Le secret de Souccot -16 Sept 2013-

Posté il y a 6 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 RESUME DU COURS : Chaque fête est porteuse d\’un message particulier, surtout les 3 fêtes : Pessa\’h, Shavouot et Souccot. Pessa\’h est la fête de la vraie liberté, capacité de faire les bons choix, qui m\’engagent dans une vie pleine de sens qui m\’édifie et construise le monde, au point qu\’il aurait manqué quelque chose si je n\’avais pas existé. \ »Chacun a le devoir de se dire : le monde a été créé pour moi.\ » Par ma vie, je dois lui apporter ce dont il a besoin. C\’est cela, la vraie liberté.

Mais, encore faut-il connaître le Projet, ce qui doit être accompli sur terre ! Cela ne peut m\’être révélé que par Celui qui a créé le monde. C\’est la fête de Shavouot, du don de la Torah.

Selon notre tradition, Souccot est la fête de la emouna. La emouna est cette force dont l\’homme a besoin pour réaliser son Projet (Pessa\’h) grâce à la Torah (Shavouot). Elle est composée de 7 piliers fondamentaux, 7 facettes qui, ensemble, composent la emouna shléma, parfaite. On retrouve ces facettes dans les 7 invités de Souccot. En effet, chacun de ces jours, brille dans le monde la lumière particulière de l\’un de ces justes qui entrent dans notre soucca. Que représentent ces 7 justes, et pourquoi nous sont-ils nécessaires ? Avraham incarne le \’Hessed, la bonté ; Itz\’hak la Gvoura, capacité de se donner jusqu\’à se sacrifier ; Yaakov représente Tiféret, la vérité, capacité de trouver le point d\’équilibre entre les contraires ; Moshé est Netsa\’h, la victoire, car il a toujours mené à bien les projets qui lui furent confiés ; Aaron est Hod, la louange, l\’homme de prière, miroir de présence de D. sur terre ; Yossef est le Yessod, le tsadik ; David incarne la royauté, c’est-à-dire surtout une vie qui permet à Hachem de Se dévoiler comme le dirigeant de Son monde. \ »Hachem Hou HaElokim\ » : Il a été Roi, Il l\’est et le sera pour l\’éternité.

Chacun des 7 incarne à la perfection l\’une de ces 7 qualités. Il y a deux manières d\’exprimer une qualité : certaines personnes sont toujours bonnes, d\’autres sont toujours prêtes à se sacrifier, etc… Ce faisant, elles agissent selon leur nature. Mais on remarquera que la Torah nous présente chacun de ces personnages d\’une façon totalement opposée à la qualité qu\’il incarne ! Car, chez eux, cette qualité ne provenait pas de leur nature, mais de leur soumission à ce que D. leur demandait.

Avraham abandonne son père âgé et malade, dans un pays étranger ; puis, il dit à Lot qu\’ils doivent se séparer ; il chasse Agar et son fils Ishmael ; il se bat avec les 4 rois, tuant des dizaines de milliers de personnes ; il est même prêt à tuer son propre fils, Itz\’hak ; à 175 ans, il chasse les enfants qu\’il eut avec Ktora pour qu\’Itz\’hak soit seul à hériter. En réalité, on le voit comme un homme de \’Hessed seulement lorsqu\’il plaide pour sauver les réshaim de Sodome et Gomorre. Et personne dans toute la Bible n\’a intercédé en faveur d\’autres, comme il l\’a fait ici. Ainsi, la Torah nous montre qu\’être vraiment un homme de \’Hessed, c\’est en faire le choix, quand D. le demande.

De la même façon, si Itz\’hak a accepté d\’être sacrifié, ce n\’est pas parce qu\’il n\’aimait pas la vie, ou n\’y croyait pas. Au contraire. On voit que, jusqu\’au bout, il croit qu\’il peut récupérer Esav. Itz\’hak a le sens de la valeur de la vie et s\’investit totalement dans le sauvetage de l\’étincelle divine qui est en l\’homme ! Mais il se soumet au sacrifice que D. a demandé à Avraham : c\’est le reflet de sa emouna.

Quant à Yaakov, son nom signifie \ »le tordu\ » ! Et il prend le droit d\’aînesse à son frère, puis la bénédiction de son père, etc… Pourtant, il est l\’homme de la vérité ! La Torah nous montre qu\’il faut être \ »emeth\ » mais, avec des roublards comme Esav ou comme Lavan, il faut savoir adopter le même comportement. Etre \ »emeth\ », c\’est tenir compte de la réalité.

Moshé est le vainqueur mais, lorsqu\’il comprend qu\’il n\’entrera pas en Eretz Israël, il se soumet à D. et continue à accompagner Israël, jusqu\’au bout. Quant à Aaron, il est l\’incarnation de la louange mais, lorsque ses deux fils meurent sous ses yeux, le jour même de l\’inauguration du Temple, il sait se taire ; ne peut louer Hachem que celui qui sait se taire quand le temps n\’est plus à la parole. Yossef est appelé le juste, le tsadik ; pourtant, il fut vendu par ses frères, accusé injustement, mis en prison ; sa plus dure épreuve sera de diriger l\’Egypte idolâtre, avec toutes ses perversions et tentations. David, enfin, est le prototype de l\’adhésion parfaite de la volonté humaine à Hachem : \ »Tu es mon Berger, je ne manquerai de rien\ » ; c\’est par une patience surnaturelle qu\’il attend que la royauté lui soit donnée par D. Lui-même.

Chacun est donc l\’illustration d\’une qualité, mais sans l\’idolâtrer et en être prisonnier. Ils nous donnent un double message : nous devons avoir ces qualités, mais aussi savoir ne pas être prisonnier de notre nature. Il faut la sensibilité à Hachem pour toujours entendre ce qu\’Il veut. C\’est cette connexion qui nous apporte la joie authentique : si j\’écoute ce que Lui veut, je me rends compte que tout marche comme Lui le veut. Je trouve, alors, dans ma vie, une infinité de points de lumière, au point que ma vie devient une explosion de joie.

Très bonne fête de Souccot à tous.


30 novembre -0001