11 Decembre 2012 – Hassidout- Hanouka- Le secret de la fiole d´huile

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Nos Maîtres disent, dans le Talmud, que \ »celui qui mange des olives oublie toute la Torah qu\’il apprend, et celui qui consomme de l\’huile d’olives se souvient de toute la Torah qu’il apprend.\ » Comment le fruit, qui nous fait oublier, peut-il être la matrice de l’huile, qui nous fait nous rappeler ?

Pour obtenir, l’huile, il faut broyer l’olive, la faire disparaître. L’huile fait allusion à l\’essence d\’une chose. C’est avec elle que l’on fait apparaître la lumière, et non avec le fruit. Cela signifie que la Torah ne se trouve que chez celui qui fait un effort. Elle est un appel à la recherche de l\’essence des choses. L’olive évoque le 1er contact, superficiel : alors, on va oublier toute la Torah que l’on apprend.

Dans la Torah, il est fait allusion à l’oubli : \ »souviens-toi de ce que t\’a fait Amalek, et tu n\’oublieras pas.\ » C’est devenu une mitsva, un commandement de notre peuple. Et, une fois par an, nous lisons la parachat za\’hor : \ »lo tishka\’h, n’oublie pas.\ »

Amalek représente l’ennemi juré d\’Israël. La klipa d’Amalek, qui est à l’intérieur de chacun de nous, correspond au doute, dont elle a la valeur numérique. C’est notre pire ennemi. On voit que, dès que le peuple a demandé : \ »est-ce que D. est parmi nous, ou non ?\ » aussitôt, Amalek est arrivé. Le doute c’est, quand je suis dans une situation difficile et je dis \ »Hachem m’a abandonné.\ » J’oublie tout ce qui a pu réussir, dans ma vie, auparavant, et je doute de ma capacité à mériter qu’Hachem S’intéresse à moi. Comme lorsque Moshé a dit \ »ils ne croiront pas en moi\ », et son bâton s’est transformé en serpent, pour montrer qu’il a fait du lashon hara sur lui-même, exactement comme le na’hash en avait fait sur Hachem. C’est la klipa d’Amalek, et il nous est dit \ »n’oublie pas\ » ! Regarde, dans ta vie, tout le chemin parcouru, et toutes les grandes choses que tu as déjà pu réaliser. L’épreuve qui survient est là pour tester ta volonté et ta détermination. Hachem a cessé de donner de l’eau au peuple, durant 3 jours, car il sait qu’Israël est sorti d’Egypte pour traverser toute l’histoire. Souvent, nous serons sans eau, et nous devrons avancer, dans un désert. Nous dirons \ »nous n’en pouvons plus\ », mais nous devrons toujours continuer. Pour nous mener très loin, Hachem nous donne sans cesse 3 jours sans eau. Et Il nous dit \ »n’oublie pas\ », Je ne t’ai pas abandonné ! La Torah nous apprend qu’après chaque sortie miraculeuse, il y a un test.

Car il faut arriver à l’essence, à l’huile, et il faut creuser très profondément parce que l’huile est cachée dans l’olive. Mais sachons que toutes nos situations sont pensées et calculées. Nous sommes là où nous devons être, mais la façon dont nous allons vivre les choses dépend de nous. Nous sommes \ »zéra Israël\ », \ »zéra Yaakov\ », la graine qui est mise dans le sol et doit pourrir pour pouvoir donner un arbre et des fruits. Il faut savoir se remettre en cause et se transformer, comme la graine.

Mais, quand on a été broyés et qu’on a l’huile, il faut encore arriver à la lumière. Pour produire la lumière, il faut : l’olive, l’huile, la mèche, le feu. 4 choses, et cela donne la 5ème, la lumière ; comme les 5 lettres du Nom divin (4 lettres, dont le youd qui a 2 parties, l’une en forme de mèche, et l’autre de flamme). L’huile est donc le modèle parfait du dévoilement du Nom divin. La mèche doit être capable d’absorber l’huile et d’être allumée. Si l’huile est ce qui est essentiel dans ma vie, il faut ensuite une mèche capable d’absorber cette huile et d’être allumée : j’ai besoin d’un projet, en commun avec Hachem, et qu’il se concrétise dans une action dans laquelle je vais concrétiser ma relation avec Lui. Je dois trouver ma mèche, la mission qui correspond à mon essence, ainsi l’huile entrera en moi et m’imbibera. Je dois chercher ce pour quoi j’ai été créé. Ensuite, j’ai besoin d’un feu, quelqu’un qui allume ma mèche. Là est la vraie humilité : je serai le meilleur dans ma mission, mais j’ai besoin d’un Maître, ou de mon mari, de ma femme, etc…, une source d’inspiration, qui va allumer mon feu. Même quand je vais briller, ce ne sera pas par moi. Lorsque je reconnais que j’ai besoin de l’autre, alors je vais commencer à briller, et j’illuminerai le monde. Je deviens, à mon tour, source d’inspiration pour les autres.

Pourquoi est-ce le symbole de Hanouka ? Les Grecs ont souillé les huiles avec un reptile mort. L’impureté est toujours liée à la mort, qui est le sentiment de l’échec et que tout est fini ; l’impossibilité d’aller plus loin. Les Grecs voulaient que l’on ressente que tout est éphémère, dans ce monde, et que l’on ne peut atteindre l’éternité.

La Torah nous enseigne que nous faisons partie d’un Projet divin éternel ; tout a une répercussion éternelle. Nous devons prendre notre vie au sérieux, au point de dire que nous sommes connectés à Hachem et à l’éternité. Notre vie n’est pas seulement une lumière qui commence et s’arrête avec nous, mais elle est une lumière d’Hachem, connectée au Maître du monde, et éternelle. Chaque pensée, parole et acte, tel qu’il nous a été prescrit de l’accomplir, s’inscrit dans l’éternité. Et c’était le combat d’Israël contre les Grecs.

(1709)

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