La Delivrance viendra de France- Premier cours- Toldot-3 Nov 2013

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Les enseignements de cette semaine auront pour idée sous-jacente l´importance du judaïsme français dans la Délivrance finale, importance dévoilée par le Rabbi, en 1992.

Dans la parachat Toldot, d´abord, nous voyons les personnages de Yaakov et Esav. La Torah dit que \ »titen emet léYaakov, la vérité a été donnée à Yaakov\ ». Pourtant, il semble que son comportement soit tout le contraire de la vérité, puisqu´il prend la place de Esav et dit à Itzhak : \ »je suis Esav ton be´hor\ ». Le Zohar et la ´Hassidout nous révèlent qu´à ce moment-là, Yaakov était arrivé au niveau de Esav, tel qu´Itzhak l´aurait voulu, et tel qu´il était programmé au départ, dans le Projet divin, s´il avait fait les bons choix. C´est pourquoi Yaakov n´a pas menti : il était devenu le bon Esav, l´Esav véritable. Son frère n´a pas voulu jouer son rôle, il a dévié, et Yaakov dut assumer les deux rôles. C´est la symbolique des habits d´Esav, qu´il prend sur lui. C´est pourquoi Itz´hak peut dire : \ »c´est la voix de Yaakov et les mains de Esav\ », signifiant à son fils qu´il a réussi : il est parvenu à être, à la fois, Yaakov dans l´intériorité (la voix) et Esav dans l´extériorité. On remarquera que Yaakov ne dit pas \ »ani Esav, mon nom est Esav\ » mais \ »ano´hi, mon essence\ » est devenue Esav.

Dans le langage de la Kabbala et de la ´Hassidout, nos Maîtres disent que, avant le tikoun, Yaakov représentait le \ »olam hatikoun\ », le monde de la réparation, et Esav le \ »olam hatohou\ », de la confusion. Dans le monde du tikoun, il y a des kélim, des réceptacles très forts et grands, mais emplis d´une toute petite lumière ; dans le monde du tohou, au contraire, les kélim sont très petits et faibles, mais la lumière est très grande. Ainsi, chez Yaakov, le réceptacle est très grand, son comportement est très fort, il est très moral et a fait le \ »tikoun hamidot\ », mais la lumière est faible, son idéal et ses aspirations se limitent à lui-même et à son entourage ; la question est : qu´apporte-t-il au monde, et comment peut-il changer le monde ? Dans le langage moderne, il représenterait le religieux. Chez Esav, c´est le or makif, la lumière immense qui englobe tout : ses aspirations sont mondiales, universelles et messianiques, mais les réceptacles très faibles, son comportement est mauvais ; ses idées sont très grandes, mais ne descendent pas dans le réel ; il représente le philosophe. Le sage parfait, lui, est capable à la fois de descendre dans le moindre détail de l´étude de la Torah, mais sans jamais perdre le projet qui est la Délivrance.

On voit que chacun a une qualité et un problème : D. a donné quelque chose à chacun, de sorte qu´ils ont besoin l´un de l´autre pour réaliser le Projet. C´est d´ailleurs un principe de la Torah qui commence avec la lettre bet, la 2ème lettre : dans ce monde, tout commence avec la réunion des contraires qui se complètent. Israël a besoin des nations, et elles ont besoin de lui, pour le Projet.

Esav est le guerrier, \ »ish sadé\ », qui sort dehors parce qu´il a une grande motivation. Il veut changer le monde, ce qui exige un très grand idéal, et un grand projet. Il a combattu et tué Nimrod, parce qu´il avait compris sa mission ; il devait représenter le combattant qui va ramener le monde à Hachem. Yaakov, lui, devait servir d´inspiration spirituelle, à l´image du shabbat par rapport aux 6 jours de la semaine. Esav aurait pu s´en sortir, s´il avait demandé à Yaakov de l´enseigner et l´emplir de forces ; comme David qui combattait toute la journée, et étudiait et priait la nuit ; comme Moreno, ces dernières années, qui était un vrai Esav dans la kdousha : entre chaque mission, il étudiait et enseignait. Mais Esav a méprisé Yaakov, et il n´a pas su rester dans la kdousha.

Sans l´union des deux, il ne peut y avoir de projet.


30 novembre -0001