11 Novembre 2012 -Hanouka- Maamar- Ferme les yeux et parle pas fort!

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Le Maamar du Rabbi évoque une nouvelle question concernant, cette fois, le miracle de la fiole d’huile. En réalité, cette fiole a occasionné 2 miracles : d’abord, le 25, le lendemain de la guerre, le fait que les cohanim aient pu trouver une fiole d’huile pure, alors que les Grecs avaient mis toutes leurs énergies à trouver et à souiller toutes les huiles. D’autant plus qu’ils l’ont trouvée le jour même où ils sont arrivés au Temple, et où ils devaient allumer la Ménorah. Cela, en soi, est déjà un miracle.

\ »Ensuite, à partir du 26, commence le miracle de l’allumage, car cette huile n’aurait dû brûler qu’une seule journée, et a duré 8 jours.\ » Mais pourquoi fait-on, le 25, un acte qui correspond au miracle qui commença le 26, et non un acte commémorant le miracle de la trouvaille qui eut lieu ce jour-là ?

Il y eut, donc, 3 miracles différents et l’on aurait dû faire une fête commençant le 24, et durant 3 jours, avec une mitsva pour chaque miracle : le 24, pour commémorer la victoire ; puis le 25, rappelant la trouvaille de la fiole ; enfin, le 26, une fête pour le 3ème miracle, par l’allumage (et non le 25 comme nous le faisons).

On voit, une fois de plus, que l’âme de la Torah se cache derrière le corps de la Torah, et il faut aller jusqu’à l’intérieur, pour bien en comprendre le message !

En réalité, LA PAROLE de la prière représente le miracle du 24 ; LE TEMPS qu’est la date du 25, représente le miracle du 25 ; L’ACTION qu’est l’allumage, représente le miracle du 26.

Nos Maîtres disent que l’existence se décompose en 3 dimensions : l’espace-le temps-et l’homme. C’est le ASHAN (initiales de ces 3 mots, olam, shana, nefesh). On retrouve ces 3 dimensions dans le miracle de Hanouka : l’allumage fait allusion à L’ESPACE (car l’endroit où l’on dépose la hanoukia est l’une des parties essentielles de cette mitsva, au point que le Talmud dit que, si l’on allume à un endroit, puis on déplace la hanoukia pendant le temps de l’allumage, c’est comme si l’on n’avait pas fait la mitsva ; de plus, il faut allumer dehors, ou près d’une fenêtre). Quant au miracle d’avoir trouvé la fiole, il est rappelé par LE TEMPS, la date du 25. Enfin, la dimension de L’HOMME est évoquée par la parole de la prière qui commémore la victoire (puisque la parole est l’expression la plus parfaite de l’humain ; la Torah dit que \ »l’homme fut un être parlant\ », selon la traduction d’Onkelos).

\ »Je vais maintenant vous donner la clé de la compréhension que nos Maîtres ont voulu révéler. Le miracle de la victoire s’appelle, dans le langage de la Kabbala, i’houda titaah, l’unité d’en bas (entre le Créateur et Son monde). Le miracle de la trouvaille de l’huile pure s’appelle i’houda ilaah, l’unité d’en haut. Et l’on comprend donc pourquoi le miracle de la victoire eut lieu le 24, car le chiffre 24 fait toujours allusion au i’houd d’en bas, par rapport aux 24 lettres de \ »baru’h shem kevod mal’huto leolam vaed\ », et le miracle de l’huile eut lieu le 25, car le 25 fait allusion à l’unité d’en haut, par rapport aux 25 lettres de \ »shem’a Israel, Hachem Elokenou, Hachem e’had.\ »

A partir des 49ème et 50ème portes, le Rav nous explique le secret du Shém’a. Puis, il nous montre que, dans ces 2 versets, nous trouvons à la fois les notions d’unité (dans Shem’a…) et de bénédiction (dans Baru’h…). Dans un 1er temps, il y a la bénédiction, mais le but est d’arriver au niveau du i’houd. L’unité d’en bas, c’est l’acceptation que nous sommes le réceptacle, et c’est reconnaître notre Source, ce qui est déjà beaucoup. Mais le but est d’atteindre la i’houda ilaah, l’unité d’en haut, qui est le partenariat avec Hachem, et de partager avec Lui la responsabilité du bon fonctionnement de l’histoire. Ce niveau s’exprime par les 25 lettres du Shem’a où \ »e’had\ » signifie que nous sommes ensemble avec Lui. Il y a 25 lettres, une lettre de plus, pour montrer que ce niveau est supérieur. Et l’on dit ce verset à haute voix, mais en se voilant les yeux pour signifier que, pour l’instant, nous ne pouvons voir cette unité. Au contraire, le 2ème verset est dit les yeux ouverts, mais à voix basse car, dans la i’houda titaah, notre problème se situe au niveau de la bouche : nos fautes nous empêchent de reconnaître la Source et de dire merci.

Beaucoup de nos problèmes (dans le couple, la famille, etc…) viennent de ce que nous ne savons pas dire merci. Mais, dans le partenariat avec Hachem, nous nous voilons les yeux, car nous ne sommes pas encore capables de voir combien Il est impliqué, dans tout ce que nous faisons, et combien Sa présence est forte, dans nos vies !

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  • marcy

    peut-être on ferme les yeux car comme partenaire on lui fait confiance aveuglément; pour le 2eme verset dans lequel on remercie la source, on parle à voix basse par humilité aussi peut-être!

  • masson

    Peut-être qu\’avant la Délivrance, baisser d\’un ton, c\’est reconnaître que la réussite, quelle qu\’elle soit, est due à la bénédiction d\’Hachem. Donc pas de triomphalisme égotique : \ »la mettre en sourdine\ ». Garder les yeux ouverts permet de rester lucide sur les vraies causes de la victoire. A l\’inverse, quand on a le statut de partenaire d\’Hachem, il est bon de défendre le projet du Maître du monde avec confiance même s\’il n\’y a pas de lisibilité à court terme (les yeux fermés). Soutenir le projet d\’Hachem sans forcément y voir clair, c\’est dur, dur…Heureusement qu\’il y a des Maîtres comme le Rav Dynovisz pour nous éclairer le chemin. Qu\’Hachem bénisse le Rav !

  • ohayon

    quelle elevation spirituelle quels devoilements quels enseignements quelle puissance les maamarim qui nous laissent entrevoir la profondeur de la hassidout la grandeur des auteurs notre saint rabbi QUE HM nous le rende infiniment merci rav le nous faire de tels cours HM vous donne le kohar d en faire beaucoup d autres vive suite et fin du maamar hazak