Touriste a l´interieur de soi même- Guilgoulim 10 Nov 2013

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Qu\’adviendra-t-il de l\’âme et du corps, au moment du \ »grand jugement\ » ? Le Talmud rapporte l\’histoire d\’un roi qui avait un jardin magnifique, avec un arbre aux fruits somptueux. Il voulut le faire garder par deux serviteurs, l\’un qui ne pouvait pas marcher et l\’autre aveugle. L\’infirme dit à l\’aveugle : quel dommage que tu ne voies pas ces fruits ! Moi, je ne peux marcher et toi, tu ne vois pas, mais tu vas me mettre sur tes épaules et, ensemble, nous allons manger les fruits !\ » Quand le roi revint, il n\’y avait plus de fruits. Chacun mit en avant son handicap, mais le roi les plaça l\’un sur l\’autre, et les jugea ensemble. Il en sera de même au grand jugement, où l\’âme reviendra dans le corps.

La conception religieuse nous avait toujours laissé croire que l\’âme est sainte et souffre de sa présence dans ce monde, dont elle sera enfin libérée, après la séparation d\’avec le corps. Or, les Maîtres d\’Israël nous montrent tout le contraire : l\’âme est l\’infirme qui, sans le corps, ne peut agir, mais qui voit et qui prend l\’initiative de la faute ! D\’ailleurs, depuis le début de ce cours, nous parlons toujours de la réparation DE L\’AME ! Avec le Ari, nous verrons que, non seulement elle participe à la faute, mais elle en est, même, le seul acteur !

Il faut préciser que, lorsque l\’on parle de \ »corps\ », dans la tradition des secrets de la Torah, il s\’agit des midot, de la personnalité, du tempérament. En hébreu, les Maîtres parlent de \ »gouf\ », tandis que le mot \ »\’home\’h\ » désigne le réceptacle, la chair avec la peau et les os. Il y a donc 3 couches superposées : l\’âme, le gouf et le \’home\’h.

Qu\’est-ce que l\’âme ? C\’est la conscience, l\’idéal. La conscience est l\’une des forces, des manifestations, les plus représentatives de l\’âme. Quand nous sommes dans une situation qui nous dépasse complètement, et que notre cerveau est totalement neutralisé, se dévoile tout d\’un coup cette force nishmatique qui nous fait faire quelque chose, sans que nous n\’ayons aucune raison de le faire. C\’est le \ »le\’h le\’ha\ » d\’Avraham qui quitte tout, pour tout recommencer à zéro.

Le Matok MiDvash rapporte un enseignement du Ari : \ »Je veux te rapporter un texte très important du Ari qui explique plusieurs possibilités de guilgoul. Il y a, dans les concepts du Baal Shem Tov, ce que l\’on appelle \ »avera \’hamoura\ », faute grave, au sujet de laquelle il est dit que le gouf n\’a pas part à la résurrection.\ » A cause de la faute, le gouf a été détruit. Comment l\’âme va-t-elle pouvoir revenir pour se réparer ? Et comment revivra-t-elle à la résurrection ? Il faut qu\’elle revienne dans un autre guilgoul, avec un nouveau corps, pour se réparer et pouvoir arriver au olam haba. \ »Il y a aussi des âmes qui étaient déjà descendues dans un gouf, et y ont fait des mitsvot, mais elles ont fait des fautes, et reviendront en guilgoul en même temps que les âmes qui ont besoin de s\’acquérir un gouf pour l\’éternité. Ainsi, elles pourront se nettoyer du peu de fautes qu\’elles ont faites dans les vies précédentes. Grâce aux épreuves et aux souffrances, elles vont nettoyer de ce qui avait été abîmé en elles. Tu remarques que cela ressemble à un ibour, car elles auront part seulement dans les mitsvot qui seront faites, et non les fautes\ ». C\’est donc une sorte de guilgoul-ibour.


30 novembre -0001