Pourquoi l´ame est sur terre? -Guilgoulim- 1 Dec 2013

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Nous avons vu qu\’il y a deux raisons pour lesquelles une âme revient sur terre : soit, elle n\’avait pas atteint, en une tranche de vie, le but pour lequel elle était venue ; elle doit donc faire son tikoun, mot qui signifie en hébreu biblique \ »arriver à son parachèvement\ ». Soit, elle revient pour réparer le \ »fgam\ », ce qui a été abîmé. Nous verrons ce que signifient ces deux types de guilgoulim, et la différence entre eux.

La Torah nous a été donnée en deux dimensions : les commandements de faire et les interdictions ; ce sont les mitsvot assé et lo taassé. Le Ari HaKadosh révèle que le tikoun fait toujours allusion aux 248 mitsvot positives ; leur accomplissement permet à l\’âme d\’arriver à la shlemout, au perfectionnement qu\’elle doit atteindre. Mais, \ »lorsque l\’on transgresse un interdit, on crée un fgam, on abîme son âme.\ »

\ »Au regard de la Torah, atteint la shlémout de l\’âme, celui qui réussit à faire entrer entièrement son âme dans son corps, et cela est appelé le \ »tikoun hanefesh\ ». On ne peut y parvenir que par l\’accomplissement des mitsvot positives. Quant aux averot, même si elles abîment le nefesh, elles n\’empêchent pas l\’âme d\’entrer dans le corps. Elles font un kétem, une tache.\ »

C\’est le \’hidoush du Judaïsme : le but n\’est pas que l\’âme se détache du corps mais, au contraire, qu\’elle entre dans le corps et pénètre complètement la matière ! C\’est pourquoi le symbole de Hanouka est l\’huile, car c\’est le seul liquide qui imprègne la matière. Le but est, non seulement d\’éclairer le monde, mais de l\’imprégner ! L\’huile est donc le véritable message de l\’allumage de Hanouka. L\’âme, lorsqu\’elle était en haut, connaissait la vérité, mais elle ne pouvait la vivre. C\’est la raison pour laquelle elle a dû descendre dans ce monde, et agir comme de l\’huile. D\’ailleurs, les mots \ »shemen\ » et \ »neshama\ » ont les mêmes lettres.

Nous avons reçu 248 mitsvot positives, car le corps a 248 parties fondamentales, et chaque mitsva a pour rôle de faire entrer notre âme dans la partie du corps correspondant, spiritualisant ainsi cette partie du corps. Chaque mitsva travaille à la connexion de tel membre particulier. Mais, parallèlement, chaque avera fera une tache à l\’endroit où l\’âme est entrée dans le corps, voilant cette entrée, et voilant la connexion qui est à notre disposition. Il faut donc faire téshuva, pour obtenir la kapara et nous nettoyer.

Nous avons 365 commandements négatifs, en rapport avec les 365 jours et aussi les 365 passages d\’énergies (nerfs et vaisseaux). Mais pourquoi y a-t-il davantage de commandements négatifs que de positifs ? L\’une des très nombreuses explications est que l\’homme vit avec un corps, un espace, doté du chiffre 248, et dans un temps doté du chiffre 365. La dimension du temps est plus importante, car cela nous donne davantage de chances de réussir. Pour chaque temps que nous avons gaspillé, il nous en est laissé un pour réparer. Notre système énergétique aussi est supérieur, afin que, même après avoir investi notre énergie dans le mal, nous en ayons toujours un surplus pour, ensuite, réparer.

La faute crée un kétem qui nous prive de la connexion visible avec Hachem. C\’est pourquoi des personnes peuvent faire beaucoup de mitsvot, mais en même temps, très mal se comporter, car tout leur potentiel mitsva est caché par la tache. Nous devons donc être extrêmement vigilants, car nos mitsvot ne suffisent pas. De plus, il y a un lien entre la tache et l\’action : par exemple, si quelqu\’un fait beaucoup de tsedaka, mais n\’est pas honnête dans le domaine des affaires, le bien qu\’il fait n\’est pas comptabilisé puisque, dans le même domaine, celui de l\’argent, il fait à la fois le bien, et le mal qui cache ce bien.


30 novembre -0001