La justice, pas la religion !! -Psaumes- 8 Oct 2013

Posté il y a 6 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 RESUME DU COURS : PSAUME 14 : \ »Voici la victoire de David. Le naval (c’est-à-dire l\’ordure, du mot \ »nevela\ », cadavre) dit dans son cœur : il n\’y a pas d\’Elohim, pas de justice dans ce monde.\ » Elohim, l\’un des Noms de D, évoque à la fois le D. créateur et le D. de justice car, dans la création, D. fait la différenciation et tranche entre obscurité et lumière, terre et eau… Or, c\’est aussi le rôle de la justice de séparer le vrai du faux. Le naval dit que ce principe de justice n\’existe pas, et que ce monde est une jungle où tout est permis et où le plus fort gagne. Certes, il croit en D., mais Il pense qu\’Il n\’intervient pas dans Son monde. Le naval dit \ »bélibo\ », dans son cœur… Pourtant, on dit avec la bouche. Cela fait allusion, aussi, à nous qui, dans les circonstances de la vie, nous demandons : où est D. et Sa justice ? Même si je crois en D et que j\’accomplis toute Sa Torah, si je ne ressens pas que tout ce qui se passe est l\’expression de la justice divine, je peux avoir un cœur malade, ou même être un croyant mort, si cette question est vraiment le discours de mon cœur.

En réalité, ce qui nous dérange, ce n\’est ni l\’existence de D, ni qu\’il faille faire les mitsvot, mais c\’est le problème du mal. Tant que je ne suis pas conscient que tout ce qui se passe est juste, j\’ai la mort en moi. \ »Il n\’y a pas de justice, laissons-nous aller à nos instincts, car cela ne sert à rien de faire le bien.\ »

\ »Hachem (ici, David change le Nom de D), du haut de Son ciel, contemple les bne Adam, pour voir s\’il y a parmi eux un homme vraiment intelligent qui recherche D en tant qu\’Elohim\ ». D n\’est pas intéressé à ce qu\’on Le connaisse en tant qu\’Hachem, mais en tant qu\’Elohim. C\’est pourquoi à Kippour, nous disons : Hachem hou haElohim, et non l\’inverse. Celui qui est la Source véritable de toute existence nous demande aussi de Le percevoir comme Source de toute justice. Parler de D. en tant qu\’Hachem est facile, mais on ne peut trouver quelqu\’un qui prouve qu\’Il est présent, qu\’Il agit dans ce monde et qu\’Il est juste. David donne ici la définition du bien véritable : c\’est comprendre qu\’Elokim, le D. de justice, existe dans ce monde, et y dévoiler Sa présence.

\ »Si seulement ceux qui font le mal savaient ! Ceux qui mangent Mon peuple. Quand vous mangez le pain, vous n\’invoquez pas le Nom d\’Hachem.\ » David mêle, ici, deux notions qui, apparemment, n\’ont rien à voir. Mais il révèle un secret extraordinaire. \ »Quand Elohim trouvera une génération qui mérite Son dévoilement, vous qui aujourd\’hui regardez comme de pauvres types ceux qui disent qu\’il faut mettre sa confiance en D…. celui qui donnera la délivrance à Israël, il ne pourra la donner que de Sion.\ »

Nous avions vu, dans le psaume 13, que David révélait que deux sortes de révoltes ont été les causes des exils d\’Israël : par rapport au pain et à la terre. Israël a fauté dans ces deux types de relation au monde, et c\’est pourquoi nous sommes en exil. Notre incapacité de voir la justice de D. qui s\’exerce dans ce monde, vient de ce que nous avons un voile devant les yeux. David révèle que LA RAISON DE CE VOILE, c\’est que, LORSQUE L\’HOMME MANGE, IL NE REMERCIE PAS HACHEM. Si l\’homme s\’habituait, au moment où il mange, à remercier Hachem de tout son cœur, le voile serait ôté, et ses yeux s\’ouvriraient. Mais, nous dit David, il faut aussi LE RETOUR A SION, car un Juif ne pourra dévoiler la justice divine ailleurs qu\’ici. Le premier point nous concerne, nous qui ne sommes pas des gdolim, des grands : notre travail, quand nous mangeons, est de reconnaître que c\’est Hachem qui nous donne la vie, et cela ouvre les yeux du peuple. Quant aux grands, c\’est seulement de Sion qu\’ils peuvent amener le monde à la vision de la justice de D. Nous verrons le lien entre ces deux points, dans le cours de paracha de cette semaine.


30 novembre -0001