Le grand mystère de la Techouva 5 -L´orgueilleux et le lâche- 9 Septembre 2013

MP4 MP3 RESUME DU COURS : L´ensemble des mitsvot se divisent en \ »assé\ » (commandements positifs de faire quelque chose : mettre les tefilin, etc…), \ »lo taassé\ » (interdiction, par exemple, de manger non kasher…) et \ »´hayav karet\ » (pour lesquelles l´âme est déracinée de sa source, et la personne perd toute sensibilité spirituelle, par rapport à l´identité juive telle que la définit la Torah). Nous avons vu dans la Mishna que, par la téshuva, \ »il y a réparation pour les averot kalot (les \ »fautes légères\ ») de mitsvot assé et lo taassé\ ». La Guemara demande : \ »s´il y a réparation de \ »lo taassé\ », pourquoi a-t-on besoin de préciser aussi de \ »assé\ » ? La question de la Guemara semble sous-entendre que transgresser un \ »ne fais pas\ » est plus grave que de ne rien faire du tout ?

En réalité, les deux types de fautes ont pour cause deux défauts différents : CELUI QUI FAIT, alors que cela était interdit, croit mieux comprendre que la Torah, et la racine de son comportement est L´ORGUEIL. Au contraire, CELUI QUI NE FAIT PAS est un faible, un lâche. Selon l´échelle morale d´Israël, pour juger de la gravité d´une faute, il faut regarder, non à l´état d´esprit de celui qui faute, mais aux conséquences. Nous avons été créés pour construire le monde. Certes, celui qui ne fait pas ne construit rien, mais il ne détruit rien non plus ; il n´est pas dangereux. Tandis que celui qui fait est un fort et, certes, il peut construire le monde mais, s´il est poussé par l´orgueil, il peut détruire le monde ; tous les tyrans sont des forts, mus par leur orgueil.

C´est pourquoi, au regard de la morale juive, la faute la plus grave est le lashon hara, la médisance, plus grave que meurtre, idolâtrie et débauche réunis. Et la seule faute sur laquelle il n´y a pas de réparation possible, c´est de faire honte à quelqu´un en public. \ »La vie et la mort sont au pouvoir de la langue\ ». Par la langue, on détruit la famille, la société, les peuples…. Le Projet est de construire le monde, et toute faute portant atteinte à cette construction sera donc la plus grave. Il faut connaître le Projet, pour savoir l´importance et la valeur de ce qui est fait. C´est la raison pour laquelle, s´il y a réparation pour la transgression d´un \ »lo taassé\ », à plus forte raison pour le \ »taassé\ ».

Mais pourquoi fallait-il le préciser ? \ »Rabbi Yehuda dit : cette Mishna ne parle pas du \ »lo taassé\ » seul, mais du \ »assé\ » et du \ »lo taassé shénitek léassé\ » (un lo taassé dont la réparation est un assé). Par exemple, si l´on a volé, on peut rendre immédiatement ce que l´on a pris, et cela répare. Grâce à cette précision de la Torah, nous savons que nous avons réparé, non seulement LE DEGÂT commis à autrui, mais aussi LA FAUTE elle-même. En effet, QUAND LA TORAH NE DONNE PAS UN COMMANDEMENT POSITIF POUR REPARER, NOUS NE SAVONS JAMAIS SI NOUS AVONS REPARE LA FAUTE. Car, dans la faute, il y a une DESTRUCTION INHERENTE A LA FAUTE, qui se rajoute au simple fait d´avoir volé, etc….

Par exemple, si une femme mariée va avec un autre homme, elle a été volée à son mari et, même si elle fait une vraie téshuva et que son mari veut la reprendre, cela est impossible. Quelque chose a été détruit, qui ne peut être réparé !

Autre exemple : si quelqu´un a volé des planches et en a fait une table, il n´y a aucune réparation possible car, par cette transformation des planches, il a introduit dans les objets quelque chose que l´on ne peut voir, une énergie négative qui pourrait détruire le propriétaire, s´il reprenait ses planches. Désormais, celui-ci peut seulement recevoir une indemnisation pécuniaire. Au contraire, si le voleur avait rendu les planches telles qu´il les avait prises, il aurait réparé totalement son vol. Il y a des connexions énergétiques spirituelles, entre nous et les objets qui sont en notre possession et, si nous vivons et agissons pour le Projet que D. nous a donné, par le simple fait d´avoir ces objets en notre possession, même si nous ne les utilisons pas pour des actes sacrés, nous les élevons à un niveau très haut. Tout ce que nous avons participe à notre Projet !

La Torah, qui connaît les dégâts de nos fautes, peut nous dire ce qui est réparable ou non par une action positive. Il y a des interdictions de la Torah, pour lesquelles elle a prévu des actions positives à faire immédiatement, qui réparent. La Guémara dit donc que la Mishna parle uniquement de transgressions de assé, ou de lo tassé réparables par une action, mais elle ne parle pas de lo taassé simples.


30 novembre -0001