15 Mai 2012 Shmouel -Le Roi David- Comment gagner la confiance de ses ennemis

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Pour échapper à Shaül, David se réfugie… chez les Philistins, dont il est le pire ennemi ! Et, même, chez Ak’hish, roi de Gath, dans la ville de la famille de Goliath !

Comment David a-t-il su gagner la confiance d’ Ak’hish, qui en fit même son garde du corps et lui donna la ville de Ziklag, pour ses 600 hommes et leurs familles ?

Le Baal HaTourim fait remarquer que « Ak’hrish a une confiance totale en David ». Le mot utilisé, « vayeamen », qui désigne la confiance en Hachem, est employé par la Torah, pour les relations entre personnes, seulement 2 fois : pour la confiance du peuple en Moshé, et la confiance d’Ak’hrish en David.

Ce cours nous montre ce qu’est un vrai dirigeant, et les qualités fondamentales communes à Moshé et David, au point qu’on leur faisait confiance comme à Dieu.

Quand Hachem dit à Moshé qu’Il ne pardonnerait pas à son peuple, Moshé répondit « efface mon nom de Ton livre ». David, lui aussi, était prêt à donner sa vie pour Israël : « que t’a fait ce troupeau ? Prends-moi et laisse-les. »

Lorsque le peuple faute, le vrai dirigeant sait reconnaître sa responsabilité. Car le niveau spirituel et moral du peuple vient du niveau des dirigeants, qui ne peuvent jamais accuser le peuple ! Ils doivent toujours se dire : le peuple a dévié car je n’ai pas rempli mon rôle à la perfection. D’une façon plus générale, on ne peut faire confiance à un homme que s’il cherche la responsabilité de toute situation seulement en lui-même.

Nous continuons à voir ici la grandeur et la force exceptionnelles de David : se trouvant au milieu de ses ennemis qui voulaient le tuer, il sut montrer une telle loyauté qu’Ak’hrish dira : « je sais que je peux te faire confiance. Je n’ai rien trouvé que je puisse te reprocher… »

La Torah affirme qu’il n’y a pas de mal dans lequel ne se dissimule une étincelle de bien. L’exemple d’Ak’hish est peut-être la préfiguration qu’un jour viendra où une étincelle pourra être récupérée, même chez nos pires ennemis, qui bafouent toujours les traités qu’ils concluent avec nous.

Mais on peut se demander comment Ak’hish, l’éternel ennemi, a-t-il pu voir en David la loyauté et l’honnêteté, alors que Shaül (que David a épargné plusieurs fois, et qui l’appelait « mon fils ») n’a pas su le faire ?

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