L’orthodoxie religieuse detruit notre monde -4 Nov 2019

  1. Rav Dynovisz, vous allez dans le sens des pensées que je professe depuis de nombreuses années. A la question stupide de certains : « Dieu est-il assez puissant pour créer un pierre qu’il ne pourra pas soulever? S’il ne peut pas la créer, il n’est pas tout puissant. S’il peut la créer, il ne peut la soulever, donc il n’est pas tout puissant », il n’est pas nécessaire de répondre. On voit tout de suite l’absurdité de la question. Simplement disons ceci : « Dieu peut-il tout faire? Oui, il peut tout faire, mais il ne peut pas tout se permettre. » C’est un peu ce que vous dites dans votre cours.
    Il y a des choses qu’il peut faire, comme par exemple rendre bon une véritable ordure par le souffle de sa bouche. Mais jamais vous ne verrez le bon Dieu faire ça autoritairement. Il ne peut pas se le permettre. Notion du don de libre arbitre.
    C’est pareil pour un homme: il peut très bien s’il le veut, tuer un enfant, ou mettre le feu à sa maison. Mais il ne le fera pas, car il ne peut pas, évidemment, tout se permettre.
    Un homme n’a pas tous les droits. Un Dieu n’a pas tous les droits. C’est si logique qu’il n’est pas besoin de trop s’y attarder.
    Ca ne l’empêche d’ailleurs pas de tenir sa création dans une pièce de théâtre infiniment ingénieuse.

    Sinon, je viens de parler du « souffle de sa bouche », c’est une notion que les érudits juifs ou chrétiens connaissent.
    Je veux en venir à une notion scientifique que le rav Dynovisz a souvent développé comme il le pouvait, avec les mots qu’il pouvait, et qui et celle de l’énergie qui se cache derrière la matière. Je ne suis pas seulement un grand théologien je suis aussi, ne nous voilons pas, un grand théoricien de la physique moderne, je peux donc développer l’idée (par compte comptez pas sur moi : le carburateur de votre batterie automobile à les soupapes de l’embrayage qui souffre d’étanchéité des visses platinées ; j’y connais rien).
    Le rav a dit que plus on progresse vers l’infiniment petit, moins on voit de matière, et plus on voit d’énergie. Il semble qu’une énergie universelle porte le monde.C’est vrai. Qu’est ce que c’est que cette énergie qui porte le monde, et qui n’est pas de la matière, et qui se fait passer pour de la matière? faisant ainsi croire qu’il existe une dualité entre l’esprit et la matière ; bref, que Dieu n’est pas UN.
    Donnons la parole au grand physicien Max Planck, auteur de la théorie des quanta, et pilier de la physique moderne. Que dit Max Planck? Il dit que plus on descend dans l’atome, puis dans les composants de l’atome, neutrons, protons, électrons, puis dans les composants des composants, quarks, etc…, et plus on se rend compte que tout cela n’existe pas réellement, intrinséquement.
    Tout se passe, dit Planck, comme si cela n’existait que parce que nous somme en train de regarder, et qu’il n’y avait rien là que des « idées ». Planck ira plus loin, il dira, et ces idées, ces pensées que l’on observe, c’est Dieu.
    Ainsi le monde microscopique est une illusion qui n’existe que parce qu’on le regarde. Cette théorie est admise par beaucoup de physiciens. Il n’existe pas en lui même, comme le disait le maître chrétien et évêque de Cloyne, George Berkeley, homme de grande culture, de théologie, et de science.
    Mais il n’est pas besoin de descendre si bas dans l’atome (théorie quantique), on le voit aussi dans notre monde macroscopique (théorie de la relativité) : prenons le notion de distance. La distance existe-t-elle? Prenons trois kilomètre de là à là. Cette distance est-elle réelle? Non. Elle n’est donnée que pour moi. Elle n’existe que pour moi, et parce que je la regarde d’une certaine façon. Un autre observateur qui va se déplacer longitudinalement vers elle à deux cent quarante mille kilomètres par seconde verra une distance trois fois plus grandes. Et sa notion de distance à lui est aussi réelle que ma notion de distance à moi. S’il fuit cette distance à la même vitesse, il la verra trois fois plus petite, il mesuera, dans son propre monde, une distance de un kilomètre. Qui a raison? Lui ou moi? Les deux ont raison. Une distance n’est donc pas quelque chose d’absolu, et elle dépend de la façon dont on la regarde, selon notre position, notre vitesse, notre axe de visée. L’équation, je la donne pour les puristes d’=d.sqr(1-Vo²/c²)/(1+cosµ.Vo/c).
    Prenons maintenant la notion de temps? Prenons cette mi-temps de football qui va durer 45 minutes. Est-ce quelque chose d’absolu que ce temps-là? On pourrait penser que oui. Eh bien non, le grand philosophe et mathématicien français va nous dire lui aussi que cela est relatif, tout comme les distances. L’observateur de tout à heure verra une mi-temps qui ne durera qu’un quart d’heure en s’approchant, ou une simple mi-temps qui durera deux heures et quart. Qui a raison, qui a tort? Les deux ont raison. Les distances et les temps n’existent pas en soi, mais dépendent de la façon dont je les regarde. Pour les temps, l’équation correspondante est celle-ci: t’=t.(1+cosµ.Vo/c)/sqrt(1-Vo²/c²)
    Ce sont des lois de la nature. C’est ainsi que le bon Dieu a créé son monde.
    D’un point de vue pratique, posons ce citron sur cette table. Existe-t-il réellement? Oui, bien sûr, il existe, puisqu’il est là et que je le vois, ce n’est ni une orange, ni un taille crayon. C’est un citron. Mais qu’est-il en lui même? Est-il quelque chose d’absolu? Non. Planck, Berkeley, les philosophes phénoménologistes (Sartre, Nietszsche) tentent de nous faire comprendre qu’il n’existe que parce que je le regarde, et parce que le bon Dieu le veut bien. Qu’il n’est qu’un conglomérat d’idées. J’ai dans l’idée qu’il a une certaine forme arrondie , une certaine couleur jaune, une certaine saveur acidulée, une certaine texture moelleuse au toucher. Mais tout cela semble être des « idées » imprimées en moi par un être infiniment ingénieux et infiniment cohérent. Bref, cela nous fait comprendre qu’il n’y a pas, pour moi, d’être derrière le paraître. Le citron se donne à moi pleinement. Il n’a aucune face caché. Il est tout acte.
    Ces choses sont évidemment assez difficile à comprendre pour les esprits peu initiés. Mais si l’on regarde bien la Thora et les Evangiles, en certains passages, disent la même chose.
    « C’est Dieu qui peuple les collines de moutons, etc… » Comme un projecteur peuple l’écran des images d’un dessin animé. Eteignez le projecteur: tout entre dans le néant.
    Chez les chrétiens, la précision est encore plus forte en Jean : « Tous ce que vos yeux voient, tous ce que vos oreilles ont entendu,
    tout ce que vos mains touchent, voilà le Dieu que nous vous annonçons ». Ce ne sont pas des mots spirituels pour faire bien. Non, il faut prendre cela à la lettre : c’est de la physique pure. Le prophètes le savaient, Bouddha le savait (Brahman), Jésus le savait (Verbe de Dieu).
    J’arrête ici car je crains d’avoir déjà été trop long.

  2. Merci Rav Dynovisz de susciter en nous l’intérêt, pour tout ce qui concerne les deux mondes: le matériel et le spirituel.

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