Le maniaco dépressif -Tania- 4 Mars 2014

Posté il y a 5 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 RESUME DU COURS : \ »Les klipot enferment notre énergie et notre potentiel spirituel et moral, et les tiennent prisonniers, comme une écorce qui enferme un fruit. Il y a deux grandes catégories de klipot, l\’une grave que l\’autre ; celle qui est tout en bas se divise elle-même en 3 types de klipot tméot\ », 3 degrés dans la touma. \ »tméot\ » vient du mot \ »atoum\ » qui signifie \ »fermé\ ». Cette fermeture provoque un sentiment d\’étouffement intérieur, un blocage oppressant qui, s\’il n\’est pas soigné de façon spirituelle peut déboucher sur la dépression.

Chacun d\’entre nous fait des fautes qui ont le pouvoir de faire entrer la touma dans notre être. Mais nous nous habituons à vivre avec ces domaines de notre vie qui sont bloqués, et nous les refoulons. Il peut y avoir aussi dans nos vies d\’autres causes d\’oppression que la faute, par exemple la perte d\’un être cher ou des événements qui nous ont traumatisés.

\ »Ces klipot sont tméot et raot\ ». Car tout sentiment d\’oppression intérieure engendre de mauvaises réactions. Lorsqu\’une personne est méchante, c\’est le signe qu\’elle souffre intérieurement. Quelqu\’un qui est bien dans son être ne fera jamais de mal à autrui.

\ »Elles sont entièrement \ »raot\ » et il n\’y a rien de bien en elles.\ » En effet, lorsque l\’on est en état de touma totale, on n\’éprouve plus aucun sentiment de remords du mal que l\’on peut faire. Parfois, on n\’a même plus conscience de ce mal. \ »Ces klipot s\’appellent, dans la prophétie de Ye\’hezkel : roua\’h séara (tempête), anan gadol (brouillard) et \’hoshe\’h (obscurité).\ » Cela fait allusion à un état de bouleversement total dans la personne. Elle n\’a plus de repos et ne voit plus comment s\’en sortir.

\ »Les idolâtres ont ce genre de structure nafshite\ ». Il est impossible d\’être idolâtre sans avoir un nefesh prisonnier dans ces 3 klipot. L\’idolâtrie s\’accompagne donc toujours immédiatement d\’une mal de vire, d\’une sensation d\’étouffement et de méchanceté.

\ »De même, se trouvent dans cette situation d\’oppression à l\’intérieur de la klipa toutes les créatures vivantes que la Torah nous a interdit de manger ; il en est de même pour les plantes qui nous sont interdites.\ » Par exemple, il nous est interdit de manger la trouma, partie que l\’on donne à un cohen ; pourtant, le cohen fait une mitsva et s\’élève, lorsqu\’il la mange ! Mais notre structure spirituelle est différente de la sienne.

Nos Maîtres expliquent qu\’il existe, dans chaque aliment, une étincelle divine. Si elle est dans la klipa, cette énergie de vie ne peut se libérer et, à la place, nous recevons une énergie de mort.

Il existe donc : des interdits inhérents à la chose (par exemple le lapin ou le porc, quels que soient le lieu et le temps) ; des interdits liés au temps et qui le restent toujours (orla) ; d\’autres qui sont liés à l\’espace (certaines plantes ou fruits d\’Eretz Israël) ; quant au \’hamets, c\’est un interdit remarquable car le pain est l\’aliment qui doit être présent dans tous les moments forts de la vie d\’un Juif, mais il devient un interdit extrêmement grave à Pessah. On remarquera aussi qu\’il est interdit de greffer des fruits mais, une fois que la greffe a été faite, on peut consommer les fruits (pomelos, etc.) De la même façon, on ne peut cuisiner le Shabbat mais, si l\’on a cuisiné par erreur, parce que l\’on ne s\’est pas rendu compte que Shabbat était déjà entré, on peut manger la nourriture qui a ainsi été préparée.

De tous ces exemples, on comprend que ces interdits ne sont pas liés à une faute (puisqu\’il s\’agit du même pain, avant ou pendant Pessah ; de même pour le fruit, qu\’il ait poussé durant les 3 1ères années, ou dans la 4ème) ni à la forme ou la nature du réceptacle (pourquoi le lapin est-il interdit ?) Ce sont donc des notions qui nous dépassent. Il s\’agit d\’une répartition d\’énergies que l\’on ne peut voir ou comprendre.

\ »L\’énergie qui se trouve dans toute action, parole ou pensée liée aux 365 interdits et leurs dérivés, amène aussi une klipa\ ». Nous avons dit qu\’il y a 3 klipot tméot différentes. Le chiffre 3 fait allusion aux 3 structures composant l\’homme : pensée, parole et action. La neshama est la partie de l\’âme qui permet le monde de la pensée et de la compréhension ; le rua\’h est la partie qui permet de parler et de communiquer ; le nefesh, lui, permet d\’agir. Les klipot peuvent se greffer sur chacun de ces niveaux, suivant que l\’on fera une faute par la pensée, la parole ou l\’action. Ainsi, la paresse et la tristesse sont des klipot du nefesh ; le manque ou la difficulté de communication est la klipa au niveau du rua\’h et vient d\’une faute faite par la parole ; le manque d\’idéal et l\’incapacité de faire des projets est une klipa dans la neshama.

Le chiffre 3 évoque aussi les 3 qualités fondamentales : \’Hessed, Gvoura et Tiféret ; ou bien : la gauche, la droite et l\’équilibre entre les deux. Les klipot se fixeront à un niveau ou à un autre, et quelqu\’un sera incapable de faire du bien ; un autre sera incapable de rigueur, ce qui aboutira à la lâcheté ; et nous sommes tous incapables d\’avoir l\’équilibre nécessaire entre les deux pôles.

Il nous faudra comprendre pourquoi le Tanya cite l\’idolâtrie comme matrice des problèmes de klipot. Et pourquoi la nature peut être atteindre par les klipot.


30 novembre -0001