25 Novembre 2012 -Maamar Hanouka- Je veux la Torah d´Israel sans le Dieu d´Israel !

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : \ »Le maamar continue et dit : nous savons qu’à l’origine, les lumières allumées à ‘Hanouka ont été instituées en souvenir des lumières du Temple qui ont duré 8 jours. Or, quand nos Maîtres instituent une nouvelle loi, c’est toujours de manière à ce que cela ressemble le plus à ce qui existe déjà dans la Torah. Malgré tout, il y a de nombreuses différences avec les lumières du Temple. Par exemple, dans le chandelier du Temple, il n’y avait que 7 branches, et le positionnement était au sud, alors que les lumières de ‘Hanouka sont au nombre de 8 et on met la ‘hanoukia au nord, c’est-à-dire à l’extrême opposé.\ »

Il y a d´autres différences, mais il ne les cite pas ici. Par exemple, la ‘hanoukia s’allume la nuit, tandis que la ménorah s´allume le jour, bien avant le coucher du soleil. Le Talmud explique que le but n’est pas d’éclairer pour voir clair. Rashi, quand il explique la création des astres, commence par toutes les raisons spirituelles, avant les raisons matérielles (éclairer la terre). Il veut nous montrer que le monde d´en bas a été créé pour refléter les notions spirituelles, dont il est seulement le miroir dans la matière. Quand on veut comprendre un phénomène matériel, il faut d´abord remonter à sa source spirituelle. Par exemple, le soleil et la lune correspondent aux sephirot de Yessod et Mal’hout : c’est parce que ces forces spirituelles existent que les luminaires ont été créés. On ne peut comprendre une réalité matérielle, si on ne connaît pas sa source du point de vue spirituel.

De même, ici, la ménorah était allumée le jour, pour nous faire comprendre que cette lumière n’a pas pour but d’éclairer, mais qu’elle correspond à autre chose. Nos Maîtres disent que la ménorah est un témoignage pour Israël que la Shkhina, la présence divine, est au milieu de lui. Dans notre monde, la lumière évoque D. La ménorah nous fait comprendre que la présence d´Hachem n´est pas toujours aussi visible, au point de nous éclairer ; même dans nos situations où nous ne la voyons pas, elle est là.

La ménorah a 7 branches, est toujours allumée le jour, à l’intérieur du temple, et au sud qui symbolise le côté droit. Au contraire, la ‘hanoukia a 8 branches, est toujours allumée la nuit, dehors, et située à gauche. Il y a donc une volonté évidente de les opposer, en tous points. Certes, il y a un point commun : l´allumage du Temple n´avait pas pour but d´éclairer, mais de montrer une présence ; de la même façon, nous n´avons pas le droit de nous servir de la lumière de la ‘hanoukia, et nous avons l´obligation d´allumer une autre lumière, dans la pièce, pour éclairer.

Le Rabbi ne rapporte ici que 2 différences fondamentales : 8 branches au lieu de 7 ; au nord au lieu du sud. \ »Il faut comprendre cette différence. Il est évident que la guerre contre les Grecs était à l´origine spirituelle.\ » Nous avons dit que toute réalité matérielle est le reflet d´une réalité spirituelle. La raison du conflit était uniquement un problème spirituel, qui s’habillait dans l’histoire sous d’autres choses.

\ »Leur vrai problème était qu’ils ont voulu nous faire oublier TA Torah, et nous éloigner des préceptes qui incarnent TA volonté.\ » Dans la prière, il n´est pas dit LA torah et LES commandements, mais TA Torah et TES commandements. Les Grecs ont compris que la Torah était une source d’inspiration, et qu’elle pouvait participer à la construction du monde, mais ils n’ont pas voulu du lashon hakodesh, et qu’il faille passer par les Maîtres d’Israël pour y accéder. C’est pourquoi ils ont exigé qu’elle soit traduite, permettant à chacun d’interpréter comme il veut, en dehors de la tradition et de toutes les clés données par les Maîtres d’Israël. Ils se sont écartés de la Torah d’Hachem, et c’est pourquoi nos Maîtres disent que ce jour fut plus obscur et néfaste que le jour de la faute du veau d’or. Ce fut une catastrophe. Cette traduction est devenue un vrai poison, judéo-chrétien, et non plus du judaïsme. Et on sait ce que c’est devenu dans l’histoire.

Ce fut le grand combat des Grecs : vouloir LA Torah, mais non TA Torah. C’est aussi l’origine de la haine du monde à notre égard. D’où le nom de la montagne où a été reçue la Torah : Sinaï, qui vient du mot haine. Nous vivons aussi cela à l’intérieur de nous-mêmes : ce fut le combat de Korah contre Moshé, des tribus face à Yossef, mais aussi de tout Israël contre les cohanim. C’est parce que nous n’avons pas encore résolu ce problème à l’intérieur, que nous le vivons à l’extérieur, car nous sommes le microcosme de ce qui se passe au niveau de l’humanité.

La guerre des Grecs contre Israël avait pour cause réelle ce problème spirituel, ce refus d’une Torah qui passe par Israël pour être connectée au Maître du monde. C’est le refus d’un ordre, d’une logique et d’un processus institué par Hachem. Et ce problème spirituel est descendu dans l’histoire sous forme de cette guerre qu’ils nous ont faite. \ »L´obscurité dans le monde s´est renforcée, dans cette génération. Et c´est pourquoi on allume la ‘hanoukia à gauche, car la gauche représente le problème des Grecs.\ » Le côté droit évoque la vérité pratique, que l’on sait appliquer ; la gauche représente la vérité théorique, avec laquelle on ne peut vivre, et qui est donc mauvaise. Nos Maîtres appellent \ »ra\ » toute vérité non achevée, qui n’est pas viable.

C’est pourquoi le 25, date de la trouvaille de la fiole, a été choisi, pour montrer la véritable cause du conflit et que, au-delà d’une victoire militaire, ce fut le miracle de la Torah d’Hachem, contre une torah qui ne l’est pas.

(1923)

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