Les Rabbins de la Nouvelle Eglise -25 Janv 2014

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MP4 MP3 RESUME DU COURS : Nous avons vu que le dernier grand tikoun, juste avant la Délivrance, est celui des âmes qui se trouvent \ »dans le pied\ ». Dans le langage de la Kabbala, Am Israël dégringole de génération en génération, jusqu´à ce qu´il arrive à une situation où il est complètement opprimé et piétiné. C´est de ce piétinement, qu´il renaît et se reconstruit sur sa Terre, jusqu´à la Délivrance finale.

Nos Maîtres affirment que la Délivrance finale se fera sur le modèle de la première. Il est donc très important de suivre chaque étape de la sortie d´Egypte, pour comprendre ce que nous sommes en train de vivre.

Tout d´abord, Moshé sortit pour voir ses frères, et prit conscience de leur souffrance. Il vit un Egyptien frappant un Juif. \ »Il se tourna dans toutes les directions…\ » et vit que personne ne réagissait. Il appliqua ce que dira plus tard Hillel : quand tu vois que personne ne réagit à la souffrance d´Israël, toi, fais-le ! Il frappa l´Egyptien pour sauver l´Hébreu. Le lendemain, il vit deux Juifs qui se battaient. Nos Maîtres disent qu´il s´agissait de Dathan et Aviram. Rashi explique que Moshé comprit, à ce moment-là, pourquoi ce peuple souffrait autant : les opprimés eux-mêmes se révoltent contre celui qui vient pour les sauver ! Ils dirent à Moshé \ »veux-tu nous tuer, comme tu as parlé en tuant l´Egyptien ?\ » De là on apprend, commente Rashi, que Moshé a tué, non avec son bras, mais avec sa bouche, en disant le Nom divin. C´est ce que critiquèrent Dathan et Aviram : tu ne dois pas tuer, car tu es un spirituel, un homme de Torah. Il faut utiliser son bras, pour tuer, et ce n´est pas ton rôle de le faire ! Ils sont déjà porteurs de la théologie de la séparation entre le religieux, en haut, et ceux qui s´occupent du matériel, en bas. C´est le Juif de l´exil, qui sépare le ciel et la terre. Moshé, au contraire, est le Juif de l´équilibre, à la fois homme de D, et qui descend dans le combat de l´histoire.

Notre Délivrance se fera sur le même modèle, et c´est ce que nous voyons aujourd´hui, au niveau du peuple et de la nation : souvent, les plus grands ennemis des forces libératrices sont des Juifs ! Encore aujourd´hui, ceux que l´on veut libérer se rebellent contre le libérateur ! Les quatre cinquièmes du peuple ne sont pas sortis d´Egypte, car ils étaient bien installés et prospéraient. Ils s´opposaient à celui qui risquait d´éveiller l´animosité des Egyptiens contre eux. C´est l´esprit du Juif galoutique, prêt à sacrifier son honneur, sa liberté, et même ses frères, quand quelqu´un se lève pour libérer Israël !

Dathan et Aviram sortirent d´Egypte car, entretemps, ils firent faillite, mais on les retrouve ensuite à la tête de toutes les révoltes, en particulier celle de Kora´h. On voit déjà, ici, l´union des Juifs assimilés, qui ne supportent pas le vrai libérateur. Ils appuient leur révolte sur un homme de Torah, Kora´h, entraînant avec eux presque tout le corps spirituel d´Israël, qui se lia à eux contre Moshé ! La Torah nous montre le modèle qui se répète, au moment de la Délivrance. Les forces libératrices sont minoritaires, et s´opposent à elles toutes les forces de l´exil, qui s´appuient sur des Kora´h !

Certes, un texte du Talmud dit que le talmid ´ha´ham, l´homme de Torah, \ »ne fait jamais de mal à qui que ce soit, tout au long de sa vie. Il fait toujours partie des oppressés, et jamais des oppresseurs. Il préfère être poursuivi en baissant la tête… D dit : lui est Mon serviteur, toi tu es un vrai Juif, et Je suis fier de toi.\ » Mais d´autres textes, notamment \ »rabbi Yo´hanan au nom de Rashbi, dit qu´il est permis d´agresser les réshaim dans ce monde\ », et donc de prendre l´offensive. Le Marsha et Rashbi commentent que, même si le Juif se met en danger en attaquant un vrai méchant, il peut attaquer le premier. Par exemple, Rashbi a toujours soutenu que les Romains n´apportaient rien de bon à Israël, et qu´il fallait se battre contre eux, sans baisser la tête. Un autre texte, de rabbi Dostai, confirme ce point : \ »si quelqu´un te dit de n´avoir aucun contact avec les méchants, réponds-lui : c´est parce que tu as peur que tu parles ainsi.\ » De là, on comprend que le verset du Talmud signifie seulement qu´il ne faut pas avoir de contact avec les méchants, en les prenant comme modèles !

On voit que, suivant que l´on est un Juif de l´exil ou de la Délivrance, suivant que l´on est peureux ou courageux, on entendra le même verset de façon opposée ! La Guémara précise encore : si un méchant t´attaque DANS TA VIE PRIVEE, tu peux ne pas réagir (c´est la signification du texte du Rambam : il faut baisser la tête, pour ce qui concerne les affaires personnelles) mais, s´il profane le Nom de D, la Torah, ou s´attaque à ton peuple, alors TU AS LE DEVOIR de réagir, comme le dit Rashbi ! Mais tous les Dathan et Aviram, eux, auront le comportement opposé : si leurs affaires privées sont en cause, ils seront prêts à combattre, mais ils se tairont, lorsqu´il s´agira de leur peuple ! Certes, le Talmud fait une distinction entre le rasha qui a un petit ou un grand pouvoir mais, dans le Traité Méguila, il est affirmé \ »même si c´est un grand rasha qui touche l´honneur d´Israël, tu as le devoir de l´attaquer.\ »

Avant la Shoah, beaucoup de rabbanim ont dit à leurs communautés : ne vous inquiétez pas, il n´y a pas de danger ! Ensuite, combien ont demandé pardon !! Pourtant, les Dathan, Aviram et Kora´h enchaînent aujourd´hui notre peuple de la même façon, le paralysant face au danger qui monte ! Ils empêchent notre peuple de comprendre qu´IL N´Y A QU´UNE SOLUTION POUR NOUS : REVENIR SUR NOTRE TERRE !!

Combien de forces, aussi, à l´intérieur de nous, en Israël, se battent contre nous. Chaque fois que l´on veut \ »lévater\ », renoncer, laisser faire, cela est fondé sur une falsification du texte du Rambam. Nos Maîtres disent, au contraire : un Juif réagit quand on le frappe ! Et il prend même l´initiative, s´il y a un danger !!


30 novembre -0001