La Pratique et la Foi- Connaissance de Soi et du Monde – 9 Novembre 2010

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MP4 MP3 Selon la racine de l’âme, une mitsva n’a pas la même signification d’un homme à un autre. La Torah condamne les jugements théoriques hors contexte dans la mesure ou aucune nature n’est semblable à une autre.
L’homme doit peser et s’interroger sur son service Divin. Son service est il de qualité dans sa quantité ? La vision Hassidique indique comment faire bien le bien, elle scrute l’intériorité de l’homme. Et le Tanya de nous révéler que nous devons sentir que nous sommes constamment dans une guerre profonde dans notre recherche du bien. Mais la vie doit elle être une guerre ? Pourquoi ne pas imaginer que nous pourrions atteindre une harmonie intérieure sans une guerre intérieure? Sommes nous réellement dans cet état de combat permanent dans notre service Divin? En réalité, le premier Rabbi de Loubavitch nous révèle qu’il parle de la prière avec concentration et intention en Croyant au plus profond de soi que c’est le seul qui peut nous amener la délivrance !
L’épreuve dont le Tanya parle ne s’arrête jamais car elle s’ajuste à notre niveau de choix ! Et l’épreuve augmente en fonction du niveau de l’homme.
‘Mi Yaalé Béhar Hachem oumiyakoum bimkom kodcho’, qui accepte de gravir cette montagne et qui peut y rester, dit David dans ses psaumes. David disait qu’il était Prière. Autrement dit, je vis ma prière, je ne me contente pas de la dire.
Il faut être capable de confier notre vie à D. en passant par les éléments qu’il a mis à notre disposition dans le monde. Mais c’est tellement difficile d’autant que notre corps voit et fonctionne en fonctionne de ce qu’il ressent. L’âme doit éduquer le corps à voir ce qui ne se voit pas. Nous devrons apprendre à remercier l’artisan et non l’outil qui n’est qu’un instrument entre les mains de ce même artisan.
Tant qu’un homme n’est pas en condition de réaliser le but de l’existence, il vit au rythme de la nature. Mais quand il décide de s’investir enfin, il rentre alors dans le circuit. Les hommes ne viennent sur terre que pour gravir étape par étape les échelles de la Emouna. Plus tu fais des Mitsvot et plus tu montes mais plus les choses se compliquent pour renforcer la Emouna (foi) !
Le service Divin se décompose en 2 parties, la pratique et la foi.
Coté pratique, plus tu avances et plus c’est facile mais coté foi, plus tu montes, plus c’est difficile. Et celui qui pratiquerait depuis des années dans la ‘tranquillité’ vivrait, selon le Tanya, dans une certaine illusion dans la mesure ou la quantité n’est pas représentative. La direction du juif de qualité passe nécessairement par une guerre profonde et l’épreuve.


9 juillet 2018