Quel est le veritable miracle de Pourim? – 15 Mars 2011

Posté il y a 8 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 Chaque texte de Torah contient des allusions au futur.
La Méguila nous parle de deuil transformé en joie. Or, force est de reconnaître que les juifs ont eu l’avantage sur Aman et que rien ne s’est passé de fâcheux finalement sinon une énorme pression. Comment comprendre le deuil transformé en joie qui ne peut correspondre au texte du passé.
8 étudiants à Merkaz Harav, une famille massacrée quelques jours avant Pourim…sans doute le deuil.
Le Midrach raconte : Mordékhai ne se prosterne pas, les serviteurs d’Aman ne comprennent pas et lui disent : Es tu mieux que Yaacov qui s’est prosterné devant Essav, es tu mieux que Yéhouda, la tribu des rois qui s’est lui aussi prosterné devant Essav ? Et Mordékhai de répondre, je suis de la tribu de Béniamin (Ich Yémini) qui ne s’est pas prosterné devant Essav.
La Torah nous parle des structures fondamentales des tribus d’Israël !
Essayons ensemble de décrypter !
Dans la nature d’Israël, il y a une soumission !
Mais D. a laissé une tribu, une force qui est à l’extrême opposé de cette nature, elle ne peut se soumettre ! La brise ne brise pas le roseau mais une bise peut le briser ! La nuance est de taille! Rabbi Akiva nous révèle que D. savait que nous traverserions l’histoire en sachant s’abaisser le temps que le vent souffle. Ce qui peut être vu comme un défaut est une qualité qui nous a permis de traverser l’histoire.
Celui qui ne ressent pas le danger n’est pas concerné par cette loi de soumission, il n’a pas peur ! Mordékhai est une structure ‘Nichmatique’ unique qui réapparaîtra au moment de la délivrance finale.
La fête de Pourim a dévoilé une structure rare, introuvable qui, face au danger est…sans peur ! Le seul endroit au monde ou le juif se prosterne est le Temple (territoire de Béniamin).
Les nations n’ont pas la force miraculeuse de Mordékhai qui est capable d’entraîner tout un peuple.
Michté, Méguila, Michloah Manot, Mataniot Laévionim sont les 4 Mitsvot, 4 ‘même’ de Pourim qui font allusion aux 4 dimensions qui construisent le Machiah.
L’histoire de Pourim commence par un Michté (festin d’Ahachvéroch, commence bien mais finit mal) et finit par un Michté(commence dans la peur et finit dans la joie). Ce festin était international mais tolérant, tous avaient leur place, c’est tellement beau et ça finit par la pendaison de sa…femme. Quelle farce ! Ta propre femme te dit non et tu la…pends ! Que dire des autres ! Ahachvéroch, tu n’es pas si tolérant que tu veux le montrer ! Tout commence par la fraternité entre tous les peuples et finit par la tyrannie !
Une belle opération de communication dans la communion qui se finit dans le sang !
Ahachvéroch n’est préoccupé que par une chose, c’est MONTRER !
La Torah nous apprend que même un homme avec des idéaux, si sa volonté est de montrer aux autres que c’est un homme bien, sa perte est assurée !
Ahachvéroch venait de rien et toute son ascension était grâce à sa femme. Et elle savait le lui rappeler ! Mais lui voulait en faire sa chose ! Et la fin sera peu glorieuse et il va devenir un véritable tyran !
Les 4 Mitsvot de Pourim mettent en évidence la relation que l’homme a avec D.(Méguila), avec lui-même(Michté, qui es tu quand tu bois et tu manges), avec l’autre(Michloah Manot, envoi de cadeaux surtout avec ceux à qui on n’aurait jamais envoyé de cadeaux) et avec ceux qui ont besoin de lui (Matanot Laévionim, don aux pauvres)!
Méguila, le nom de D. est caché. Le juif doit savoir que même lorsque l’on ne comprend pas D., il est la et tout peut être transformé ! D. envoie un aman mais il envoie aussi un Mordékhai !
Michloah Manot : envoyer des cadeaux à des prochains plutôt lointains via un émissaire!
Michté : Boire, Manger pour voir ce que nous avons dans…le ventre ! C’est le test pour savoir qui on est !
Matanot Laévionim : Il faut réjouir le cœur des malheureux et la Torah nous adjoint d’être très généreux et malheur à celui qui se remplirait le ventre sans penser à l’autre.
La Tsédaka, c’est pour quelqu’un qui est dans le besoin mais parfois, on peut lui faire ressentir le don. La Matana, c’est un cadeau. Il faut aider sans que la personne sente qu’elle est nécessiteuse, il faut lui donner comme si on donnait au fils d’un roi selon l’expression de Rabbi Chimone Bar Yokhai car quand D. aime un juif, il lui envoie un…pauvre.


10 juillet 2018