365 évoque le nombre de jours. Les deux renvoient donc à la vie. On remarquera que tout ce qui est spirituel est relié à une notion de vie : la Torah est appelée \ »ets ha\’haim\ » et l\’âme est appelée, dans la Torah, \ »nishmat \’haim\ », l\’âme de vie. Ainsi, selon le décompte de nos Maîtres, il y a autant de mitsvot que le temps de la vie et les membres qui, ensemble, forment la matrice de la vie.

Mais le corps est le miroir de l\’âme, et c\’est parce que l\’âme est elle-même composée de ces deux types de forces (248 parties vitales de l\’âme et 365 nerfs), que le corps est ainsi créé. Le but de l\’âme est de nous donner la vie et de nous permettre de vivre dans le temps, c\’est pourquoi elle est dotée de ces différentes forces, évoquées par les chiffres 248 et 365. C\’est aussi pourquoi nous avons reçu une Torah qui a 613 mitsvot décomposées en 248 et 365 qui vont permettre la connexion entre le corps et l\’âme, c’est-à-dire entre ce qui est inerte et mort, et ce qui en nous source de vie. Donc, dans un premier temps, en faisant les mitsvot, je me connecte d\’abord à moi-même, à ce qui est vraiment vivant en moi.

Dans la vie de tous les jours, quand je suis découragé, fatigué… cela prouve que je suis déconnecté de moi-même, de la source de la vie en moi. C\’est pourquoi la première parole adressée à Avraham, c\’est \ »le\’h le\’ha, va vers toi.\ » La connexion avec moi-même, c\’est la \ »mitsva\ » dont le nom signifie \ »ordre\ », mais aussi vient du mot \ »tsevet\ », équipe : je me connecte à la partie divine, inépuisable, qu\’Hachem a mise en moi. Si j\’étais toujours en situation de mitsva, connecté à mon intériorité, je ne serais jamais ni triste, ni découragé.

Comment peut-on être ainsi connecté en permanence à soi-même ? Les mitsvot, apparemment, sont très ponctuelles. Mais le texte nous répond : les mitsvot sont au niveau, non seulement de nos actions, mais aussi de notre parole, et surtout de notre pensée. Nous avons un principe fondamental : nous pouvons savoir pourquoi nous sommes venus sur terre en voyant dans quel domaine de notre vie nous avons le plus de difficultés à progresser, et nous avons tous les obstacles. De la même façon, les obstacles vont surtout surgir dans les endroits les plus importants pour ma connexion ! Or, bien sûr, ce que nous avons le plus de mal à maîtriser, ce ne sont ni nos actions, ni nos paroles, mais nos pensées ! Il y a une place, tout au fond de notre pensée, pour la plupart des fautes, et même pour les pires choses, même si nous ne les faisons pas. C\’est pourquoi Hillel disait : n\’aies pas confiance en toi, jusqu\’au jour de ta mort.

C\’est AU NIVEAU DE LA PENSEE qu\’il y a l\’opposition la plus forte parce que C\’EST LA QUE JE PEUX, EN PERMANENCE, ETRE CONNECTE A LA NOTION DE MITSVA, ET DONC A MON AME. Je suis limité au niveau des actions et des paroles, mais non de ma pensée, qui peut fonctionner constamment. Si je suis connecté en permanence à Hachem, je serai toujours dans un état de vie extraordinaire.

Quelle mitsva a été donnée à la pensée ? \ »VE YADATA HAYOM, véashévota el levavéha… et tu sauras aujourd\’hui, et tu feras descendre dans ton cœur que Hachem est Elokim, et IL N\’Y A PAS D\’AUTRE QUE LUI.\ »

Cette mitsva nous permet d\’être connecté à Lui 24 h sur 24, et c\’est pourquoi c\’est là que nous avons le plus de difficultés. \ »Il n\’y a pas d\’autre que Lui\ ». Donc, dans toutes les situations, quoi qu\’il m\’arrive dans tous les domaines, TOUT VIENT DE LUI : si l\’on me blesse, si je n\’ai pas de travail…. Tous les problèmes que j\’ai viennent d\’un problème avec Hachem et je dois régler le problème, d\’abord avec Lui.

Pourquoi avons-nous besoin de faire les mitsvot (tefilin, manger de la matsa, etc…) ? D. a introduit dans Son monde des actions qui, PARCE QU\’IL LES A ORDONNEES, ET PARCE QUE NOUS LES ACCOMPLISSONS COMME IL NOUS LES A ORDONNEES, NOUS NOUS CONNECTIONS à ces forces que Lui-même a mises dans le monde. De même que, si nous mettons en marche un téléphone, même si nous ne comprenons pas comment il fonctionne, nous sommes connectés avec une autre personne. De la même façon, en mettant les tefilin, ou en faisant ce que D. nous a dit, nous nous connectons à Lui. Cela ne dépend ni de notre compréhension, bon vouloir, authenticité… mais seulement du fait que la mitsva est ordonnée par Hachem. Toute l\’existence n\’est qu\’énergie et connexions ; tout le monde sait qu\’il faut passer par la prise pour avoir le courant électrique, et ne cherchera à se brancher ailleurs !! Quand je suis dans le contexte de la mitsva, mon acte ou ma parole réalise la connexion. Il en est de même pour la pensée. Si, dans toutes les situations, je me dis \ »EIN OD MI LEVADO\ », il n\’y a pas d\’autre que Lui seul, je suis connecté en permanence avec Lui. C\’est la première mitsva donnée à un Juif. Avant de régler les problèmes concrets qui m\’arrivent, je me connecte à la Source, par les mitsvot qui nous sont données. Et, en particulier, grâce à ce réflexe : \ »il n\’y a pas d\’autre que Lui\ ». Je médite cela, le pense, l\’intègre en moi, au point que c\’est devenu une certitude en moi. \ »Il n\’y a qu\’Hachem\ ». Cette pensée me connecte en permanence au Maître du monde. Chaque pensée positive me connecte directement à mon âme, et à D, et je reçois des énergies de vie.

La première conséquence de la faute est la tristesse : \ »dans la tristesse tu enfanteras… dans la tristesse tu mangeras\ », est-il dit à Adam et Hava. La tristesse vient de la déconnexion de l\’âme. Mais, si je m\’habitue, plusieurs fois par jour, à avoir cette pensée \ »il n\’y a pas d\’autre que Lui\ », cela fait de moi un être profondément optimiste et positif.


30 novembre -0001